The Michael Jackson Community
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Thread: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

   
   
  1. #1
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    Default MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    As Dr. Shafer's Q&A with MJJC is answering questions about Michael's death , our wonderful members once again volunteered to translate it to other languages so that the other fans that are not fluent in English can also read and benefit from it.

    Currently we have

    Ben - doing French translations.
    cristimjj - doing Italian translations.
    Milka - doing German translations
    GiselaMJJ - doing Spanish translations.
    Wenghua -doing Russian translations.

    -------------------------------------------------------------------------

    Note to volunteer translators:

    If you plan to translate Dr. Shafer MJJC Q&A please Post 3-4 messages on this thread as place holders for your translations such as "french translation part 1", "french translation part 2","french translation part 3" and a fourth one just in case.

    I will be tweeting about your translations as you post them.

    Once again thank you for volunteering and doing this for international fans.
    Twitter : Ivy_4MJ
    Email: ivy@mjjcommunity.com

  2. The Following 2 Users Say Thank You to ivy For This Useful Post:


  3. #2

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Traduction française 1ère partie

    Questions - Réponses du docteur Steven Shafer

    Note : contrairement à ce qui se fait habituellement, le docteur Shafer a répondu à l'intégralité des questions envoyées, à savoir 86. Rien que ça.


    Questions sur Michael

    MJJC : Ecoutiez-vous des chansons de Michael, et si oui, quelle est votre favorite?

    SS : J'ai grandi en écoutant la musique de MJ, comme tout le monde. Thriller est le seul album que je connais bien, et Beat it, est ma chanson préférée de l'album. J'aime la musique et le message qui y est associé.


    MJJC : Quelle était votre opinion de MJ avant le procès?

    SS : Je connaissais très peu de choses sur sa vie personnelle, en dehors des titres racoleurs. J'ai intentionnellement évité de lire quoi que ce soit avant le procès, pour que mon témoignage reste neutre. J'ai lu beaucoup depuis.


    MJJC : Votre opinion d'MJ a-t-elle changée pendant et après le procès, de manière positive ou négative? Quelle est votre avis actuel sur lui?

    SS : Durant le procès, je le voyais comme un patient, comme beaucoup d'autres dont je me suis occupé. Je n'avais aucune image mentale de MJ en tant qu'icône ou artiste célèbre. C'était un patient qui était décédé alors qu'il recevait des soins médicaux. Il était important de rester concentré sur son statut de patient.

    Cela étant dit, j'étais conscient que ses rapports avec CM étaient tragiquement un effet secondaire de sa fortune. J'ai passé 20 ans à la faculté de Stanford, et plus récemment à l'université de Columbia. Les patients riches choisissent souvent des centres médicaux renommés. La plupart sont des gens très bien. Cependant, j'en rencontre parfois qui pensent que leur fortune leur donne le droit de me dire comment mettre en place un anesthésie. C'est à cela qu'ils sont habitués : donner des ordres et qu'on leur dise oui. Je pense que Michael Jackson était tombé dans ce piège : penser qu'il pouvait dire aux médecins quoi faire et s'attendre à ce qu'ils acquiescent. Cela n'excuse nullement le fiat que les médecins aient accepté. Mais la richesse et la célébrité peuvent être une malédiction.
    Mon avis est que MJ était un musicien immensément talentueux, et un individu plein d'une compassion sincère. Mais il a été propulsé dans une célébrité (méritée) très jeune et a passé sa vie entière sous l'oeil du public. Cela ne me semble pas être une situation enviable. Il n'a jamais eu une vie normale.

    MJJC : Pendant le procès, la défense et de nombreux médias ont traité MJ de "drogué". En vous basant sur vos connaissances et vos recherches sur ce cas, diriez-vous que c'est la réalité?

    SS : L'"addiction" est un terme de profane, pas de médecin. Le terme médical correct est la dépendance aux substances. On peut y trouver une définition dans Wikipédia.
    Je pense qu'MJ avait une dépendance aux sédatifs au moment de sa mort car il en recevait en intraveineuse toute les nuits. Cette sorte d'exposition régulière est presque certaine d'entraîner une dépendance.


    MJJC : Pouvez-vous donner un opinion sur l'état des poumons de Michael? (bronchiolite, inflammation chronique, pneumonie chronique) Certains médecins de la télévision (Dr Drew) ont prétendu qu'il pourrait être dû à une utilisation prolongée du Propofol. Mais on sait que MJ a eu une pleurésie en 77, et aurait dit avoir "une ampoule sur le poumon" ces dernières années. Cet état pourrait-il être causé par le Propofol ou par le Lupus?

    SS : Le Propofol est généralement employé en perfusion dans les unités de soins intensifs. Je ne connais pas d'effet direct du Propofol sur les poumons. Mais comme la trachée de Michael n'était pas protégée lorsqu'il en recevait, il a pu avoir inhalé régulièrement des petites quantités de salive ou avoir régurgité le contenu de son estomac pendant l'anesthésie. Cela peut endommager les poumons et causer une inflammation chronique.



    Questions sur le docteur Shafer

    MJJC : Le fait que votre père soit décédé au cours du procès a-t-il rendu plus difficile le fait de venir témoigner?

    SS : J'ai parlé du décès de mon père avec quelques membres de MJJCommunity. Je ne vais pas rentrer dans les détails, si ce n'est que ce procès a été une chance inattendue : sans lui, j'aurais été dans le New Jersey. Mais j'ai pu être près de lui, et lui donner de l'amour, et de la morphine (j'espère simplement qu'un de mes enfants choisira une carrière dans l'anesthésie).

    Pendant mon témoignage, j'ai senti la présence de mon père près de moi. Cela m'a donné de l'assurance, surtout pendant le contre-interrogatoire. Je sdavais que si mon père était avec moi, tout irait bien.



    MJJC : Pendant votre témoignage, nous avons appris que vous avez bu du Propofol. L'avez-vous bu avant de faire l'étude scientifique? Qu'est-ce qui vous a poussé à le faire vous même?

    SS : Je savais que la défense rejetterait les études sur les animaux car ne s'appliquant pas aux humains, comme Paul White l'a fait lorsqu'on lui a posé la question sur le propofol dans les urines. Il était impossible pour moi de conduire une étude sur les êtres humains en 3 mois aux EU, alors j'ai pensé que la meilleure preuve que je pouvais obtenir était de le boire moi-même et d'en noter les effets éventuels. Je connaissais suffisamment la pharmacologie pour être absolument certain qu'il n'y en aurait aucun.
    Environ une semaine plus tard, mon collègue Pablo Sepulveda au Chili m'a annoncé qu'il serait en mesure de mettre en place un étude clinique sur des sujets humains. Cela a rendu le fait que je boive le propofol complètement inutile.
    Cependant, rappelez vous que le propofol est unique. Ce n'est pas un e expérience à tenter avec d'autres produits. En fait, beaucoup d'anesthésiques seraient fatals s'ils étaient utilisés de cette manière. A ne pas essayer chez vous!



    MJJC : Un commentaire sur le fait que M. Chernoff vous ait appelé "flic"?
    SS : non, c'est son travail. Cela ne me dérange pas.


    MJJC : Durant votre contre-interrogatoire, la défense a demandé : "êtes-vous conscient que tout ce que vous avez affirmé est simplement votre propre opinion"? Dans votre réponse, vous avez conclut que c'était une question intéressante - où votre "opinion personnelle" s'arrête-t-elle et où commence celle du "docteur Schafer"? Avez-vous trouvé une réponse à cette question? Est-il raisonnable ou même une bonne chose de diviser votre esprit entre le docteur et Steven Schafer? Est-ce même possible? Une opinion personnelle honnête pourrait-elle avoir la moindre "force"?

    SS : J'ai beaucoup pensé à cette question par la suite. Je ne m'y attendais pas, probablement parce que j'ai peu d'expérience en tant que témoin. Ce n'était que ma deuxième fois.

    M. Chernoff jouait sur mon esprit scientifique. Les scientifique répugnent à affirmer que quelque chose est un fait certain.Il y a des preuves, des conclusions, mais la science garde toujours un esprit ouvert. Il m'a demandé "votre témoignage n'était-il pas simplement votre opinion" pour que je lui réponde "oui", en me basant sur mon interprétation de "votre opinion" par référence à mon opinion scientifique. Cela aurait été contraire à l'utilisation du mot "opinion" comme simple spéculation non appuyée sur des données.

    Il y avait deux aspects à mon témoignage : les standards de soin, et la pharmacologie du propofol.Il me faut discuter les faits contre mon opinion séparément pour les deux.

    De nombreux aspects des "standards de soin" ont été codifiés par des institutions. Par exemple, la société américaine d'anesthésiologie a établi des lignes de conduite qui dicte de manière claire les standards de soin pendant une anesthésie. Mon témoignage était largement basé sur ces lignes de conduite. On pourrait dire que c'était juste mon "opinion" de présenter ces lignes de conduite comme un fait. Cependant, c'est une fait qu'ils ont publié ces lignes de conduite, que qu'elles étaient la base de mon "opinion".
    Certains aspects des standards de soin ne sont pas couverts par ces lignes de conduite parce qu'elles sont évidentes. Je pense qu'un médecin ne devrait pas mentir. Je pense que la représentation erronée de CM des drogues qu'il donnait à MJ est une violation impensable des standards de soin. Est-ce mon opinion? Oui. Mais je pense que chaque personne dans le monde partage l'avis qu'un médecin ne devrait pas mentir. De même, c'est mon avis que les médecins doivent faire passer l'intérêt de leur patient avant le leur. C'est mon "opinion". Mais, une fois de plus, je pense que c'est un avis universellement partagé. Peut-il pour autant être rejeté comme "simple opinion"?

    En ce qui concerne le côté scientifique de mon témoignage, mon "opinion" est celle d'un expert dans ce domaine. Les simulations que j'ai présenté étaient des représentations mathématiquement justes de la pharmacokynésie. Si on exclut une erreur mathématique de ma part, les simulations montrent exactement les concentrations sanguines et l'effet du propofol prédit par des modèles pharmacokynésiques pour des doses précises. Le travail de l'"expert" est de décider quelles doese doivent être étudiées, et si ce sont des scénarii plausibles. J'ai fait beaucoup de simulations, et j'ai partagé mes feuilles de calcul avec la défense pour qu'ils puissent faire leurs propres simulations. J'en ai choisi certaines par rapport à d'autres en me basant sur les données. C'est une "opinion d'expert". Mais, il est plus scientifiquement précis de dire "conclusion, basée sur des données" qu'"opinion", car cette dernière sous-entend une spéculation profane.



    MJJC : Cela vous a-t-il amusé comme beaucoup quand le dcoteur White a été appelé docteur Shafer plusieurs fois, par l'accusation, la défense et même par le juge?
    SS : Oui. Je pense que tout le monde a été amusé.


    MJJC : Avez-vous rencontré des membres de la famille Jackson avant, pendant, ou après le procès? Vous ont-ils posé des questions médicales?

    SS : Je leur ai parlé brièvement plusieurs fois à l'entrée ou la sorite de la salle de d'audience. Ils ont été très gentils, et m'ont présenté leurs condoléances à la mort de mon père. Nous avons tous perdu quelqu'un, alors je leur ai aussi présenté les miennes. J'ai apprécié leur gentillesse.



    MJJC :
    Votre vie a-t-elle changée après le procès? Si oui, est-ce de manière positive ou négative?

    SS : J'ai beaucoup appris pendant ce procès :
    - sur la pharmacologie du Lorazépam et du propofol (j'ai lu énormément pour m'informer et pour faire face aux affirmations de la défense)
    - sur le fonctionnement du système judiciaire criminel. J'ai été très impressionné par ce que j'ai vu. En particulier, le bureau du procureur, très honnête et transparent. Ce n'était pas un "jeu". C'était une tentative pour déterminer la vérité.
    - Les différentes approches pour discerner la vérité. En science, la "vérité" est déterminée par l'expérimentation, l'observation, l'opinion des collègues, et la nature même de la science qui questionne sans fin. En science, c'est celui qui fait l'affirmation qui doit la prouver. Dans la loi criminelle, la "vérité" est déterminée par un jury qui arrive en ne sachant quasiment rien, tout le contraire des collègues qui lisent vos articles. Dans le système criminel, c'est l'accusation qui doit tout prouver. La défense peut soutenir n'importe quoi sans preuve. J'ai appris que les deux systèmes fonctionnent.
    J'ai eu des retours très positifs de mes collègues. Cela ne m'a pas changé, mais c'est agréable.
    J'ai reçu des lettres très gentilles de la communauté des fans de MJ. Je ne m'y attendais pas, mais je les ai appréciées.



    MJJC : Que pensez-vous de l'amour et la gratitude des fans à votre égard? Savez-vous que certains les ont publiquement exprimées, ont utilisé vos photos et citations pour s'exprimer? Qu'en pensez-vous?

    SS : Je ne m'y attendais pas! Mais je comprends très bien que ne pas savoir ce qui est arrivé à Michael Jackson est la source d'une douleur considérable pour des mlillions de fans. Si mon témoignage a pu aider, peut être à faire le deuil de sa mort pour qu'ils puissent à nouveau se concentrer sur sa musique et son message, alors je suis honoré d'en avoir eu l'opportunité.
    J'ai essayé de répondre à beaucoup d'emails que j'ai reçu. J'ai apprécié les gentils commentaires que m'ont envoyé ses fans à travers le monde.


    MJJC : Maintenant que le procès est terminé, que va faire le docteur Shafer? Pratique de la médecine? Enseignement? Information et soutien aux patients?

    SS : Tout ça.
    Je n'ai pas regardé les 2 premiers jours du témoignage de Paul White parce que j'étais de retour dans les salles d'opération de Columbia. J'aime l'anesthésie clinique. J'adore prendre soin des patients. Nouw avons tous besoin de définir qui nous sommes. Dans mon cas, c'est simple : je suis un médecin, je prends soin des patients. Si j'arrêtais de prendre soin de patients, je ne saurais plus qui je suis. C'est ce que je fais.

    Ceci dit, mon travail en tant qu'éditeur en chef d'Anesthésie et Analgésie me prend environ 60 heures par semaine. Je l'utilise comme plate-forme pour. défendre l'information aux patients, les soins, et la sécurité. J'y écris peu moi-même. Le journal met en avant les soins au patient à travers des politiques éditoriales ancrées dans le principe de faire ce qui est le mieux pour les patients.

    Je continue mes recherches, essentiellement établir des modèles sur la réaction des produits utilisés en anesthésie. Une bonne partie du travail se fait en collaboration avec ma femme, Pamela Flood, qui est chef du département d'anesthésie obstétrique de UCSF.

    Je participe activement à l'élaboration de nouveaux produits pour améliorer des anesthésie sûres et le traitement de la douleur. En 2003 j'ai co-fondé une companie de biotechnologie pour développer ces produits. Notre travail avance bien et cela demande aussi beaucoup de mon temps.



    MJJC : Quelle a été la réaction de la communauté médicale après votre témoignage?

    SS : Elle a été unanimement positive. Le fait que je représente les valeurs chères aux praticiens a été très apprécié, de même que les explications médicales et scientifiques impliquées. Mon témoignage n'a pas été motivé par une recherche de reconnaissance ou d'attention, et cela m'a mis un peu mal à l'aise. Mais l'approbation de mon témoignage par mes collègues m'a confirmé que j'avais fait ce qu'il fallait.



    MJJC : Les medias vous ont-ils demandé des interviews? Si oui, pourquoi ne vous a-t-on pas vu à la télévision?

    SS : On m'en a demandé, mais je ne crois pas qu'elles ont été diffusées. Je crois qu'ils n'ont pas aimé mes réponses. On m'a demandé qu'elle sentence devait recevoir CM. J'ai répondu que je n'avais pas les compétences pour répondre à ça. J'ai dit que ce sont les légistes qui doivent décider des condamnations appropriées pour des comportements criminels, et les juges décident ensuite des sentences en se basant sur ce que dicte la loi. J'ai dit que c'était une question pour le juge Pastor, qui lui EST un expert. Je ne crois pas qu'ils ont aimé cette réponse. Je pense qu'ils espéraient surement quelque chose de plus vengeur de ma part.

    On m'a demandé ce que je pensais de mon rôle dans la condamnation de CM. J'ai répondu que je ne pensais pas avoir un très grand rôle. CM a donné du propofol à MJ dans une chambre, sans formation, sans monitoring, sans aide, sans rendre de compte, l'a abandonné pour aller téléphoner, et a ensuite menti sur ses faits et gestes. Sa culpabilité était évidente quand les faits ont été connus en 09, et elle était tout aussi évidente après mon témoignage.


    MJJC :
    Une des parties les plus choquantes du témoignage du dr White a été quand il a avoué ne pas avoir lu entièrement la documentation scientifique sur le propofol. Il a également avoué qu'il n'avait pas lu complètement les articles utilisés pour établir les simulations à la base de son témloignage. En tant que scientifique, je trouve que c'est un comportement extrêmement irresponsable. Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez préparé votre témoignage?

    SS : J'ai passé des dizaines, voire des centaines d'heures de préparation. J'ai lu plus d'une centaine d'articles. J'ai analysé les données de manières différentes, et ai communiqué mes feuilles de calcul à la défense. J'ai fait le plus gros du travail, ce qui est ce qu'on attend d'un expert. Mais ce n'st pas spécifique à ce cas - c'est comme cela que je fonctionne dans tout ce que je fais.



    MJJC : Le juge Pastor a mis en évidence l'enregistrement d'MJ qu'a fait CM, comme la pièce à conviction qui l'a le plus marqué pendant le procès. Y a-t-il une chose qui vous ait marquée dans tout ce que vous avez vu?

    SS : Oui, la constance du comportement de CM. Lors de l'audience du verdict, le juge Pastor a souligné en détail son mode de comportement : mensonges à répétition, actions égocentriques, et une négligence dangereuse pour le bien être du patient. C'est aussi ce que j'ai constaté.



    MJJC : Coment avez-vous choisi votre carrière? Par quoi avez-vous commencé?

    SS : Beaucoup de praticiens choisissent leur profession très tôt. Dès l'âge de 9 je savais que je voulais être médecin. on inspiration a été mon pédiatre. Il avait l'air de tout savoir, et j'étais impressionné par l'étendue de son savoir. En plus, tous les ans, il passait plusieurs mois sur le "Bateau de l'Espoir", à soigner des gens dans les pays du Tiers Monde. J'admirais profondément son sens du dévouement aux autres. Il a été mon modèle.



    MJJC :
    Vos parents sont-ils dans le monde de la médecine?

    SS : Je suis le premier médecin de ma famille. Mon père était conseiller en gestion et ma mère femme au foyer. Ils étaient fiers d'avoir un fils qui avait fait médecine. Je suis devenu celui vers qui on se tournait pour toutes les questions médicales.



    MJJC : Votre père savait-il que vous alliez témoigner dans le procès de CM? Qu'en pensait-il?

    SS : Oui. Il aimait beaucoup ça. Il m'a dit que cela le rendait fier. Il savait aussi que je venait le voir tous les jouirs parce que j'étais à L.A pour le procès.
    Il a regardé mon témoignage le jeudi matin, et il s'est éteint le jeudi soir.



    Questions sur le procès en général


    MJJC : Que pensez-vous du procureur Walgren?

    SS : Il est brilliant, sérieux dans son travail, et absolument honnête. Il travaille incroyablement dur. Je crois qu'il a dormi 4 heures par nuit pendant le procès.

    Une partie de mon travail consitait à lui transmettre les informations scientifiques. Au moment où le procès à commencé, il corrigeait certaines de mes erreurs de calculs! Il a été tellement efficace face aux opinions des experts en partie parce qu'il comprenait réellement les principes scientifiques.


    En tant que contribuable, je trouve incroyable que des avocats comme M. Walgren travaille pour l'état de Californie pour un salaire de fonctionnaire. Nous en avons vraiment pour notre argent!



    MJJC : Avez-vous vu l'audience de la sentence? Un commentaire?

    SS : Oui, je l'ai regardée en direct. J'ai sourit quand le juge Pastor a utilisé des mots et des idées de mon témoignage. De plus, ayant lu tous les documents plusieurs fois, il était évident pour moi que CM avait menti de manière répétée. Mais cela n'avait rien à faire dans mon témoignage, alors je ne l'ai pas mentionné. J'ai apprécié le fait que le juge, qui est plus apte que moi à juger de la véracité de ses propos, présenter la série des mensonges égoïstes de CM.



    MJJC : Pensez-vous que CM ait fait une erreur fatale, ou est-ce plus que ça?

    SS : L'erreur fatale était de dire oui à la demande d'MJ pour qu'on lui administre du propofol. Cela a été suivi d'innombrable erreurs, mais tout a commencé par la mauvaise décision initiale.



    MJJC : Pensez-vous que l'accusation d'homicide était appropriée ou qu'il aurait du être accusé de meurtre au second degré?

    SS : Je ne suis pas qualifié pour émettre un jugement là-dessus, et je suis content qu'on ne m'ait pas posé la question pendant mon témoignage. Je suis content que CM ait été reconnu coupable. C'était important : les médecins doivent répondre de leurs actions. Nous ne sommes pas au-dessus des lois.

    Je n'ai donné qu'une interview après le procès, parce que je devais donner un cours juste après. On m'a demandé ce que je pensais du fait que la peine la plus lourde serait 4 ans de prison. J'ai répondu que je n'étais pas qualifié pour donner une opinion. Je pense qu'ils voualient une réponse plus assoiffée de sang, car ils n'ont jamais publiée l'entretien.


    MJJC :
    A votre avis, quelle sorte de punition serait appropriée?

    SS : En mettant l'accent sur le fait que ce n'est que mon avis personnel de profane, je pense qu'il devrait perdre son autorisation de pratiquer la médecine, ne jamais pouvoir la récupérer, et devoir rendre des comptes à la famille Jackson. Mais souvenez vous que le droit criminel ne fait pas partie des choses que je connais.



    MJJC : Dans son discours final, Chernoff, a déclaré une fois de plus que "ce n'est pas le manque de dossier médical qui a tué MJ". Pensez-vous qu'il s'agisse d'une déclaration particulièrement irresponsable - surtout au regard de vos explications détaillées concerant la pharmacokynésie et la pharmacodynamique?


    SS : L'affirmation de M. Chernoff est fausse. Le manque de dossier médical a contribué à la mort de MJ. Sans ce dossier, CM ne pouvait pas remarquer de tendance, comme voir si des doses plus importantes étaient nécessaires chaque jour. Sans dossier, CM ne pouvait pas revoir les doses précédentes, et déterminer ce qui était sans danger ou non.

    Le fait d'établir un dossier oblige à la vigilance. Si vous notez les signes vitaux toutes les 5 mn, cela vous oblige à garder un oeil sur le patient. Cela aurait forcé CM à rester près d'MJ et à noter continuellement les signes vitaux (au moins il avait l'oxymètre et pouvait voir le rythme cardiaque et la respiration). Cela aurait obligé CM à monitorer la vitesse de l'intraveineuse. Le fait d'avoir un dossier aurait pu garder MJ vivant. Donc, la déclaration de M. Chernoff est fausse.



    MJJC :
    Beaucoup d'hyperbole ont été faites sur les tubes de l'intraveineuse, correspondant ou non. Pourriez-vous expliquer une fois de plus en détail (sans interruption de la défense) pourquoi cela n'a pas pesé sur vos déclarations?

    SS : Au départ je pensais que les tubes achetés par CM en grande quantité auprès de Sea Coast Medical était non ventilés, parce que je ne voyais pas l'ouverture sur la photo du légiste, et aucune ouverture n'est mentionnée dans la description de Sea Coastal, et je n'a pas pu leur en acheter moi même. En fait, il s'agissait d'un tube ventilé, ce que je n'ai réalisé que lorsque j'ai pu l'examiner directement pendant le procès.
    Mais le fait qu'il y ait eu une ventilation sur le petit ensemble de perfusion montre juste qu'il était encore plus facile à CM de la mettre en place, et de dissimuler les tubes le jour de la mort de Michael.

    Mais cela ramène encore à l'ensemble de la situation : CM donnait à MJ un anesthésique dans sa chambre, sans la formation basique, sans le monitoring nécessaire de base, et sans aucune aide. C'est pour cela que MJ est mort. Aucun de ces détails ne change le fond du problème.



    Deuxième partie : 21/12




    Last edited by Ben; 20-12-2011 at 04:56 PM.
    Grief is love's unwillingness to let go




    Tanomë nauvan illumë, Mike. Whatever happens...











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  5. #3

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Questions sur le Dr White


    MJJC : Pendant le procès, nous avons senti une animosité entre vous et le dr White. Est-ce à cause du procès?
    SS : PW est un ami depuis près de 30 ans. Celui que vous avez vu à la télé n'est pas le PW que je connais depuis l'école de médecine. Il a beaucoup contribué à notre branche. J'espère que ce sont ces contributions dont on se souviendra et pas de son témoignage au procès de CM.

    Paul a été un mentor apprécié depuis que j'ai commencé mes études de médecine. Je n'ai jamais été son "étudiant" comme l'a dit Chernoff, , et je n'ai pas apprécié ses insinuations selon lesquelles il m'aurait appris tout ce que je sais sur le propofol. Mais Paul m'a donné des conseils sur tout, de l'école de médecine au problèmes de coeur. Je m'attendais à ce que Chernoff me demande "PW n'a-t-il pas été un mentor pour vous"? J'aurais répondu oui.

    MJJC : Que pensez-vous du témoignage de PW? Votre opinion a-t-elle changée? Avez vous été surpris de ce qu'il a dit ou fait, ou pas fait?
    SS : Il y avait des erreurs de fait dans e témoignage de P. Il peut montrer un savoir considérable. Je ne sais pas quelles relations il pouvait avoir avec la défense pour ne pas faire le travail de fond auquel il est habitué en relation avec la documentation. J'aurais voulu qu'il me contacte avant. J'aurais été content de l'aider à lire les articles et à expliquer la science.
    La science et la loi approchent la vérité de manière différentes et P ne l'a pas pris en compte. Si cela avait été au sujet d'un article scientifique, nous en aurions parlé directement, sans avocats qui nous discréditent. Nous aurions étalé les papiers et les arguments et nous nous y serions plongés par mail, ou au cours d'un long repas dans notre restaurant mexicain préféré. Cela aurait marché et la science aurait eu raison (autant que possible). Il n'y aurait eu aucune conséquence pour aucun d'entre nous. En tant que scientifiques collaborant pour "bien comprendre", nous aurions bien travaillé. Le système judiciaire n'est pas prévu pour permettre aux scientifiques représentant des côtés opposés de collaborer pour trouver la vérité.


    MJJC : Etes vous encore amis?
    SS: Il y a encore quelques vexations, mais cela va passer. Nous nous connaissons depuis très longtemps.


    MJJC : Comment est-il possible pour 2 personnes si proches d'avoir des avis si differents sur ce qui s'est passé cette nuit là?
    SS : PW a admit qu'il n'avait pris en considération que les scénarii d'auto injection. Cela en limitait beaucoup le nombre.


    MJJC : Comprenez vous comment PW a pu mettre autant d'efforts à justifier les actions de CM?
    SS : Je ne le comprends pas du tout.




    Questions sur Murray


    MJJC : AVez-vous délibérément évité d'utiliser le terme de docteur quand vous parliez de CM? Avez-vous vu les commentaires des media sur la colère que cela a provoqué chez lui?
    SS : Je n'étais pas au courant. Cela ne me ressemble pas de parler de lui en employant "M. Murray", parce que je suis habituellement très respectueux. J'ai peut-être dit "CM". Mais si je n'ai jamais dit "Dr CM", alors ce doit être un lapsus freudien. Je ne le considère pas comme un médecin.


    MJJC : Les téléspectateurs ont pu voir CM perdre son sang froid quand vous avez fait la démonstration de la perfusion. Vous en êtes-vous rendu compte?
    SS : Je l'ai lu, mais je n'ai personnellement rien vu. J'étais concentré sur le jury.


    MJJC : Etiez-vous inquiet d'une possible réaction de CM (comme une agression physique à votre égard)?
    SS : Pas du tout.


    MJJC : Que pensez-vous de CM en tant que médecin?
    SS : Je pense qu'il a violé la confiance fondamentale entre un médecin et son patient, et qu'il ne l'a pas fait une fois sous la contrainte, mais de manière intentionnelle et répétée. Ce n'est pas quelque chose que ferait un médecin.


    MJJC :
    Avez-vous vu/entendu parler du documentaire de CM?
    SS : Non, j'en ai juste entendu parler.


    MJJC : Que pensez-vous de ce documentaire? Pensez-vous que ce n'est qu'une preuve de plus de son manque d'éthique professionnelle et de son manque de qualification pour la profession médicale?
    SS : Je ne comprends pas pourquoi il a voulu apparaître dans un documentaire avant la sentence. Apparemment ils ont filmé les avocats s'insultant , avec Paul White et CM sur le canapé chez Flanagan. C'est très imprudent pour tous ceux qui étaient impliqués.


    Questions sur le rôle du propofol dans la mort de Michael.



    MJJC : En vous basant sur tout ce que vous savez, que pensez-vous qu'il s'est passé le 25 juin 09?
    SS : MJ est mort d'un arrêt respiratoire (sa respiration s'est arrêtée) alors qu'il recevait du propofol, exactement comme l'a dit le légiste. Le lorazepam y a contribué, comme l'a également dit le légiste. Il avait raison depuis le départ.


    MJJC : Quelle est votre degré de conviction que MJ était sous perfusion ce soir-là?
    SS : J'en suis absolument convaincu. CM a admis avoir utilisé une perfusion tous les soirs. Il dit qu'il essayait de sevrer MJ. Je ne le crois pas. Les niveaux de propofol dans les urines suggèrent des doses massives, plus de 2 000 mg, comme je l'ai dit pendant mon témoignage de réfutation. Les niveaux sanguins montre des concentrations anesthésiques de propofol. Cela correspond à une perfusion.


    MJJC : Depuis combien de temps MJ était-il mort quand CM l'a finally vu? Certains pensent que le délai de l'appel au 911 ne s'explique que parce que CM savait que MJ était déjà mort.
    SS : Je pense qu'il était déjà mort, mais c'est une spéculation. Je ne crois aucun mot de CM et il n'y a pas de dossier. Je pense qu'il était mort en me basant sur le laps de temps entre l'arrêt respiratoire et la mort (10-20mn). CM aurait du le voir pendant ce laps de temps pour avoir une chance de le réanimer.


    MJJC : Il existe des rumeurs qui disent que MJ avait mangé ce soir là. Pensez-vous qu'il jeûnait pendant le temps nécessaire? Ou était-ce une autre violation des standards de soins?
    SS : Je n'ai pas d'information qui dise que MJ jeûnait. Cela n'est mentionné nulle part. Je pense qu'il a mangé, parce qu'il devait être affamé après une répétition énergique.


    MJJC : Que pensez-vous du 19/06 (frissons, perte d'orientation décrits dans le mail de KO) et du 21/06 (chaud et froid décrit par Lee)?
    SS : Difficile de savoir. La défense a proposé la théorie du manque de Démérol, et c'est possible. Cela peut être aussi le manque de lorazepam. On n'a jamais décrit le manque de propofol, parce que personne d'autre que MJ n'en a reçu toutes les nuits pour de l'insomnie. Mais, en théorie du moins, c'est une possibilité.

    Cependant, cela pourrait être aussi une maladie banale : une grippe intestinale, ou un mauvais rhume. Il n'y a aucun moyen de savoir.


    MJJC : Avez-vous un avis sur la grande forme de MJ les 23 et 24 juin?
    SS : Je ne sais pas. Après le procès, j'ai regardé TII. Il y avait une excitation évidente comme les répétitions approchaient de la fin, et que la tournée allait commencer. Cela pourrait être simplement de l'excitation et de l'exubérance dans l'attente de la tournée.


    MJJC : Etes-vous surpris que MJ ne soit pas mort plus tôt après avoir découvert que CM lui donnait du propofol depuis 2 mois?
    SS : Oui. Je crois que c'est très surprenant. On ne sait pas s'il ont est passé près d'un accident avant, car il n'y a pas de dossier.


    MJJC :
    L'enregistrement de mai 09 a beaucoup attiré l'attention. CM a dit que MJ était sous propofol à ce moment. Qu'en pensez-vous?
    SS : Les sédatifs peuvent gêner l'élocution.Cela aurait pu être causé par du midazolam, du lorazepam, du propofol.


    MJJC : Si les secours avaient réussi à le réanimer, MJ aurait-il pu être en bonne santé, et avoir une vie normale après une si long arrêt respiratoire?
    SS : Absolument, s'ils étaient arrivés à temps.


    MJJC : Dans le cas d'une overdose de propofol, est-ce que la personne souffre?
    SS : C'est une question facile : il n'y a pas de souffrance avec une overdose de propofol. La personne s'endort rapidement et confortablement. Le cerveau décline et ne reprend jamais conscience.


    MJJC : Si MJ était venu vous voir et vous avait demandé du propofol pour dormir, qu'auriez-vous répondu? Que lui auriez-vous suggéré?
    SS : Bonne question à poser! Je l'aurait envoyé voir un spécialiste su sommeil. Il avait un sérieux problème de sommeil qui menaçait sa tournée, sa capacité à faire ses représentations, à créer de la musique, et potentiellement sa vie. Il avait besoin de l'aide urgente de quelqu'un qui savait ce qu'il faisait.



    MJJC :
    Quels sont les effets de l'utilisation à long terme du propofol? Y a-t-il eu des études à ce sujet ou MJ était-il une expérience?
    SS : C'était une expérience. Je ne pense pas qu'il y ait aucun autre patient qui ait reçu cela dans le monde. Il peut y avoir des effets à long terme -c'est une question sans réponse sans étude clinique. Je ne sais pas quels effets attendre, mais une accoutumance et une dépendance se développeraient certainenement.


    MJJC : Qu'en est-il des effets à long terme après une utilisation de propofol sur des mois voire des années? Pourrait-il y avoir des effets sur les organes ou sur la santé?
    SS : On n'en sait rien. Les études n'ont pas été faites.


    MJJC : Quelles est votre opinion sur ce que CM prescrivait à MJ (à partir de 06), les quantités de midazolam, lorazepam et flumazenil, et les conséquences d'un tel traitement?
    SS : Je ne suis pas sur de quelles quantités vous parlez. Je sais quels produits CM a acheté en 09, mais je n'ai pas pris connaissance des prescirtions précédentes, parce que cela n'avait pas de rapport direct avec les questions auxquelles je devais répondre.


    MJJC : Selon sa déclaration à la police, il semble que CM savait qu'il ne devait pas mélanger lorazepam et propofol. Pourquoi l'a-t-i donc fait?
    SS : Il n'est pas contre-indiqué de donner du lorazepam et du propofol. Les anesthésistes donnent régulièrement du midazolam au début d'une anesthésie, et le propofol juste après. Le midazolam et le lorazepam sont proches. Il faut juste savoir que les effets s'additionnent et qu'il faudra réduire la dose de propofol si on donne beaucoup de lorazepam ou de midazolam.


    MJJC :
    Savez-vous quelle quantité de lorazepam a été donnée et quand?
    SS : Il en a donné beaucoup. Les niveaux de lorazepam dans le sang étaient assez élevés pour contribuer au décès, comme cela a été dit par le légiste, et montré par la défense. Comme cela a aussi été montré, la concentration dans le sang était assez importante pour endormir la plupart d'entre nous.Il y avait 8,4mg dans les urines de l'autopsie et 5,8mg dans les urines retrouvées sur place, qui dataient vraisemblablement de la même nuit. MJ en a donc reçu énormément. Mais, comme il n'y a pas de dossier, et que je ne fais pas confiance à CM, c'est dur d'être plus précis.


    MJJC : Le Dr Kamangar a dit que la dépendance arrivait plus vite avec des benzos données en IV. Ce "traitement" aurait-il rendu MJ très dépendant aux benzodiazépines? Aurait-il pu s'en sortir?
    SS : Oui, aux deux questions. Les drogues en IV ont pour conséquence une dépendance plus rapide. Quel qu'en soit le degré, on peut s'en remettre avec le traitement approprié. Le plus gros problème aurait été que MJ aurait du accepter de ne plus utiliser de sédatifs en IV pour le reste de sa vie. Sans un changement de mode de vie, il est très dur de sevrer des individus dépendant des drogues.


    MJJC : Après avor pris connaissance des pièces à conviction, êtes-vous choqué de la quantité de propofol que CM a du donner à MJ, et de sa perfusion inédite?
    SS : Comme CM a commandé des quantités impressionnantes de propofol, et que MJ avait des quantités anesthésiques dans le sang, je m'attendais à ce que les simulations confirment qu'il avait reçu ces quantités. Et c'est ce qui s'est passé.


    MJJC : Vous avez dit que MJ avait d'abord eu un arrêt respiratoire, et ensuite un arrêt cardiaque. La défense a dit qu'il aurait pu y avoir eu un arrêt cardiaque d'abord. Pourriez-vous éclaircir?
    SS : Je ne vois aucune preuve que le scénario de la défense, arrêt cardiaque instantané en 90s, soit arrivé. J'ai passé des heures à en chercher des preuves, y compris dans la documentation et en contactant les compagnies qui font des recherches sur les effets secondaires du propofol. De ce que j'en sais, il n'y a eu aucun cas. Pas même un.

    Je pense qu'aucun anesthésiologiste n'en a jamais vu non plus. Il n'y a aucune interaction entre le lorazepam et le propofol qui causerait une mort instantanée. Si le juge l'avait voulu, le procès aurait pu continuer plusieurs années pendant lesquelles tous les anesthésistes des EU auraient pu venir témoigner que ce scénario était complètement stupide.
    N'est-ce pas absurde de dire que 25mg injecté en 4mn étaient si peu dangereux que cela ne nécessitait aucun monitoring, et que la même dose injectée en 1 mn était si toxique qu'elle aurait causé une mort instantanée! Cela n'a aucun sense!
    De toutes les déclarations fausses de la défense, celle de dire qu'une petite dose de propofol peut causer la mort immédiate est celle qui fait le plus de tort aux patients. C'est faux. Cela ne peut qu'augmenter l'anxiété des patients qui ont besoin de sédation et d'anesthésie.


    MJJC : Que pensez-vous de la version des évènements de la défense? (MJ se relevant pour avaler 8 cachets de lorazepam, puis pour s'injecter du propofol)
    SS : Pour commencer, tout cela n'a pas d'importance. MJ serait toujours en vie si CM n'avait pas violé de façon grave et insconciente les standards de soin. Il administrait un anesthésique à MJ dans sa chambre, sans formation, sans monitoring, et sans assistance. Il a abandonné son patient. Quand il est revenu, son patient était mort ou pas loin. Cela veut tout dire.
    Nous savons que MJ a reçu beaucoup de lorazepam. Peut-être a-t-il pris des cachets. Peut-être que CM lui en a donné plus en IV que ce qu'il a dit. On sait qu'il n'y en avait pas une quantité non metabilsée dans son estomac pour suggérer une ingestion récente. Nous savons qu'il y avait des preuves sur place d'une administration de larges doses de propofol. Nous savons que la quantité de propofol inchangée dans les urines indique une administration supérieure à 1 000mg de propofol. Donc le scénario de la défense ne correspond pas aux données de l'autopsie ou de la physique que ce soit pour le propofol ou le lorazepam.


    MJJC : Vous avez dit qu'au moment de la mort, la perfusion était probablement encore en place, ce qui expliquerait la concentration élevée dans le sang fémoral. Mais PW a dit que la circulation sanguine étant arrêtée, la perfusion ne pouvait plus circuler. Pouvez-vous éclairicr?
    SS : J'ai dit que mJ était mort pendant la perfusion, ce qui explique pourquoi la concentration sanguine était si élevée. Il n'était pas nécessaire qu'il meurt à la fin de la perfusion, et il n'y a aucune raison de penser que c'est ce qui s'est passé. l est simplement mort pendant la perfusion. La bouteille de 100ml de propofol était vide, je pense qu'il est mort avant qu'elle ne se termine, mais elle était finie au moment où CM l'a trouvé.
    J'étais étonné que la défense dise que mes simulations demandent qu'MJ meurt à la fin de la perfusion. Ce n'était pas nécessaire. J'ai été déçu que PW soit d'accord avec cette théorie.


    MJJC : Au cas où il y aurait eu un arrêt acrdiaque d'abord, aurait-il pu être causé par une accélération de la perfusion puisqu'il n'y avait pas de pompe?
    SS : Non. Le coeur est un organe très fiable. Il peut s'arrêter soudainement, mais pas à cause d'un des effets du propofol. Ce qui peut avoir cet effet : 1) une arrhythmie, en fait une crise cardiaque, 2) quelque chose qui bloque complètement la circulation, comme une bulle d'air, un caillot dans les jambes qui bloque la circulation dans les poumons, 3) l'administration d'un grande quantité de potassium en IV, ce qui interfère avec l'activité électrique du coeur. Le propofol peut arrêter la respiration, et cela fait chuter la pression sanguine. Rien de tout cela ne peut stopper brutalement le coeur. Pour autant que je sache, personne n'a jamais vu un patient faire un arrêt cardiaque à cause du propofol.


    MJJC : Selon les mots de Walgren : "nous ne savons pas si Michael s'est réveillé, s'il a appelé à l'aide, s'il a étouffé pendant que CM était absent de la chambre et nous ne le saurons jamais". Selon Alvarez, la bouche et les yeux de Michael était ouverts. Michael a-t-il pu souffrir avant sa mort, a-t-il pu appeler à l'aide et s'étouffer? Si non, pourquoi ses yeux et sa bouche étaient-ils ouverts?
    SS : Michael Jackson n'a pas souffert. Il est mort parce qu'il a arrêté de respirer. Il était inconscient à ce moment-là. S'il avait été conscient, il aurait respiré.
    Le fait qu'un patient ait les yeux et la bouche ouverts après sa mort ne veut rien dire. J'ai vu mon père mourir pendant le procès. J'étais à son chevet. Il était souvent insconscient pendant les deux heures précédant sa mort. Ma dernière communication avec lui a été un signe "OK" avec la main, environ une heure avant. Après son décès, j'ai remarqué que ses yeux et sa bouche étaient ouverts. Je les ai fermés.
    Last edited by Ben; 22-12-2011 at 01:59 PM.
    Grief is love's unwillingness to let go




    Tanomë nauvan illumë, Mike. Whatever happens...











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    Questions sur le propofol en général


    MJJC : Pensez-vous que votre témoignage a aidé à apaiser les inquiétudes des patients au sujet du propofol?
    SS : Cela a pu aider, mais pas beaucoup. Le vendredi où pW a témoigné, j'étais au pavillon Allen, un hôpital régional dirigé par l'université de Columbia pour les patients à revenu modeste de Manhattan et du Bronx. Je m'occupais d'un veil homme qui m'a demandé quel produit on allait utiliser pour lui. Je lui ai dit "du propofol". Comme d'habitude, il m'a demandé si c'était le produit qui avait tué MJ. Je lui ai dit que le propofol n'avait pas tué MJ, CM a tué MJ. Je lui ai aussi dit que le propofol était un produit très sur.. Il a dit "j'ai entendu un médecin le dire à la télé, mais je ne le crois pas".
    Je lui ai dit que j'étais le docteur qu'il avait vu à la télé. Il a trouvé cela hilarant : le médecin en blouse bleue, avec une bonnet chirurgical, un stéthoscope autour du coup, travaillant dans une clinique pour gens pauvres pouvait être le "célèbre" docteur qu'il avait vu à la télé. "Ouais c'est ça", a été sa réponse. Il ne m'a pas cru une seconde. Mais il a été rassuré par ma "blague" sur le fait que j'étais ce médecin et tout s'est bien passé.


    MJJC : Peut-on devenir dépendant/accro au Propofol ? Est-ce une dépendance physique ou psychologique ?
    SS : Il n’y a pas beaucoup de données là-dessus, parce que le Propofol doit être donné en IV, et cela brûle vraiment, ce qui en décourage l’abus. Mais il y a eu quelques décès d’anesthésistes et de personnel soignant dus à l’abus de Propofol. En me basant là-dessus, je pense qu’il peut être addictif.

    MJJC : Pourquoi quelqu’un voudrait-il utiliser le Propofol comme somnifère ?
    SS : Le mécanisme d’action du Propofol est le même que celui de produits comme Ambien utilisés couramment pour provoquer le sommeil. C’est une question intéressante. Mais ce ne devrait pas être mis en pratique avant d’avoir été été étudié dans un contexte correct. Ensuite, il devrait être utilisé uniquement avec avec les précautions et les informations nécessaires.

    MJJC : Les compagnies qui fabriquent le Propofol cherchent-elles à en faire un somnifère ? Y aura-t-il plus de recherche là-dessus ?
    SS : Oui, aux deux questions.
    MJJC : Quels sont les effets à long terme connus du Propofol sur le système nerveux et le cerveau ?
    SS : On n’en connait pas beaucoup, parce qu’il est rarement utilisé à long terme. J’ai trouvé un article sur une patiente qui a reçu du Propofol dans une unité de soins intensifs pendant 51 jours. Voici la conclusion d l’article : « A notre connaissance, ce rapport constitue la première documentation sur une utilisation longue de Propofol pour la sédation d’une patiente enceinte ventilée mécaniquement, et la plus longue perfusion continue de Propofol publiée dans la littérature scientifique. Le Propofol a été utilisé pendant 51 jours sans effets négatifs sur l’enfant. »(Tajchman SK, Bruno JJ. Prolonged propofol use in a critically ill pregnant patient. Ann Pharmacother. 2010;44:2018-22)
    La patiente a été sevrée du Propofol sur plusieurs sans conséquences apparentes. Donc l’administration sur 2 mois ne semble pas avoir de conséquences à long terme, au moins en se basant sur cet exemple et le fait que MJ semblait fonctionner normalement pendant les répétitions. Mais ce ne sont que 2 sources de données. Il faudrait plus de recherche si on veut donner du Propofol à long terme.

    MJJC : Est-ce que le Propofol donne un sommeil « réparateur » ? Les experts se contredisent.
    SS : Cette contradiction est le reflet des connaissances de la science. J’ai reçu du Propofol il y a un an, et j’en ai donné à des milliers de patients. On a souvent l’impression d’avoir bien dormi après.
    Mais les études suggèrent que le sommeil qu’il donne est très différent du sommeil normal, et il n’est pas « réparateur », comme l’est le sommeil normal. Par exemple, les rêves sont importants pour le fonctionnement du cerveau. Les patients ne rêvent pas avec le Propofol, à part au moment du réveil. Donc je pense que ça peut marcher pour endormir un patient, mais maintenir un patient endormi par ce moyen (comme on le fait parfois dans les unités de soins intensifs) leur refuse probablement un sommeil réparateur.

    MJJC : Pensez-vous que le Propofol devrait être re-classé comme substance contrôlée ?
    SS : non, je pense que ce serait dommageable aux patients. Dans les cas urgents, nous avons besoin du Propofol rapidement, et en grande quantité. Je suis opposé à ce qu’on mette des obstacles sur le chemin des médecins qui prennent soin de leurs patients, à moins que cela n’ait un intérêt. CM aurait quand même eu accès au Propofol parce que les médecins peuvent commander ces substances. Comme les abus de Propofol sont faits par des médecins, le rendre contrôlé ne les empêcherait pas d’y avoir accès. Cela gênerait juste la capacité à s’occuper des patients urgents.
    Nous en avons parlé dans un des numéros d’Anesthésie et Analgésie : http://www.aaeditor.org/HWP/Covers/0710.cover.jpg.

    MJJC : Pensez-vous que la communauté des anesthésistes sera plus prudente dans sa promotion et son enseignement de l’utilisation du Propofol ?
    SS : Nous prenons déjà ça très au sérieux. Nous sommes très impliqués dans l’enseignement d’une utilisation sure des sédatifs. Nous allons continuer. Peut-être seront-ils plus réceptifs à l’importance de la sécurité dans la sédation. Mais nous ne pouvons pas grand-chose un médecin qui ne fait pas passer ses patients d’abord.

    MJJC : Pensez-vous que la communauté médicale a appris de la mort de Michael, en ce qui concerne la prescription aux personnes fortunées et aux fautes des médecins ?
    SS : Absolument. Comme je l’ai déjà dit. Je le vois parfois dans ma pratique. Les médecins servent les patients en se comportant comme médecins. C’est un message autant pour les praticiens que pour les patients.

    MJJC : Pouvez-vous expliquer l’expression « sucette au Propofol » ?
    SS : Le Propofol absorbé par l’estomac n’atteint jamais le cerveau, parce qu’il est détruit par le foie. Mais, le sang qui arrive à la bouche et à l’œsophage (au-dessus du diaphragme) ne retourne pas directement au foie. A la place, il va au cœur, et ensuite partout y compris dans le cerveau. Donc une sucette au Propofol donnerait du produit au sang veineux, et ainsi au cerveau. PW et moi en avons discuté pendant une pause avant son témoignage. C’est une idée possible, si on dose le produit correctement.
    Si ça devenait possible, je reconsidèrerais mon avis sur la classification du Propofol comme substance contrôlée. Pour l’instant, je me base sur le fait qu’il ne fonctionne qu’en IV et que ça brûle vraiment !

    MJJC : Quel goût a le Propofol ?
    SS : Il a la consistance du lait écrémé, et le goût d’une vinaigrette vraiment très médicinale.

    MJJC : L’expérience sur les chiens a fait beaucoup de remous chez PETA et les fans. Peut-on penser qu’ils n’ont pas souffert, comme les humains ?
    SS : Je pense qu’il est très improbable qu’ils aient souffert. Il n’y a pas d’effet à l’ingestion du Propofol. Mais le fait que ni le protocole expérimental, ni les résultats n’ont été présenté au tribunal me met mal à l’aise. Je pense que quand des animaux ou des humains participent à des essais, il y a une obligation éthique à écrire et publier cette recherche pour accroître la connaissance. J’ai fait publier un article sur notre étude sur les humains, j’ai demandé à PW de le relire, et je l’ai donné à la défense. Je pense qu’ils auraient du faire la même chose avec leur étude sur les chiens.

    MJJC : Il existe une théorie qui dit que les benzos et/ou le Propofol donné à MJ peuvent être utilisés dans le cadre d’une désintoxication à d’autres drogues comme le démérol. Est-ce vrai ?
    SS : Il y a une technique de désintoxication rapide qui implique de placer le patient sous anesthésie générale pendant une longue période (des heures, voire des jours) et de renverser les effets des opioïdes avec des antagonistes aux opioïdes, qui bloquent chimiquement les effets de drogues come le démérol. C’est controversé, mais ça marche probablement avec certains patients.


    Questions sur le Démérol

    MJJC : La quantité de Démérol que le Dr Klein a donné à Michael était-elle normale ?
    SS : Je ne peux pas répondre sans savoir pourquoi le démérol a été donné. Le Dr Klein n’a pas témoigné au procès. Il m’est inconfortable de donner une opinion sans plus d’information.
    MJJC : Votre opinion changerait-elle en prenant en compte l’histoire de Michael (brûlure grave) avec cette drogue ?
    SS : Encore une fois, je m’excuse mais je ne veux pas formuler d’avis sans savoir pourquoi le Dr Klein administrait Demerol. C’est surement le reflet de ma prudence comme éditeur en chef d’un journal médical. Nous n’aimons pas donner d’avis publiquement à moins que nous soyons surs d’avoir tous les faits.

    MJJC : A votre avis, le démérol aggrave-t-il l’insomnie ? A-t-il eu une influence sur la santé mentale et physique de Michael ? Quel était le meilleur traitement pour ses problèmes de sommeil ?
    SS : Il y a 3 questions. Je vais y répondre dans l’ordre :
    - Le nom chimique du demerol est « meperidine ». Dans plusieurs pays, on l’appelle « phetidine ». Le meperidine a un métabolite, le « normeperidine », qui est un stimulant du système nerveux. Donc je m’attendrais à ce qu’il aggrave l’insomnie.
    - Le légiste a examiné le sang et l’urine pour du meperidine. Il n’y en avait aucun. Donc il n’a pas joué de rôle direct dans la mort de Michael. Mais vous posez une question sur la santé mentale et physique de Michael. C’est une bonne question, et je m’excuse de ne pas y répondre. Je n’ai pas lu les dossiers médicaux du Dr Klein, ni entendu de rapport détaillé sur les soins que Michael a reçus. Je ne veux pas faire de spéculation.
    - Les problèmes de sommeil sont complexes et les traiter est une branche à part de la médecine. Je pense que toute drogue qui affecte le degré de conscience peut exacerber les problèmes de sommeil. Une bonne description peut être trouvée, sur l’insomnie et ses traitements à http://www.sleepfoundation.org/artic...s-and-insomnia.

    Questions sur les Lorazépam, flumazenil et éphédrine

    MJJC : Le Lorazépam détecté dans l’estomac peut-il être expliqué par l’hémorragie causée par la réanimation ou par un mélange des sangs à l’autopsie (comme suggéré par le Dr Rogers) ?
    SS : Peut-être. Mais le Lorazépam peut avoir été trouvé simplement parce que les molécules de ce type passent du sang dans l’estomac, comme elles passent dans tous les tissus. C’est ainsi que la lidocaine et le Propofol se sont retrouvés dans l’estomac. Le Lorazépam se comporte de la même manière.
    De plus, l’enzyme beta glucuronidase est sécrétée par les parois gastriques et va dans les fluides de l’estomac. Le beta glucuronidase est l’enzyme qui retransforme le Lorazépam glucuronide en Lorazépam. Alors le sang y a peut-être contribué, mais la majorité vient surement de la diffusion du Lorazépam dans l’estomac.

    MJJC : Le flumazenil est-il utilisé pour autre chose que pour renverser les effets des benzos ?
    SS : No

    MJJC : Cela a-t-il un sens de donner du flumazenil à quelqu’un qui n’aurait reçu que 4mg de Lorazépam ?
    SS : La chose la plus importante de la réanimation est de faire circuler l’air dans les poumons. Le problème du flumazenil est que ça a distrait CM. S’il y avait eu d’autres personnes, alors cela aurait eu un sens. Mais comme CM était seul, toute interruption de plus de quelques secondes était trop longue.

    MJJC : Pouvez-vous expliquer les niveaux de Lorazépam ?
    SS : Les niveaux de Lorazépam étaient assez élevés pour nous endormir vous et moi. Mais des patients deviennent tolérants aux drogues comme le Lorazépam (les benzos). Comme MJ en avait une forte concentration, et que CM a dit qu’il ne pouvait toujours pas dormir, il avait surement développé une tolérance.
    La défense voulait attribuer la mort de Michael partiellement au Lorazépam pris oralement. Le problème de cette théorie est qu’il n’y avait qu’une faible quantité de Lorazépam dans l’estomac. Pour l’expliquer, ils ont prétendu que MJ avait avalé du Lorazépam 5h avant sa mort. Si ça avait été le cas, la concentration aurait été maximale au moment où CM a dit qu’MJ demandait plus de drogues pour dormir. Donc cet argument ne tient pas.

    MJJC : Selon le rapport d’autopsie, il y avait de l’éphédrine dans le corps de MJ. Ce produit aggrave l’insomnie. Pouvait-elle réduire les effets des benzos et du Propofol ?
    SS : Il y avait une fiole de gélules d’éphédrine, de caféine et d’aspirine dans la pièce. L’éphédrine est utilisée parfois pour la réanimation. Comme il y en avait dans l’urine de l’autopsie et celle retrouvée sur place, je pense qu’elle a été ingérée et non administrée pendant la réanimation.
    L’éphédrine peut réduire les effets du Propofol et des benzos sur la pression sanguine et le rythme cardiaque. Une prise régulière peut aggraver l’insomnie.

    Question sur la recherche en général

    MJJC : Le juge a employé l’expression « expérience scientifique » pour décrire ce que faisait CM avec MJ. Cela pourrait dissuader des patients de participer à des essais médicaux. Pourriez-vous discuter le lien entre recherche scientifique et la pratique clinique des médecins ?
    SS : J’ai participé à des dizaines d’essais cliniques. Je ne pense pas que cela va faire du tort au recrutement des patients, parce que cet « expérience » n’a rien à voir avec une étude scientifique. Je crois que c’était le terme approprié car CM n’avait aucun idée de qui allait se passer jour après jour où il administrait du Propofol. Il ne savait pas comment MJ allait réagir. Mais je ne pense pas que quiconque ferait la confusion avec une réelle expérince scientifique.
    En ce qui concerne le lien entre recherche et pratique de la médecine, la réponse remonte au Code de Nuremberg, qui a suivi le procès des médecins nazis coupables d’atrocités à la fin de la 2e guerre mondiale. On trouve un bon article dessus sur Wikipédia. Il a été mis à jour par le rapport Belmont en 1978. La recherche est une investigation systémique qui a pour but de créer un savoir généralisable. « Systématique » veut dire que le chercheur rassemble intentionnellement des données pour répondre à une question. Un savoir généralisable signifie que le chercheur pense que les informations rassemblées peuvent servir aux autres, et partage le savoir en le publiant. Si vous cherchez sur Google, vous trouverez un éditorial que j’ai écrit en mars pour A&A sur la politique du journal sur l’approbation du conseil de relecture et l’approbation d’une recherche.

    Questions sur l’insomnie

    MJJC : Que pensez-vous que MJ aurait dû faire pour traiter son insomnie ?
    SS : Il aurait dû être pris en charge par un spécialiste du sommeil. Il avait un problème terrible qui demandait des soins d’expert.
    MJJC : Pensez-vous que la méditation aurait pu aider MJ dormir ?
    SS : Peut-être. CM a parlé du Propofol et du Lorazépam. Ce sont des sédatifs qui agissent sur le même récepteur « GABA ». La plupart des somnifères agissent sur ce récepteur, à l’exception des antis histaminiques et de la mélatonine. Donc ces produits pourraient endormir. Mais ils ne doivent pas être utilisés pour maintenir le sommeil parce qu’ils interfèrent avec certaines fonctions du cerveau qui ont besoin que le sommeil soit réparateur, c’est-à-dire qu’il rafraîchisse le cerveau.

    Commentaire final

    MJJC : Y a-t-il quelque chose que vous souhaitez dire aux membres de MJJCommunity et aux fans en général ?
    SS : Maintenant que vos questions sur la mort tragique de Michael Jackson ont trouvé une réponse, je vous encourage à mettre tout cela de côté. CM a été reconnu coupable. Nous savoir à peu de choses près ce qui s’est passé. Il est temps de retourner vers ce qui vous unit : votre célébration de la vie de Michael Jackson, son message, et sa musique.

    J’apprécie l’occasion que j’ai eu de répondre à vos questions et j’espère que les réponses vous ont aidés.
    Sincèrement,
    Steve Shafer.
    Last edited by Ben; 23-12-2011 at 03:22 PM.
    Grief is love's unwillingness to let go




    Tanomë nauvan illumë, Mike. Whatever happens...











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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Q&A (domande e risposte) con il Dottor Steven Shafer - prima parte


    Domande su Michael Jackson in generale



    MJJC: Ha mai ascoltato la musica di Michael Jackson e se sì, qual è la sua canzone preferita?

    Dr. Steven Shafer: Sono cresciuto ascoltando la musica di Michael Jackson, proprio come il resto del mondo. Thriller era l'unico album che conoscevo bene, e "Beat it" è la mia traccia preferita di quell'album. Sia il messaggio che la musica mi piacevano molto.


    MJJC: Qual era la sua opinione su Michael Jackson prima di questo processo?

    Dr. Steven Shafer: Sapevo molto poco della sua vita personale, oltre agli occasionali titoli sensazionalistici. Non ho volutamente letto nulla della sua vita prima del processo, perché non volevo introdurre un pregiudizio nella mia testimonianza. Ho letto molto dal processo.

    MJJC: La sua opinione su Michael Jackson è cambiata durante e dopo questo processo? Positivamente o negativamente, e qual è la sua opinione corrente su Michael Jackson?

    Dr. Steven Shafer: Sì. Durante il processo lo vedevo come un paziente, proprio come molti pazienti che ho curato. Durante il processo non avevo un'immagine mentale di Michael Jackson come icona o personaggio famoso dello spettacolo. Era un paziente che è morto ricevendo cure mediche. Era importante rimanere concentrato su di lui come paziente.

    Detto questo, ero consapevole che le sue interazioni con Conrad Murray erano, in parte, un effetto collaterale tragico della sua ricchezza. Ho passato 20 anni alla facoltà presso la Stanford University, e più recentemente alla Columbia University. I pazienti molto ricchi spesso scelgono un centro medico rinomato. I pazienti più facoltosi sono persone molto gentili e rispettabili. Tuttavia di tanto in tanto incontro un paziente benestante che pensa che dato che è ricco/a, può semplicemente dirmi come fare l'anestesia. Questo è ciò che sono soliti fare: dare ordini e avere persone che dicono "sì." Credo che Michael Jackson sia caduto in questa trappola: pensare che avrebbe potuto dire ai medici cosa fare e aspettarsi che dicessero "sì". Questo non scusa i suoi medici per aver detto "sì." Tuttavia, la ricchezza e la fama possono essere una maledizione.

    La mia opinione su Michael Jackson è che fosse un musicista e intrattenitore estremamente dotato e una persona davvero compassionevole. Tuttavia è stato scaraventato in una (meritata) celebrità da giovane e ha trascorso tutta la sua vita sotto i riflettori dell'esame pubblico. Non mi sembra una benedizione, a me sembra una tragedia. Non ha mai vissuto una vita normale.


    MJJC: Durante il processo, la difesa e vari media hanno ripetutamente definito Michael Jackson un "tossicodipendente". Sulla base delle sue conoscenze e ricerche su questo caso, direbbe che Michael Jackson fosse un "drogato" o no?

    Dr. Steven Shafer: "Addiction" è un termine profano, non un termine medico. Il termine medico corretto è dipendenza da sostanze. Troverete una spiegazione precisa di questa definizione in Wikipedia. Potete anche trovare una buona descrizione su http://www.csam-asam.org/pdf/misc/DS..._diagnosis.doc

    Credo che Michael Jackson avesse probabilmente una dipendenza da sedativi, al momento della sua morte, perché stava ricevendo sedativi per via endovenosa ogni notte. Questo tipo di esposizione regolare quasi certamente provoca dipendenza.


    MJJC: Dr. Shafer, può darci un parere sulla condizione cronica dei polmoni di Michael (bronchiolite respiratoria, infiammazione del tessuto polmonare multifocale cronica interstiziale, infiammazione cronica)? Medici in TV (come il Dr. Drew) hanno affermato che potrebbe essere dovuta ad un continuo/uso a lungo termine del Propofol. Ma si sa che MJ aveva la pleurite nel 1977 ed è stato riferito che avesse "una bolla nei polmoni" negli anni successivi. Potrebbe essere causata dal Propofol o potrebbe essere correlata al suo Lupus?

    Dr. Steven Shafer: Il Propofol viene comunemente utilizzato per infusioni in unità di terapia intensiva. Non sono a conoscenza di alcun effetto primario del propofol sui polmoni. Tuttavia, poiché la trachea di Michael Jackson non veniva protetta quando riceveva il propofol, potrebbe aver inalato regolarmente piccole quantità di saliva o rigurgitato il contenuto dello stomaco mentre era anestetizzato con il propofol. Questo può danneggiare i polmoni e produrre l'infiammazione cronica.


    Domande sul Dr. Shafer in generale

    MJJC: Dal momento che suo padre è morto durante il processo, è stato difficile rendere la sua testimonianza? (e la preghiamo di accettare le nostre più sincere condoglianze per la sua perdita)

    Dr. Steven Shafer: Ho condiviso con alcuni membri della MJJCommunity la mia storia personale sulla morte di mio padre. Vi risparmio i dettagli, se non per dire che il processo mi ha portato un inaspettato regalo: la possibilità di essere con mio padre quando è morto. Se non fosse stato per il processo, sarei stato del New Jersey. Invece ero al suo capezzale, ad offrire amore e morfina. (Posso solo sperare che uno dei miei figli decida di intraprendere una carriera nell'anestesia).

    Durante la mia testimonianza sentivo che mio padre era accanto a me. Mi ha dato fiducia, in particolare durante il controinterrogatorio. Sapevo che dato che mio padre era con me tutto andava bene.


    MJJC: Durante la testimonianza abbiamo appreso che ha bevuto il Propofol. L'ha bevuto prima di condurre la ricerca scientifica? Cosa l'ha spinto a farlo?

    Dr. Steven Shafer: Sapevo che la difesa avrebbe disconosciuto gli studi sugli animali che non sono applicabili sugli esseri umani, proprio come ha fatto Paul White quando ha chiesto degli studi sugli animali per il propofol nelle urine. Non avrei potuto in nessun modo condurre uno studio sugli esseri umani negli Stati Uniti in tre mesi, così ho pensato che la miglior prova che potevo ottenere era quella di bere semplicemente il propofol e riferire se avesse avuto effetto. Conoscevo la farmacologia abbastanza bene per essere assolutamente certo che era inerte.

    Circa una settimana dopo il mio collega Pablo Sepulveda in Cile mi ha detto che sarebbe stato in grado di condurre una sperimentazione clinica su volontari. Questo ha reso il mio aver bevuto il propofol del tutto irrilevante.

    Tuttavia, ricordate che il propofol è unico nel completo "primo passaggio" del metabolismo. Non si dovrebbe provare questo con altri farmaci. Infatti molti farmaci che si trovano su un carrello per anestesia sarebbero fatali se consumati in quel modo. Non deve essere provato per scherzo in un party!


    MJJC: Un commento su Mr. Chernoff che l'ha definita un "poliziotto"?

    Dr. Steven Shafer: No, quello è il suo lavoro. Non mi ha infastidito affatto.


    MJJC: Durante il suo controinterrogatorio la difesa ha chiesto "E' consapevole che tutto ciò che ha detto qui era semplicemente la sua opinione?" Nella sua risposta ha concluso che si trattava di un interessante interrogativo: dove finisce l'"opinione personale" e dove inizia il "Dr. Shafer"? Perciò, Dr. Shafer, è giunto ad una conclusione di questo enigma? Ritiene opportuno o addirittura auspicabile dividere la sua mente nella figura del medico e in Stevenn Shafer? E' possibile farlo? Quale sarebbe il risultato più probabile? Potrebbe esserci una notevole "forza" in un onesto parere personale?

    Dr. Steven Shafer: Ho pensato a questa domanda un po', dopo. Non me l'aspettavo, probabilmente perché non sono un testimone esperto. Questa era solo la seconda volta che testimoniavo in tribunale.

    Il signor Chernoff stava giocando sulla mia formazione scientifica. Gli scienziati sono riluttanti ad affermare che qualcosa è un fatto certo. Ci sono prove e conclusioni, ma la scienza è sempre aperta a nuove prove e nuove conclusioni. Il suo chiedermi "la sua testimonianza non era esclusivamente la sua opinione?" era un invito a dire "sì", basando la mia interpretazione de "la sua opinione" come riferita al mio parere scientifico. Se avessi risposto "sì" questo gli avrebbe dato la possibilità di dire nella sua dichiarazione di chiusura "lo stesso Dr. Shafer ha ammesso che i suoi pareri erano solo le sue opinioni". Avrebbe giocato sull'uso comune di "opinione" come mera speculazione non supportata dai dati.

    Ci sono stati due aspetti della mia testimonianza: gli standard di cura e la farmacologia del propofol. Devo discutere fatti contro opinioni su questi separatamente.

    Molti aspetti degli "standard di cura" sono stati codificati dalle organizzazioni. Per esempio, l'American Society of Anesthesiologists ha delle linee guida della pratica (dell'anestesia) che precisano chiaramente il livello di assistenza durante la somministrazione dell'anestesia. La mia testimonianza era basata in gran parte su tali linee guida. Si potrebbe sostenere che era semplicemente la mia "opinione" rappresentare le linee guida pubblicate della American Society of Anesthesiologists come dati di fatto. Tuttavia, è un dato di fatto che hanno pubblicato delle linee guida sullo standard di cura, e quelle linee guida pubblicate sono state la base della mia "opinione".

    Ci sono aspetti dello standard di cura non coperti da linee guida pubblicate, perché sono lapalissiani. Credo che i medici non dovrebbero mentire. Credo che le false dichiarazioni di Conrad Murray sui farmaci che aveva dato a Michael Jackson sia stata una violazione inconcepibile dello standard di cura. E' la mia opinione? Sì. Tuttavia, credo che ogni persona sul pianeta condivida la mia opinione che un medico non dovrebbe mentire. Allo stesso modo è mia opinione che i medici devono porre l'interesse dei loro pazienti prima dei loro interessi personali. Questa è la mia "opinione." Tuttavia, di nuovo, penso che sia un parere universalmente condiviso. Può essere escluso in quanto "mera opinione?"

    Per quanto riguarda la parte scientifica della testimonianza, la mia "opinione" è quella di un esperto del settore. Le simulazioni che ho presentato erano rappresentazioni matematicamente precise della farmacocinetica. Tranne un errore matematico da parte mia, le simulazioni mostrano esattamente le concentrazioni del propofol nel sangue e nel suo sito di effetto (se non ricordo male dalle testimonianze si tratta del cervello, ndt) previste da specifici modelli farmacocinetici per dosi specifiche. L'aspetto da "esperto" è quello di decidere quali dosi devono essere simulate, e se questi siano gli scenari probabili. Ho fatto un sacco di simulazioni e ho anche condiviso con la difesa i miei fogli di lavoro in modo che potessero fare simulazioni anche loro. Ne ho scelte alcune piùttosto che altre sulla base dei dati. Questa è una "opinione da esperto" (perizia). Tuttavia è scientificamente più preciso dire "conclusione basata sui dati" che chiamarla "opinione", dato che quest'ultima comporta una speculazione disinformata.


    MJJC: L'ha divertita, come è successo a molti, quando il dottor White è stato chiamato "Dr. Shafer" più volte in tribunale dall'accusa, dalla difesa e anche dal giudice?

    Dr. Steven Shafer: Sì. Penso abbia divertito tutti.


    MJJC: Ha incontrato qualcuno della famiglia Jackson prima, durante o dopo il processo? Se è così le hanno mai fatto domande mediche?

    Dr. Steven Shafer: Ho parlato brevemente con loro diverse volte entrando o uscendo dall'aula del tribunale. Sono stati molto gentili, e mi hanno fatto le condoglianze per la morte di mio padre. Ho detto loro che tutti avevamo subito una perdita, e ho fatto loro le condoglianze. Ho apprezzato la loro gentilezza.


    MJJC: La sua vita è cambiata dopo il processo? Se sì, positivamente o negativamente?

    Dr. Steven Shafer: Ho imparato una grande quantità di cose dal processo, tra cui:
    • Un sacco sulla farmacologia del propofol e del lorazepam (ho letto molto per essere edotto sugli argomenti e per rispondere alle obiezioni sollevate dalla difesa).
    • Qualcosa su come funziona il sistema della giustizia penale. Sono rimasto impressionato da ciò che vedevo. In particolare, l'ufficio del Procuratore Distrettuale è stato assolutamente onesto e trasparente. Questo non era un "gioco", era un tentativo di stabilire la verità.
    • I diversi approcci alla comprensione della verità. Nella scienza la "verità" è determinata da esperimento, osservazione, valutazione del lavoro scientifico da parte di addetti ai lavori e dalla messa in discussione costante della natura della scienza. Nella scienza, l'onere della prova è sulla persona che fa l'affermazione. Nel diritto penale la "verità" è determinata da una giuria che parte con una conoscenza quasi nulla, l'esatto opposto dei valutatori esperti. Nel diritto penale, l'onere della prova è sull'accusa. La difesa può affermare qualsiasi cosa senza prove. Ho imparato che entrambi i sistemi funzionano.

    Ho ricevuto un feedback meraviglioso dai miei colleghi professionisti. Non mi cambierà, ma è stato gratificante.

    Ho avuto lettere molto gentili dalla comunità di Michael Jackson. Non me le aspettavo, ma le ho apprezzate.


    MJJC: Cosa pensa dell'amore dei fan di Michael Jackson e dell'apprezzamento nei suoi confronti? Sa che molti fan esprimono pubblicamente il loro amore e la loro gratitudine per lei e utilizzano sue immagini e citazioni per esprimersi? Cosa ne pensa?

    Dr. Steven Shafer: Non me lo aspettavo! Tuttavia, capisco che non sapere cosa fosse successo a Michael Jackson sia stato causa di notevole dolore per i suoi milioni di fan. Se la mia testimonianza è stata utile e forse ha portato sollievo per la sua morte, in modo che possano tornare a concentrarsi sulla sua musica e sul suo messaggio, sono onorato di averne avuto l'opportunità.

    Ho cercato di rispondere a molte delle e-mail che ho ricevuto. Sono riconoscente per i commenti gentili che ho ricevuto dai suoi fan di tutto il mondo.


    MJJC: Ora che il processo è finito quali sono le prospettive per il Dr. Steven Shafer? Tornare alla pratica medica? Insegnare? Educazione e difesa del paziente?

    Dr. Steven Shafer: Tutte.

    Non ho guardato i primi due giorni della testimonianza di Paul White perché ero di nuovo in sala operatoria presso la Columbia University a somministrare l'anestesia. Mi piace l'anestesia clinica. Mi piace prendermi cura dei pazienti. Tutti abbiamo bisogno di definire chi siamo. Per me è semplice: sono un medico. Curo i pazienti. Se mai smettessi di prendermi cura dei pazienti non saprei chi sono. Questo è ciò che faccio.

    Detto questo, il mio lavoro come Redattore capo di "Anesthesia e Analgesia" richiede circa 60 ore alla settimana. Anche durante il processo andavo a casa e leggevo una decina di nuove presentazioni ogni sera, le assegnavo a redattori e revisori, e processavo un'altra dozzina di lettere decisionali. Farò questo ogni giorno fino a quando il mio mandato come Redattore capo terminerà nel 2016.

    Continuo a insegnare. Riderete per la conferenza più recente che ho fatto alla Columbia: il ruolo della farmacologia clinica (ad esempio la farmacocinetica) nel processo a Conrad Murray.

    "Anesthesia & Analgesia" è la più grande rivista medica nel campo dell'anestesiologia. Io uso "Anesthesia & Analgesia" come piattaforma per sostenere l'educazione del paziente, la cura del paziente, e la sicurezza del paziente (http://www.anesthesia-analgesia.org). Solo raramente scrivo io stesso. La rivista promuove la cura del paziente attraverso politiche editoriali ancorate a fare ciò che è meglio per i pazienti.

    Continuo a portare avanti le mie ricerche, principalmente la modellazione del comportamento dei farmaci usati in anestesia. Molto di questo ora è in collaborazione con mia moglie, Pamela Flood, che è il capo di Anestesia Ostetrica presso l'Università della California a San Francisco.

    Sono attivamente coinvolto nello sviluppo di nuovi farmaci per migliorare la sicurezza dell'anestesia e della terapia del dolore. Nel 2003 ho co-fondato una società di biotecnologie per sviluppare meglio i farmaci per l'anestesia e per la gestione del dolore. Trovate tutto su http://www.pharmacofore.com. Il nostro lavoro sta procedendo bene, e questo porta via molta della mia attenzione.


    MJJC: Come ha risposto/reagito la comunità medica verso di lei per la sua testimonianza?

    Dr. Steven Shafer: La risposta è stata uniformemente positiva. C'è stato un notevole apprezzamento che abbia parlato dei valori attesi dai medici e che abbia spiegato in modo chiaro le questioni mediche e scientifiche coinvolte. Non ho testimoniato per avere attenzioni o riconoscimento, e tutto questo mi mette un po' a disagio. Tuttavia, la convalida della mia testimonianza da parte dei miei colleghi medici significa che ho fatto la cosa giusta.


    MJJC: I media l'hanno contattata per delle interviste? Se sì, perché non l'abbiamo vista in TV?

    Dr. Steven Shafer: Sì, sono stato contattato, ma non credo che le interviste siano andate in onda. Penso che la ragione è che non gli piacevano le mie risposte. Mi è stato chiesto quale sentenza avrebbe dovuto essere applicata a Conrad Murray. Ho risposto onestamente che non avevo le conoscenze per giudicare questo. Ho detto che i nostri legislatori determinano le sentenze appropriate per il comportamento criminale, e poi i giudici le impongono in base ai dettami della legge. Ho detto che questa era una domanda per il giudice Pastor, che è un esperto. Non credo che abbiano apprezzato questa risposta. Probabilmente speravano in qualcosa di molto più vendicativo da parte mia.

    Mi è stato chiesto come mi sentivo per il mio ruolo nella condanna di Conrad Murray. Ho onestamente risposto che non credo di aver avuto un gran ruolo. Conrad Murray ha dato a Michael Jackson il propofol in una camera da letto, con nessuna formazione, nessun monitoraggio, nessuna attrezzatura di emergenza, nessuna responsabilità, lo ha abbandonato per parlare al telefono e poi ha mentito sulla sua condotta. La sua colpa era evidente quando sono emersi i fatti nel corso del 2009, ed è altrettanto ovvia dopo la mia testimonianza.


    MJJC: Una delle parti più scioccanti della testimonianza del Dott. White è stata quando ha ammesso di non aver completamente passato in rassegna la letteratura scientifica attuale sul Propofol. Sotto interrogatorio ha anche ammesso che non aveva letto del tutto gli articoli che sono stati utilizzati per creare le simulazioni sul Propofol che lui stesso ha presentato come base della sua testimonianza in tribunale. Come scienziato ho trovato questo un comportamento professionale estremamente irresponsabile. Le dispiace parlare di come ha preparato la sua testimonianza in questo processo?

    Dr. Steven Shafer: Ho passato decine e forse centinaia di ore nella preparazione. Ho letto più di 100 documenti. Ho analizzato i dati in numerosi modi e anche messo i miei fogli di calcolo a disposizione della difesa. Ho fatto il "lavoro difficile" che ci si aspetta da un esperto. E non unicamente per questo caso, è un approccio per tutto quello che faccio.


    MJJC: Il giudice Pastor ha definito la registrazione che Murray ha fatto di MJ come l'elemento di prova che lo ha colpito di più durante il processo. C'è stata una cosa che ha colpito il dottor Shafer di tutte le prove che ha visto?

    Dr. Steven Shafer: Sì, la consistenza del comportamento di Conrad Murray. Nell'udienza della sentenza il giudice Pastor ha delineato dettagliatamente lo schema di Conrad Murray nelle ripetute menzogne, azioni a proprio favore e totale indifferenza per il benessere del suo paziente. E' stato quello che ho visto anch'io.


    MJJC: Come ha deciso di scegliere la sua professione? Da cosa è partita la scelta?

    Dr. Steven Shafer: Molti medici scelgono una carriera medica molto presto nella vita. Sapevo da quando avevo 9 anni che volevo fare il medico. L'ispirazione è stato il mio pediatra. Sembrava sapere assolutamente tutto ed ero affascinato dall'ampiezza della sua conoscenza. Inoltre ogni anno trascorreva diversi mesi sulla "Nave della Speranza", esercitando la professione medica in paesi del terzo mondo. Ammiravo profondamente il suo senso del servizio nei confronti degli altri. Questo è stato il mio modello di comportamento.


    MJJC: Uno dei suoi genitori aveva relazioni con la sfera medica?

    Dr. Steven Shafer: Io sono il primo medico della mia famiglia. Mio padre era un consulente di gestione, e mia madre era una casalinga. Entrambi erano orgogliosi di avere un figlio che era andato alla scuola di medicina. Sono diventato la risorsa della famiglia per tutte le questioni mediche.


    MJJC: Suo padre ha saputo della sua intenzione di testimoniare nel processo contro Conrad Murray? Se sì, cosa ne pensava?

    Dr. Steven Shafer: Sì. Gli piaceva molto. Mi ha detto che era orgoglioso di me. Era anche consapevole che lo andavo a trovare ogni giorno perché ero a Los Angeles per il processo.

    Vide la mia testimonianza del giovedì mattina e morì quella sera.


    Domande sul processo in generale

    MJJC: Cosa pensa del procuratore Walgren?

    Dr. Steven Shafer: E' brillante, dedicato, e assolutamente onesto. Ha lavorato duramente. Penso che dormisse circa 4 ore per notte durante il processo.

    Parte del mio lavoro è stato istruire Mr. Walgren sulla scienza. Al momento del processo occasionalmente correggeva i miei calcoli! E' stato così efficace quando ha avuto a che fare con le opinioni di esperti in parte perché ha veramente capito i principi scientifici.

    In qualità di contribuente, è incredibile che avvocati come il signor Walgren lavorino per lo Stato della California con lo stipendio di un dipendente pubblico. Stiamo davvero spendendo bene i nostri soldi!


    MJJC: Ha visto la sentenza del giudice Pastor? Eventuali commenti?

    Dr. Steven Shafer: Sì, l'ho vista in diretta. Ho sorriso quando il giudice Pastor ha usato parole specifiche e idee che ho introdotto nella mia testimonianza. Inoltre, dopo aver letto tutti i documenti molte volte, era chiaro per me che Conrad Murray avesse ripetutamente mentito. Tuttavia questo era irrilevante per la mia testimonianza, e quindi ho opportunamente tenuto quell'opinione per me. Ho apprezzato sentire il giudice, che è maggiormente in grado di giudicare la veridicità di Murray rispetto a me, che tracciava lo schema di bugie a proprio favore di Conrad Murray.


    MJJC: Pensa che Murray abbia fatto un 'errore fatale' o pensa che sia qualcosa di più?

    Dr. Steven Shafer: L'errore fatale è stato dire "Sì" alla richiesta di Michael Jackson di un medico che gli somministrasse il propofol. Questo è stato seguito da innumerevoli altri errori fatali, ma il tutto risale alla mancanza iniziale di giudizio.


    MJJC: Crede che Murray abbia ottenuto l'accusa appropriata per omicidio colposo o crede che quello che ha fatto era molto più grave e avrebbe dovuto essere accusato di qualcosa tipo omicidio di secondo grado?

    Dr. Steven Shafer: io non sono qualificato per giudicare questo, e sono molto contento che non mi sia stato chiesto un parere su questo durante la mia testimonianza. Sono contento che sia stato dichiarato colpevole. Questo era importante: i medici sono responsabili delle loro azioni. Non siamo al di sopra della legge.

    Ho fatto solo un'intervista televisiva dopo il processo, perché dovevo tenere un corso (www.nonmemcourse.com) immediatamente dopo il processo. Mi è stato chiesto che cosa pensassi del fatto che la peggiore condanna possibile fosse di 4 anni di carcere. Ho risposto che non ero qualificato per dare un parere. Penso che volessero una risposta molto più assetata di sangue, perché non hanno mai trasmesso l'intervista.


    MJJC: Che tipo di punizione sarebbe opportuna, a suo parere personale?

    Dr. Steven Shafer: Sottolineando che si tratta solo della mia opinione personale disinformata, credo che debba perdere la sua licenza, non esercitare più la professione medica e rendere conto alla famiglia Jackson. Per favore, fatemi sottolineare ancora una volta che la pena criminale non è qualcosa che conosco.


    MJJC: Nella sua arringa finale Ed Chernoff ha dichiarato ancora una volta che "la mancanza di tenuta delle cartelle cliniche non ha ucciso Michael Jackson". Trova questa un'assunzione particolarmente irresponsabile - soprattutto alla luce della sua spiegazione lunga e dettagliata della farmacocinetica e della farmacodinamica? La dichiarazione di chiusura di Ed Chernoff è particolarmente irresponsabile e scandalosa, considerando che il medico assunto non ha tenuto nessun dato medico?

    Dr. Steven Shafer: La dichiarazione Mr. Chernoff è falsa. La non tenuta delle cartelle cliniche HA contribuito alla morte di Michael Jackson. Senza dati Conrad Murray non poteva analizzare i trend, come vedere se dosi più elevate fossero necessarie ogni giorno. Senza dati Conrad Murray non poteva analizzare le dosi che aveva somministrato per determinare quale fosse una dose sicura e quale fosse una dose pericolosa.

    La tenuta dei dati clinici rafforza la vigilanza. Quando annoti i segni vitali ogni 5 minuti sei costretto a tenere sotto controllo il paziente. La tenuta delle cartelle cliniche avrebbe costretto Conrad Murray a stare vicino a Michael Jackson e ad annotare continuamente i segni vitali (quantomeno aveva il pulsossimetro al dito e poteva contare fisicamente la respirazione e il battito cardiaco). La tenuta delle cartelle cliniche avrebbe costretto Conrad Murray a monitorare la velocità di infusione per endovenosa. La tenuta delle cartelle cliniche avrebbe mantenuto in vita di Michael Jackson. Quindi, la dichiarazione di Mr. Chernoff è falsa.


    MJJC: Un sacco di iperbole sono state fatte sulla corrispondenza/non corrispondenza del tubo per flebo. Ci può spiegare in dettaglio un'altra volta (senza un avvocato della difesa che la interrompa) perché questo non ha alcuna incidenza sulle sue dichiarazioni?

    Dr. Steven Shafer: Inizialmente ho creduto che il tubo per flebo che Conrad Murray aveva acquistato in grandi quantità dalla Sea Coast Medical fosse senza presa d'aria perché non ho visto la presa d'aria nella foto fatta dal medico legale, nessuna presa d'aria è descritta nella descrizione del prodotto della Sea Cost Medical e non sono riuscito nel mio sforzo iniziale di acquistare il tubo dalla Sea Coast Medical. E' venuto fuori che era un tubo con presa d'aria, cosa che ho capito solo dopo aver esaminato fisicamente il tubo in tribunale.

    Comunque il fatto che il set di infusione più piccolo fosse con presa d'aria aumenta soltanto la facilità con cui Conrad Murray ha impostato l'infusione, e la facilità di nascondere il set di tubi, il giorno in cui di Michael Jackson è morto.

    Tuttavia riporta di nuovo al quadro generale: Conrad Murray stava dando a Michael Jackson un farmaco anestetico nella sua camera da letto con una formazione inadeguata, insufficiente monitoraggio e nessuna attrezzatura di emergenza. È per questo che Michael Jackson è morto. Nessuna di queste questioni cambia il quadro generale.
    Last edited by cristimjj; 21-12-2011 at 05:05 PM.

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Q&A (domande e risposte) con il Dottor Steven Shafer - seconda parte

    Questa è la seconda di tre parti delle risposte del Dott. Steven Shafer alle domande di MJJCommunity. In questa seconda parte il Dr. Shafer risponde alle domande sul Dr. Paul White, su Conrad Murray e sulla morte di Michael Jackson.


    Domande sul Dr. White



    MJJC: Guardando il processo sembrava ci fosse animosità o inimicizia tra lei e il Dr. White. E' corretto? Se sì, questa inimicizia deriva dalle vicende del processo o c'è una storia precedente?

    Dr. Steven Shafer: Paul è stato un amico per quasi tre decenni. Il Paul White che si è visto in televisione non era il Paul White che conoscevo dai tempi della scuola di medicina. Lui ha contribuito molto alla nostra specializzazione. La mia speranza è che la sua eredità permanente saranno i suoi contributi, non la sua difesa di Conrad Murray.

    Paul è stato un maestro prezioso fin da quando ero studente di medicina. Non ero il suo "allievo", come ha dichiarato Chernoff, e non ho apprezzato l'insinuazione che Paul mi abbia insegnato ciò che sapevo sul propofol. Tuttavia Paul mi ha dato consigli su tutto, dalla scuola di medicina all'amore. Mi aspettavo che Chernoff chiedesse "Il Dottor White è stato un mentore per lei?" Ero pronto a dire "sì".


    MJJC: Cosa pensa della testimonianza del Dottor White e del suo comportamento? Qualcosa di quello che ha detto le ha fatto cambiare opinione sul suo collega? E' rimasto sorpreso dalle cose che ha detto e fatto (come i suoi commenti con i media) o non ha fatto (come non predisporre i suoi grafici, non supervisionare l'esperimento sui Beagle)?

    Dr. Steven Shafer: Ci sono stati errori di fatto nella testimonianza di Paul. Paul ha un'erudizione straordinaria. Non conosco le dinamiche del suo rapporto con il team di difesa che lo ha portato a non fare il lavoro difficile che fa di solito quando si tratta di controllare la letteratura. Vorrei che mi avesse contattato prima. Sarei stato felice di aiutarlo a rivedere la letteratura e spiegare la scienza.

    I differenti approcci della scienza e del diritto per determinare la verità hanno tradito Paul. Se questa fosse stata una discussione su un manoscritto scientifico io e Paul avremmo parlato direttamente, senza avvocati che cercavano di screditare uno di noi. Avremmo messo in fila i documenti e gli argomenti, e li avremmo "sviscerati" via e-mail, o forse durante un pranzo prolungato in uno dei nostri ristoranti messicani preferiti. Questo avrebbe funzionato e la scienza avrebbe avuto ragione (almeno la ragione che avremmo ottenuto). Non ci sarebbero state conseguenze negative per nessuno di noi. Come scienziati che collaborano per "ottenere le conclusioni giuste" avremmo fatto bene. Il sistema della giustizia penale non è impostato per permettere agli scienziati che rappresentano le parti opposte di collaborare nel tentativo di trovare la verità.


    MJJC: Siete ancora amici con il Dott. White?

    Dr. Steven Shafer: Ci possono essere dei sentimenti feriti, ma li supereremo. Abbiamo condiviso così tanto.


    MJJC: Ha lavorato con il dottor White ed è/era amico con lui. Perciò come è possibile avere due opinioni completamente diverse su quanto accadde la notte del 25 giugno 2009 da due persone vicine?

    Dr. Steven Shafer: Paul White ha ammesso in tribunale di aver considerato solo gli scenari di auto-iniezione. Questo ha fortemente limitato gli scenari che ha preso in considerazione.


    MJJC: Cosa pensa del modo con cui il suo collega, il dottor White, ha giustificato le azioni di Conrad Murray, da un punto di vista medico?

    Dr. Steven Shafer: Non lo capisco affatto.



    Domande sul dottor Murray

    MJJC: E' stato voluto il non riferirsi a Conrad Murray come medico durante la sua testimonianza? Ha sentito le notizie su quanto questo lo abbia fatto infuriare?

    Dr. Steven Shafer: Non ero a conoscenza di questo. Sarebbe stato molto improbabile riferirmi a lui come "il signor Murray ", dato che è mia abitudine essere rispettoso. Probabilmente mi sono riferito a lui semplicemente come "Conrad Murray". Se avessi detto "Dottor Conrad Murray" questo sarebbe stato davvero un lapsus freudiano: io non lo vedo come un medico.


    MJJC: Gli spettatori a casa hanno potuto vedere Murray perdere le staffe quando ha iniziato la dimostrazione sulla flebo, questo cambiamento di umore le era visibile dalla sua posizione in aula?

    Dr. Steven Shafer: Ho letto questa cosa, ma non l'ho osservata di persona. Ero concentrato sulla giuria.


    MJJC: Se fosse stato così avrebbe avuto paura di ciò che Murray avrebbe potuto fare (ovvero ha pensato ci fosse una possibilità che l'avrebbe aggredita fisicamente)?

    Dr. Steven Shafer: Assolutamente no.


    MJJC: Cosa pensa di Murray come medico?

    Dr. Steven Shafer: credo che abbia violato la fiducia fondamentale tra medici e pazienti, e che lo abbia fatto non per un incidente isolato sotto costrizione, ma intenzionalmente e ripetutamente. Questo non è qualcosa che un medico dovrebbe fare.


    MJJC: Ha sentito parlare o ha guardato il documentario di Conrad Murray?

    Dr. Steven Shafer: No, ne ho solo sentito parlare.


    MJJC: In questo caso cosa ne pensa? Ritiene che la partecipazione di Murray a questo documentario dimostri ulteriormente la sua mancanza di etica professionale e che sia un candidato inadatto per la professione medica?

    Dr. Steven Shafer: Non riesco a immaginare il motivo per cui avrebbe partecipato a un documentario da trasmettere prima della condanna. Evidentemente hanno filmato gli avvocati che imprecavano fra di loro, con Paul White e Conrad Murray su un divano nella casa di Flanagan. Sembra sconsiderato per tutti gli interessati.



    Domande sul ruolo del propofol nella morte di Michael Jackson




    MJJC: Sulla base di tutto quello che sa cosa pensa sia successo il 25 giugno 2009?

    Dr. Steven Shafer: Michael Jackson è morto per arresto respiratorio (ha smesso di respirare) mentre riceveva il propofol, esattamente come ha riportato il medico legale. C'è stato un contributo del lorazepam, anche questo riportato dal medico legale. Il medico legale ha capito bene.


    MJJC: Quanto è convinto che MJ fosse sotto flebo quella notte?

    Dr. Steven Shafer: Sono completamente convinto. Murray ha ammesso di aver utilizzato una flebo ogni notte. Ha detto che stava cercando di disabituare Michael Jackson (al propofol). Io non gli credo. I livelli di propofol nell'urina suggeriscono dosi massicce, più di 2000 mg, come ho spiegato nella mia testimonianza di confutazione. I livelli ematici mostrano concentrazioni anestetiche di propofol. Si adatta tutto a un'infusione (flebo).


    MJJC: Se non teniamo conto del colloquio di Murray con la polizia, secondo il suo parere professionale da quanto tempo MJ era morto quando Murray alla fine lo ha trovato? Alcuni esperti hanno l'impressione che il ritardo nella chiamata al 911 può essere spiegato solo col fatto che lui sapesse che MJ era già morto.

    Dr. Steven Shafer: Penso che fosse già morto, ma questa è davvero una congettura. Io non credo a niente di quello che dice Conrad Murray e non ci sono dati medici. La mia ipotesi che fosse morto si basa sull'arco di tempo limitato tra l'arresto respiratorio e la morte (10-20 minuti). Murray avrebbe dovuto osservarlo in quest'arco di tempo per avere una possibilità di rianimarlo.


    MJJC: Ci sono alcune voci che Michael abbia effettivamente mangiato un pasto la notte in cui è morto sotto le cossiddette "cure" di Murray. Pensa che Michael avesse digiunato per il tempo necessario? O questa è stata un'altra deviazione dagli standard di cura da parte di Murray? Cosa ne pensa?

    Dr. Steven Shafer: Non sono a conoscenza di dati che suggeriscano che Michael Jackson abbia mai digiunato. Non è venuto fuori da nessuna parte nei documenti. La mia ipotesi è che abbia mangiato, perché era probabilmente affamato dopo una prova così intensa.


    MJJC: Cosa ne pensa del 19 giugno (l'e-mail di Kenny Ortega che descrive Michael che ha i brividi e sembra perso) e del 21 giugno (i sintomi di caldo e freddo descritti da Cherylin Lee)? Da dove potrebbero venire quei sintomi?

    Dr. Steven Shafer: E' difficile da sapere. La difesa ha suggerito che potrebbero derivare dall'astinenza dal Demerol, e questo è corretto. Potrebbe anche essere astinenza dal lorazepam. L'astinenza da propofol non è stata descritta, perché a nessuno, salvo Michael Jackson, è mai stato somministrato il propofol notte dopo notte per l'insonnia. Tuttavia, almeno in teoria, potrebbero derivare dall'astinenza da propofol.

    Tuttavia potrebbe anche essere un tipo comune di malattia: una gastroenterite o un brutto raffreddore. Non c'è modo di saperlo.


    MJJC: Ha un'opinione sul 23 e 24 giugno, quando Michael sembrava sentirsi benissimo? Da cosa potrebbe dipendere questo miglioramento?

    Dr. Steven Shafer: Non lo so. Dopo il processo, ho visto "This Is It". Era evidente l'entusiasmo e l'esuberanza, dato che le prove erano quasi alla fine e il tour si stava avvicinando. Potrebbe essere semplicemente l'eccitazione e l'esuberanza in attesa del tour.


    MJJC: L'ha sorpresa che MJ non sia morto prima del 25 giugno dopo aver scoperto che Murray gli stava dando il Propofol senza attrezzature adeguate da 2 mesi (secondo Murray) prima della sua morte?

    Dr. Steven Shafer: Sì. Penso che sia abbastanza sorprendente. Non sappiamo se ci siano state altre situazioni in cui se l'è cavata per un pelo, perché non ci sono cartelle cliniche.


    MJJC: La registrazione audio di Michael del maggio 2009, in cui lui farfugliava le parole, ha attirato molta attenzione. In un'intervista il Dottor Murray ha detto che Michael era sotto l'influenza del Propofol durante quella registrazione. Tuttavia alcune persone dicono che il Propofol non causa cattiva articolazione delle parole. Cosa pensa della registrazione? Ha idea di quali farmaci possano causare quel modo di parlare?

    Dr. Steven Shafer: I sedativi causano cattiva articolazione delle parole. Potrebbe essere stata causata dal midazolam, dal lorazepam o dal propofol.


    MJJC: Pensa che ci sarebbe stata una possibilità per Michael di essere in buona salute e di continuare la vita normale dopo un arresto respiratorio così lungo se i paramedici avessero potuto rianimarlo?

    Dr. Steven Shafer: Sicuramente, se fossero arrivati in tempo.


    MJJC: Questa è una domanda difficile, ma dobbiamo fargliela. Quando c'è un'overdose di Propofol e questa provoca la morte, come è successo a Michael, la persona soffre? Sente dolore? O è come morire nel sonno e non si sente nulla?

    Dr. Steven Shafer: E' una domanda facile a cui rispondere: non c'è sofferenza con una overdose di propofol. La persona si addormenta velocemente e tranquillamente. Il cervello è profondamente depresso e non torna mai alla coscienza.


    MJJC: Se Michael fosse stato un suo paziente e le avesse chiesto il Propofol per aiutarlo a dormire, come avrebbe risposto? Cosa gli avrebbe suggerito? Le avrebbe consigliato di conultare uno specialista del sonno?

    Dr. Steven Shafer: Questa è assolutamente la domanda giusta da fare! Lo avrei affidato ad uno specialista del sonno. Aveva un disturbo del sonno molto grave che minacciava il suo tour, la sua capacità di esibirsi, la sua capacità di creare musica e, potenzialmente, la sua vita. Aveva bisogno di cure urgenti da parte di qualcuno che sapesse quello che stava facendo.


    MJJC: Sa quale sarebbe l'effetto a lungo termine dell'uso del Propofol? Murray ha indicato che MJ stava usando il Propofol da 6 settimane, a quanto pare per dormire circa 8 ore per notte. Ha mai letto studi di casi di pazienti che fanno questo o, come è stato affermato nel processo, MJ è stato un esperimento?

    Dr. Steven Shafer: Questo è stato un esperimento. Non penso che nessun altro paziente al mondo sia mai stato sottoposto a una cosa del genere. Ci possono essere effetti a lungo termine, ma questa è una domanda a cui non si può rispondere senza una ricerca clinica. Non so quali effetti ci si possono aspettare, ma sembra probabile che avrebbe sviluppato tolleranza e dipendenza.


    MJJC: Un'assunzione più prolungata di Propofol per una sedazione profonda, tipo per mesi o anche anni, potrebbe incidere sulla salute umana e su qualche organo? E' possibile assumere il Propofol per molto tempo e non avere alcun effetto collaterale negativo associato all'assunzione?

    Dr. Steven Shafer: Non lo sappiamo, non sono stati fatti degli studi.


    MJJC: Potrebbero non esserci abbastanza informazioni per avere un quadro chiaro di ciò che stava succedendo, ma vorremmo conoscere la sua opinione su ciò che Murray stava prescrivendo a Michael (da fine 2006), le quantità di midazolam, lorazepam e flumazenil che Murray stava acquistando e le possibili conseguenze di un simile trattamento.

    Dr. Steven Shafer: Non sono sicuro a quali quantità vi riferite. Sono consapevole dei farmaci che Murray ha acquistato nel 2009, ma non ho analizzato il suo precedente trattamento di Michael Jackson, perché non aveva un'attinenza diretta con le domande a cui stavo cercando di rispondere al processo.


    MJJC: Secondo il suo colloquio con la polizia sembra che Murray sapesse che non doveva mischiare il Lorazepam e il Propofol, per cui siamo confusi dal fatto che li abbia usati insieme. Perché il dottor Murray o chiunque altro li mischierebbe?

    Dr. Steven Shafer: Non c'è nulla di sbagliato nel dare lorazepam e propofol più o meno nello stesso momento. Gli anestesisti di routine danno il midazolam all'inizio di un anestesia e il propofol pochi minuti dopo. Il midazolam e il lorazepam sono strettamente correlati. Basta sapere che gli effetti sono "sinergici", nel senso che è necessario ridurre la dose di propofol quando si dà una quantità elevata di lorazepam e midazolam.


    MJJC: Ha qualche idea su quanto lorazepam gli era stato dato e quando?

    Dr. Steven Shafer: Sì, gliene ha dato tanto. I livelli di lorazepam nel sangue erano alti abbastanza da contribuire alla causa della morte, come affermato nella relazione del medico legale e come sottolineato dalla difesa. Come è stato accuratamente affermato dalla difesa, la concentrazione del lorazepam nel suo sangue era sufficiente a far addormentare la maggior parte di noi. C'erano 8,4 milligrammi di lorazepam nelle urine dell'autopsia, e altri 5,8 milligrammi di lorazepam nelle urine che sono state recuperate sulla scena, che presumibilmente erano della notte stessa. Perciò Michael Jackson ha ricevuto una gran quantità di lorazepam. Tuttavia, dato che non ci sono cartelle cliniche e io non mi fido di quello che dice Conrad Murray, è difficile essere più precisi.


    MJJC: Il Dottor Kamangar ha dichiarato che si svilupperebbe una dipendenza più velocemente se le benzodiazepine fossero somministrate tramite flebo. Ora questo era un "trattamento" che lo avrebbe reso altamente dipendente dalle benzodiazepine? Se Michael fosse sopravvissuto, avrebbe potuto riprendersi?

    Dr. Steven Shafer: Sì a entrambe le domande. L'uso di medicinali per via endovenosa provoca tipicamente una dipendenza più veloce. Indipendentemente dal grado di dipendenza una persona può recuperare con una terapia adeguata. Il grosso problema per Michael Jackson sarebbe stato il suo essere disposto o meno a stare lontano dai sedativi per via endovenosa per il resto della sua vita. Senza un cambiamento nelle priorità della vita è spesso molto difficile disabituare le persone che sono dipendenti da farmaci.


    MJJC: Dopo aver passato probabilmente ore analizzando la dichiarazione di Murray alla polizia e poi le prove, è rimasto scioccato dalle conclusioni alle quali stava giungendo - la quantità di propofol che Murray doveva aver somministrato per ottenere i risultati nel sangue riscontrati nell'autopsia, il tentativo fallito di Murray di creare la sua "Galleria d'Arte Moderna sulla Flebo", ecc?

    Dr. Steven Shafer: Dato che Conrad Murray aveva ordinato quantità impressionanti di propofol da dare a Michael Jackson e Michael Jackson aveva una concentrazione anestetica di propofol nel sangue mi aspettavo che le simulazioni confermassero che gli erano state somministrate quantità anestetiche di propofol. Così è stato.


    MJJC: Durante la sua testimonianza ha dichiarato che MJ prima ha avuto un arresto respiratorio e poi un arresto cardiaco. Anche il Dottor Steinberg ha testimoniato lo stesso sulla base delle parole di Murray (che non c'era battito cardiaco e pressione sanguigna quando ha trovato Michael). Abbiamo visto la difesa sostenere che poteva essere stato prima un arresto cardiaco e solo dopo un arresto respiratorio. Anche nel documentario di Murray hanno mostrato una scena tra gli avvocati della difesa che avevano in programma di chiederle se fosse possibile un arresto cardiaco diretto, ma poi hanno deciso di non fare la domanda per paura della sua possibile risposta. Può approfondire questo?

    Dr. Steven Shafer: Non riesco a trovare alcuna prova che lo scenario delineato dalla difesa, arresto cardiaco istantaneo in 90 secondi, si sia mai verificato. Ho passato ore alla ricerca di tali elementi di prova, facendo ricerche sulla letteratura medica e comunicando con i funzionari della società che ha tracciato gli eventi negativi del propofol. Per quanto è nella mia conoscenza questo non è mai stato segnalato. Nemmeno una volta.

    Inoltre non credo che un anestesista abbia mai visto una cosa del genere. Non vi è alcun meccanismo attraverso il quale il propofol e il lorazepam agiscono insieme per causare la morte istantanea. Se il giudice l'avesse permesso credo che il processo sarebbe potuto essere prolungato per diversi anni, mentre ogni anestesista degli Stati Uniti saliva sul banco dei testimoni a dire che questo scenario era una completa assurdità.

    Considerate l'assurdità di affermare che la quantità di 25 milligrammi iniettata in 4 minuti era così sicura che il monitoraggio non era quasi necessario, mentre la stessa dose iniettata in un minuto era talmente nociva da provocare magicamente la morte istantanea! Non ha senso.

    Di tutte le false affermazioni da parte della difesa, l'affermazione della magica morte istantanea per una piccola dose di propofol è la più dannosa per i pazienti. È falso. Affermare che può verificarsi una morte cardiaca istantanea per una piccolissima dose di propofol non può che far aumentare l'ansia dei pazienti che necessitano di sedazione e anestesia.


    MJJC: Per quanto si può capire dalla linea di interrogatorio della difesa e dalla. teoria di difesa della testimonianza del Dottor White, ciò che è accaduto il 25 giugno 2009 è questo: Murray ha dato a MJ del Valium e poi 2 dosi di lorazepam e 2 dosi di Midazolam. Dato che MJ non riusciva a dormire, Murray gli ha dato un bolo da 25 mg Propofol. Durante la notte o il giorno (non è chiaro quando) MJ ha ingerito 8 pillole di Lorazepam senza che il Dottor Murray lo sapesse. MJ si è spostato in giro per la stanza, anche se aveva una flebo e un catetere condom collegati e tutti questi farmaci nell'organismo, si è iniettato una siringa già piena e ha lasciato la stessa, che aveva contenuto 25 mg di Propofol, sul comodino. Cosa ci può dire sulla versione degli eventi della difesa?

    Dr. Steven Shafer: Il punto principale è che non importa. Michael Jackson sarebbe vivo se Conrad Murray non avesse commesso molteplici gravi e ingiustificabili violazioni dello standard di cura. Stava somministrando a Michael Jackson un anestetico generale nella sua camera da letto, senza la formazione, senza monitorarlo e senza attrezzature di emergenza. Ha abbandonato il suo paziente. Quando è tornato, il suo paziente era morto o quasi. Questo parla da sé.

    Sappiamo che Michael Jackson ha ricevuto una gran quantità di lorazepam. Forse ha preso delle pillole. Forse Conrad Murray gliene ha dato di più per via endovenosa di quanto abbia ammesso. Sappiamo che non c'era abbastanza lorazepam non metabolizzato nello stomaco di Michael Jackson che suggerisse l'ingestione recente. Sappiamo che c'erano prove nella stanza di alte dosi di propofol somministrate per via endovenosa. Sappiamo che la quantità di propofol non modificato nelle urine suggerisce la somministrazione di oltre 1000 mg (100 ml) di propofol. Perciò lo scenario della difesa non è coerente con i dati fisici o autoptici, sia per il lorazepam che per il propofol.


    MJJC: Dr. Shafer, ha detto al processo che probabilmente al momento della morte la flebo era ancora funzionante e questo spiegherebbe perché la concentrazione di propofol nel sangue femorale era così alta. Ma il dottor White ha detto che dubitava che il propofol potrebbe essere ancora infuso una volta che la circolazione del sangue si fosse fermata. Potrebbe ampliare la spiegazione, per favore?

    Dr. Steven Shafer: Ho affermato che Michael Jackson è morto durante l'infusione, ed è per questo che la concentrazione nel sangue era così alta. Non è necessario che sia morto alla fine dell'infusione, e non c'è ragione di pensare che sia successo questo. E' semplicemente morto durante l'infusione. Il flacone da 100 ml di propofol era vuoto, mi aspetto che sia morto prima che il flacone fosse vuoto, ma che nel momento in cui Conrad Murray lo ha trovato il flacone si fosse svuotato.

    Sono rimasto sorpreso che la difesa abbia sostenuto che le mie simulazioni richiedevano che Michal Jackson fosse morto alla fine dell'infusione. Non c'era tale requisito. Sono rimasto deluso che Paul White lo abbia sostenuto.


    MJJC: Nel caso ci fosse stato l'arresto cardiaco inizialmente e non dopo l'arresto respiratorio come Murray ha detto alla polizia, quell'arresto cardiaco potrebbe essere stato causato da un'alta dose improvvisa, e repentina, dalla flebo, poiché non vi era alcuna pompa di infusione per regolare la velocità della flebo?

    Dr. Steven Shafer: No. Il cuore è un organo molto affidabile. Può fermarsi all'improvviso, ma non da qualcosa che fa il propofol. Ciò che genera un brusco arresto cardiaco è: 1) un'aritmia, di solito dovuta ad un attacco cardiaco acuto, 2) qualcosa che blocca completamente la circolazione, come l'iniezione di una grande dose di aria, o un coagulo di sangue dalle gambe che improvvisamente blocca il flusso nei polmoni, 3) la somministrazione di un'alta dose di potassio per via endovenosa, che interferisce con l'attività elettrica del cuore. Il Propofol fa smettere di respirare e abbassa la pressione sanguigna. Nessuna di queste conseguenze fa sì che il cuore si fermi bruscamente. Per quanto ne so, nessuno ha mai visto il cuore di un paziente che si arresti improvvisamente per qualsiasi dose di propofol.


    MJJC: Secondo le parole di Walgren durante l'arringa finale "noi non sappiamo se Michael si sia svegliato, abbia gridato aiuto e sia soffocato mentre Conrad Murray non era nella sua camera da letto, e non lo sapremo mai" e in base alla testimonianza di Alberto Alvarez che gli occhi e la bocca di Michael erano spalancati, vorrei chiederle questo: Michael potrebbe aver sofferto prima di morire e potrebbe aver davvero gridato aiuto e essere morto soffocato? E se no, perché i suoi occhi e la sua bocca erano aperti, se è morto dormendo?

    Dr. Steven Shafer: Michael Jackson non ha sofferto. È morto perché ha smesso di respirare. Era privo di sensi in quel momento. Se fosse stato cosciente, avrebbe respirato.

    Non significa nulla se gli occhi o la bocca di un paziente sono aperti o chiusi dopo la morte. Ho visto morire mio padre durante il periodo della mia testimonianza. Ero al suo capezzale. E' stato cosciente e privo di sensi alternativamente per circa due ore prima della sua morte. L'ultima comunicazione da parte sua, un segno di "OK" con la mano, è stata circa un'ora prima della sua morte. Dopo la sua morte, ho notato che i suoi occhi e la sua bocca erano aperti. Glieli ho chiusi.
    Last edited by cristimjj; 21-12-2011 at 06:09 PM.

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Q & A (domande e risposte) con il Dottor Steven Shafer - terza parte

    Questa è la terza di tre parti delle risposte del Dottor Steven Shafer alle domande di MJJCommunity. In questa terza e ultima parte il Dott. Shafer risponde a domande su Propofol, Lorazepam, Flumanezil, insonnia e questioni connesse.



    Domande sul propofol in generale

    MJJC: Pensa che la sua testimonianza abbia contribuito ad alleviare le preoccupazioni dei pazienti sul Propofol o le cose sono più o meno allo stesso punto?

    Dr. Steven Shafer: Potrebbe aver aiutato, ma solo un po'. Il venerdì che Paul White ha testimoniato stavo lavorando all'"Allen Pavilion", un ospedale regionale gestito dalla Columbia University che serve una zona a basso reddito di Manhattan e del Bronx. Mi stavo prendendo cura di un uomo anziano che ha chiesto quale farmaco gli avrei dato. Gli ho detto il "propofol". Come spesso accade ha chiesto se era il farmaco che ha ucciso Michael Jackson. Gli ho detto che il propofol non ha ucciso Michael Jackson, Conrad Murray ha ucciso Michael Jackson. Ho anche detto che il propofol è un farmaco molto sicuro. Ha detto "Ho sentito quel dottore dirlo in televisione, ma io non gli credo".

    Gli ho detto che ero io il medico che ha visto in televisione. Pensava che fosse divertente: il medico in camice blu, che indossa un copricapo da chirurgo, con lo stetoscopio intorno al collo, che lavora in questa clinica per pazienti poveri poteva essere il dottore "famoso" che aveva visto in televisione. "Sì, proprio" è stata la sua risposta. Non mi ha creduto nemmeno per un secondo. Tuttavia è stato rassicurato dal mio "scherzo" sull'essere il medico che aveva visto in televisione, e tutto è andato bene.


    MJJC: Una persona può diventare dipendente dal propofol? Se sì che tipo di dipendenza è, fisica o psicologica?

    Dr. Steven Shafer: Non ci sono molti dati su questo perché il propofol deve essere somministrato per via endovenosa, e brucia davvero, cosa che ne scoraggia l'abuso. Tuttavia, c'è stata una serie di decessi di anestesisti e e di altro personale sanitario per abuso del propofol. Sulla base di questo, sono ragionevolmente sicuro che crei dipendenza.


    MJJC: Perché a qualcuno potrebbe venire l'idea di utilizzare il Propofol come aiuto per dormire? Se è da utilizzare solo per la chirurgia perché qualcuno dovrebbe suggerire di darlo a una persona per poter dormire?

    Dr. Steven Shafer: Il meccanismo di azione del propofol è lo stesso di farmaci come l'Ambien, che sono comunemente usati per indurre il sonno. Questa è una domanda ragionevole su cui fare ricerca. Tuttavia (questo uso) non dovrebbe mai essere messo in pratica fino a quando non sia stato studiato in un ambiente di ricerca adeguato. Dopo che lo studio sarà fatto, dovrà essere usato solo con idonea documentazione e tutte le precauzioni.


    MJJC: Le società farmaceutiche che producono il Propofol stanno indagando sulla possibiltà di testare il Propofol per dormire? Pensa che ci saranno altri studi di ricerca sull'utilizzo del propofol per dormire?

    Dr. Steven Shafer: Sì a entrambe le domande.


    MJJC: Quali sono gli effetti conosciuti sul sistema nervoso e sul cervello dell'uso del Propofol a lungo termine?

    Dr. Steven Shafer: Non molti, perché è impiegato raramente per un uso a lungo termine. Sono riuscito a trovare un rapporto di un paziente che ha ricevuto propofol nel reparto di terapia intensiva per 51 giorni. Questa è la conclusione dell'articolo: "Per quanto di nostra conoscenza questo rapporto rappresenta la prima documentazione dell'uso del propofol per la sedazione a lungo termine in una paziente in gravidanza ventilata meccanicamente e la più lunga infusione continua di propofol pubblicata nella letteratura medica. Il propofol è stato utilizzato per 51 giorni senza documentati eventi negativi sulla maternità" (Tajchman SK, Bruno JJ. L'uso prolungato del propofol in un paziente critico in gravidanza. Ann Pharmacother 2010;44:2018-22).

    Questa paziente è stata disabituata dal propofol in diversi giorni senza alcuna conseguenza. Per cui la somministrazione per 2 mesi non sembra avere conseguenze a lungo termine, almeno sulla base di questo esempio e sul fatto che Michael Jackson abbia continuato a fare le prove (dello show). Tuttavia questi sono solo due casi. Devono essere fatte più ricerche se si contempla lo sviluppo del propofol per l'uso a lungo termine.


    MJJC: Si ottiene un "sonno ristoratore" dal Propofol? Abbiamo sentito esperti che si contraddicono a vicenda su questo argomento.

    Dr. Steven Shafer: La contraddizione riflette lo stato della scienza. Mi hanno dato il propofol per un'anestesia circa un anno fa e io ho dato il propofol a migliaia di pazienti. C'è spesso una sensazione di aver dormito bene dopo il risveglio dal propofol.

    Tuttavia gli studi suggeriscono che il sonno sotto propofol sia abbastanza diverso dal sonno normale, e che non sia "ristoratore" come il sonno normale. Per esempio, i sogni sono importanti nel funzionamento del cervello. I pazienti non sognano sotto propofol, tranne al momento del risveglio. La mia interpretazione dei dati è che il propofol possa andare bene per fare in modo che un paziente si addormenti, ma che mantenere un paziente sotto propofol durante il sonno (come a volte facciamo nei reparti di terapia intensiva) probabilmente nega un sonno ristoratore ai pazienti.


    MJJC: E' d'accordo che il Propofol debba essere riclassificato come sostanza controllata?

    Dr. Steven Shafer: No. Penso che questo danneggerà i pazienti. In caso di emergenza c'è bisogno del propofol immediatamente e in grandi quantità. Sono contrario a porre ostacoli nel modo in cui i medici assistono i pazienti, a meno che non ci sia un chiaro beneficio. Conrad Murray avrebbe potuto comunque ottenere il propofol per Michael Jackson, perché i medici possono ordinare le sostanze controllate. Dato che l'abuso di propofol riguarda soprattutto i medici, renderlo una sostanza controllata non limiterà la capacità dei medici di abusarne. Metterà solo in pericolo la loro capacità di curare i pazienti in situazioni di emergenza.

    Questo è stato oggetto di un numero di "Anesthesia & Analgesia". Ecco la copertina di quel numero: http://www.aaeditor.org/HWP/Covers/0710.cover.jpg.


    MJJC: Pensa che oggi la comunità degli anestesisti sarà più attenta al modo in cui promuove e insegna ad usare il Propofol?

    Dr. Steven Shafer: Prendiamo questo già molto sul serio. Siamo molto coinvolti nell'insegnamento dell'uso sicuro dei sedativi ai nostri colleghi medici. Questo continuerà. Forse loro saranno più ricettivi dell'importanza della sedazione sicura. Tuttavia, nulla di ciò che possiamo fare può raggiungere un medico che non mette al primo posto i pazienti.


    MJJC: Pensa che la comunità medica abbia imparato qualcosa dalla morte di Michael riguardo le prescrizioni a una persona ricca e potente e il comportamento sbagliato di un medico?

    Dr. Steven Shafer: Assolutamente. Ho detto questo in precedenza. Sono consapevole di questo perché ho avuto occasione di osservarlo nella mia attività. I medici sono al servizio dei pazienti, agendo da medici. Questo è un messaggio sia per i medici che per i pazienti.


    MJJC: Può spiegarci qualcos'altro sul "lecca-lecca al propofol"?

    Dr. Steven Shafer: Il propofol assorbito dallo stomaco non raggiunge mai il cervello, perché viene tutto rimosso dal fegato. Tuttavia l'afflusso di sangue alla bocca e all'esofago (sopra il diaframma) non torna direttamente al fegato, va al cuore e da lì va dappertutto, compreso il cervello. Quindi un lecca-lecca al propofol fornirebbe propofol al sangue venoso, e da lì al cervello. Io e Paul White abbiamo discusso di questo in una delle pause prima della sua testimonianza. E' un'idea ragionevole, a condizione che la dose sia adeguatamente controllata.

    Se questo dovesse mai diventare disponibile riconsidererei la mia posizione sulla classificazione del propofol come sostanza controllata. La mia opinione attuale è fortemente influenzata dal fatto che funziona solo quando somministrato per via endovenosa, e che brucia davvero!


    MJJC: Che sapore ha il propofol?

    Dr. Steven Shafer: Ha la consistenza del latte scremato, e ha il sapore di un condimento per insalata molto medicinale.


    MJJC: L'esperimento con il propofol sui beagle fatto dalla difesa ha fatto molto arrabbiare la PETA e i fan di MJ. Non ci aspettiamo che lei abbia un'informazione diretta sull'esperimento sui beagle, ma dato che gli esseri umani non hanno avuto conseguenze dopo aver bevuto il Propofol è lecito ritenere che anche i beagle siano rimasti incolumi?

    Dr. Steven Shafer: Credo sia molto improbabile che i beagle abbiano avuto qualche danno. Non ci dovrebbe essere nessun effetto bevendo il propofol. Comunque mi mette a disagio il fatto che né il protocollo sperimentale né i risultati della sperimentazione siano stati presentati in tribunale. Credo che quando gli animali o gli esseri umani partecipano a studi clinici ci sia l'obbligo morale di scrivere e pubblicare la ricerca da aggiungere all'insieme di conoscenze. E' la maggiore conoscenza che giustifica moralmente la ricerca. Ho trascritto il nostro studio sugli esseri umani per la pubblicazione, ho chiesto a Paul White di rivederlo e l'ho dato alla difesa. Credo che avrebbero dovuto fare lo stesso con il loro studio sui beagle.


    MJJC: Abbiamo sentito la teoria che alcune delle benzodiazepine o il propofol, che sono stati dati a MJ da parte di Murray, possono essere utilizzati per aiutare le persone che hanno una dipendenza da altri farmaci come il Demerol, è vero? Può commentare su questo?

    Dr. Steven Shafer: Esiste una tecnica di disintossicazione rapida che consiste nel mettere i pazienti sotto anestesia generale per un lungo periodo di tempo (ore o giorni) e invertire farmacologicamente gli oppioidi con i loro "antagonisti", farmaci che bloccano chimicamente gli effetti del Demerol e farmaci simili. E' una questione controversa, ma probabilmente funziona su alcuni pazienti.


    Domande sul Demerol

    MJJC: La quantità di Demerol somministrata a Michael dal Dottor Klein era normale o era una dose troppo grande?

    Dr. Steven Shafer: Non posso rispondere senza sapere perché veniva somministrato il Demerol. Il Dottor Klein non ha testimoniato al processo. Non mi sento a mio agio dando un parere senza ulteriori informazioni.


    MJJC: La sua risposta cambierebbe considerando la storia di MJ (vittima di ustioni) con il farmaco? Pensi che fosse eccessiva?

    Dr. Steven Shafer: Anche in questo caso mi scuso, ma non voglio dare un parere senza sapere perché il Dottor Klein somministrasse il Demerol. Ciò riflette probabilmente la mia cautela essendo Redattore capo di una rivista medica. I redattori medici sono riluttanti a dare un parere pubblico, meno che non siano sicuri di aver compreso i fatti.


    MJJC: Secondo lei il Demerol aggrava l'insonnia come effetto collaterale? Ha esercitato un qualsiasi ruolo sulla salute fisica e mentale di Michael? Qual era il miglior trattamento per l'insonnia di Michael?

    Dr. Steven Shafer: Sono tre domande. Rispondo in ordine:

    Il nome chimico del Demerol negli Stati Uniti è "meperidina". In molti paesi è noto come "petidina". La meperidina ha un metabolita, la "normeperidina", che è uno stimolante del sistema nervoso. Come stimolante nervoso, mi aspetto che peggiori l'insonnia.

    Il medico legale ha esaminato sia sangue che urine per la meperidina (Demerol) e la normeperidina. Non sono stati rilevati. Quindi la meperidina non ha esercitato un ruolo diretto nella morte di Michael Jackson il 25 giugno. Tuttavia avete fatto una domanda più generale , se "ha esercitato un qualsiasi ruolo sulla salute fisica e mentale di Michael". E' una buona domanda e devo di nuovo scusarmi per non poter rispondere. Non ho letto le cartelle cliniche del Dottor Klein né sentito una spiegazione dettagliata della cura di Michael Jackson. Sono a disagio a fare congetture senza quelle informazioni.

    I disturbi del sonno sono complessi e il loro trattamento è una branca specialistica della medicina. Sono informato che ogni farmaco che influenza il livello di coscienza può peggiorare i disturbi del sonno. C'è una bella descrizione dei disturbi del sonno e del trattamento dei disturbi del sonno comuni su http://www.sleepfoundation.org/artic...s-and-insomnia.


    Domande su lorazepam, flumazenil e efedrina

    MJJC: Il lorazepam libero rilevato nel liquido gastrico potrebbe essere spiegato con l'emorragia allo stomaco causata dalla CPR o anche con il mix accidentale di sangue adiacente al momento dell'autopsia (come è stato suggerito dal medico legale, il Dottor Rogers, nelle udienze preliminari, anche se non è stato menzionato di nuovo durante il processo)?

    Dr. Steven Shafer: Forse. Tuttavia ci si può aspettare il lorazepam libero semplicemente perché le molecole come il lorazepam possono passare dal sangue nello stomaco, così come fanno in tutti i tessuti. È così che la lidocaina e il propofol vanno nello stomaco. Il lorazepam dovrebbe comportarsi nella stessa maniera.

    Inoltre, l'enzima beta glucuronidasi è secreto dalla parete dello stomaco nel fluido dello stomaco. Il beta glucuronidasi è l'enzima che riporta il glucuronide del lorazepam al lorazepam. Così il sangue potrebbe essere una spiegazione, ma per la maggior parte di esso è probabile che sia la semplice diffusione di lorazepam dal sangue allo stomaco.


    MJJC: C'è qualche altra ragione per somministrare il Flumazenil, oltre che per invertire gli effetti delle benzodiazepine (il Lorazepam in questo caso)?

    Dr. Steven Shafer: No.


    MJJC: Ha senso dare il Flumazenil a una persona che secondo il dottor Murray ha ricevuto soltanto 4 mg di Lorazepam?

    Dr. Steven Shafer: La parte più critica di qualsiasi rianimazione è quella di ventilare i polmoni del paziente. Il problema nella somministrazione del flumazenil è che ha distratto Conrad Murray dal compito fondamentale di ventilare i polmoni di Michael Jackson. Se ci fossero state diverse persone coinvolte nella rianimazione, la somministrazione del flumazenil avrebbe avuto senso. Tuttavia, poiché Conrad Murray era solo, qualsiasi interruzione di più di pochi secondi era troppo lunga.


    MJJC: Può spiegare la sua considerazione sui livelli di Lorazepam più dettagliatamente?

    Dr. Steven Shafer: Risponderò meglio che posso, ma non so esattamente quello che volete sapere. I livelli di lorazepam erano sufficientemente alti da far venire sonno sia a me che a voi. Tuttavia i pazienti diventano tolleranti al lorazepam e ai farmaci correlati (le "benzodiazepine"). Dal momento che Michael Jackson aveva una concentrazione piuttosto elevata, e che secondo Conrad Murray la dose di farmaco non era sufficiente per indurgli il sonno, doveva avere una tolleranza.

    La difesa ha voluto attribuire la morte di Michael Jackson, in parte, al lorazepam per via orale. Il problema di questa teoria è che c'era solo una minuscola quantità di lorazepam nello stomaco di Michael Jackson. Per spiegare quella quantità minima la difesa ha affermato che Michael Jackson aveva ingerito il lorazepam circa 5 ore prima del momento della morte. Se ciò fosse vero, allora la concentrazione di Lorazepam avrebbe raggiunto il picco circa nel momento in cui Conrad Murray sostiene che Michael Jackson lo stava implorando perché gli desse più farmaci per addormentarsi. Perciò questa considerazione non ha senso.


    MJJC: Secondo il referto autoptico non è stata trovata efedrina nel corpo di Michael. E' un farmaco che aggrava l'insonnia. Come agisce l'efedrina con le benzodiazepine e il propofol? Potrebbe contenere l'effetto di questi farmaci?

    Dr. Steven Shafer: C'era un flacone di capsule composte di efedrina, caffeina e aspirina nella stanza. L'efedrina è talvolta usata in rianimazione. Poiché non vi era efedrina nelle urine dell'autopsia di Michael Jackson e neanche nell'urina raccolta sulla scena, presumo che quell'efedrina fosse per l'ingestione orale, e non da somministrare come parte della rianimazione.

    L'efedrina può ridurre gli effetti del propofol e delle benzodiazepine sulla pressione arteriosa e sulla frequenza cardiaca. L'efedrina cronica potrebbe aggravare l'insonnia.


    Domanda sulla ricerca medica in generale

    MJJC: Il giudice Pastor ha fatto riferimento a Murray che ha reso Michael Jackson parte di un "esperimento scientifico". Questo potrebbe purtroppo dissuadere i pazienti dal sentirsi a loro agio partecipando agli studi clinici e altri tipi di ricerca scientifica e medica positiva. Può parlare dell'importante intersezione tra le ricerche degli scienziati e la pratica clinica dei medici?

    Dr. Steven Shafer: Ho effettuato decine di studi clinici. Io non credo che questo influirà negativamente sul reclutamento dei pazienti negli studi clinici, perché questo "esperimento" non ha alcuna somiglianza con uno studio scientifico. Penso che "esperimento" sia un termine preciso, perché implica correttamente che Conrad Murray non aveva idea di cosa sarebbe successo con una sommnistrazione continuata giorno dopo giorno del propofol. Quindi questo è stato un esperimento che stava conducendo ogni giorno per vedere come Michael Jackson avrebbe risposto. Tuttavia, non credo che nessuno confonderebbe questo esperimento con un esperimento scientifico adeguato.

    La domanda più ampia che fate è sull'intersezione tra ricerca e pratica. Questa è una domanda importante, e (fortunatamente) una che è stata oggetto di un esame molto attento. La risposta risale al Codice di Norimberga, che è seguito al processo ai medici nazisti colpevoli di atrocità alla fine della seconda guerra mondiale. Potete trovare un ottimo resoconto su Wikipedia. E' stato aggiornato dal Rapporto Belmont, pubblicato nel 1978. Anche in questo caso, c'è un ottimo resoconto su Wikipedia. Come spiegato nel Rapporto Belmont, la "ricerca" si differenzia dalla pratica clinica che nella ricerca è un indagine sistematica volta a creare una conoscenza generalizzabile. "Sistematica" significa che il ricercatore raccoglie intenzionalmente dati per rispondere a una domanda. Conoscenza generalizzabile significa che il ricercatore ritiene che le informazioni raccolte siano utili agli altri, e si propone di "generalizzare" la conoscenza, di solito tramite la pubblicazione. Se cercate su Google "Anesthesia & Analgesia policy in institutional review board approval and informed consent for research" troverete un editoriale che ho scritto a marzo sul tema.



    [i]Domande sull'insonnia[i]

    MJJC: Decenni di menzogne, calunnie, falsità, trattamento disumano da parte dei media e malintesi del pubblico hanno causato a Michael immensa sofferenza, dolore e angoscia che sono sfociati nell'insonnia. Sappiamo che il Propofol non era la risposta, ma cosa pensa che avrebbe dovuto fare (a livello medico) per trattarla?

    Dr. Steven Shafer: Avrebbe dovuto essere in cura da un medico che si occupa di cura del sonno. Aveva una terribile afflizione, che richiede di essere curata da un esperto.


    MJJC: Pensa che la meditazione (non so se si tratta di un errore di trascrizione della domanda - medication invece che meditation - dato che Shafer risponde riguardo al trattamento con medicinali, ndt) di cui Murray stava parlando nel suo colloquio con la polizia avrebbe potuto realmente aiutare Michael a dormire?

    Dr. Steven Shafer: Forse. Conrad Murray ha citato sia il propofol che il lorazepam. Sono entrambi sedativi che agiscono sullo stesso recettore del corpo, il recettore "GABA". Anche la maggior parte dei farmaci per dormire agiscono sul GABA, ad eccezione degli antistaminici (ad esempio il benedryl) e la melatonina. Quindi mi aspetterei che questi farmaci inducano il sonno. Tuttavia non dovrebbero essere utilizzati per mantenere il sonno, perché i farmaci interferiscono con alcune delle funzioni del cervello che sono necessarie perché il sonno sia "ristoratore", che significa che dà ristoro al cervello.


    Commenti finali

    MJJC: Tutto ciò che vuole dire ai membri di MJJCommunity e ai fan di Michael Jackson in generale.

    Dr. Steven Shafer: Dopo che le vostre domande circa la tragica morte di Michael Jackson hanno avuto risposta, vi incoraggio a metterla da parte. Conrad Murray è stato condannato. Abbiamo una comprensione ragionevole di quello che è successo. E' tempo di tornare ai legami che hanno messo insieme la MJJCommunity in primo luogo: la vostra celebrazione della vita di Michael Jackson, del suo messaggio e della sua musica.

    Apprezzo l'opportunità di rispondere alle vostre domande e spero che le risposte siano utili alla MJJCommunity.

    Cordiali saluti,

    Steven Shafer
    Last edited by cristimjj; 22-12-2011 at 12:13 PM.

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Exklusives MJJC Q&A mit Dr. Steve Shafer, Teil 1

    Dies ist Teil 1 von 3 von Dr. Steve Shafer's Antworten auf Fragen der MJJCommunity. Im
    ersten Teil beantwortet Dr. Shafer Fragen ueber Michael Jackson, sich selbst (Dr. Shafer)
    und den Conrad Murray Prozess im Allgemeinen.



    Fragen ueber Michael Jackson allgemein


    MJJC: Haben Sie jemals Michael Jackson's Musik gehoert und wenn ja welcher Song ist Ihr
    Lieblingslied?

    Dr. Steve Shafer: Ich bin mit Michael Jackson's Musik aufgewachsen, genau wie der Rest der
    Welt. Thriller ist das einzige Album, das ich gut kannte, und "Beat It" ist mein Lieblings-
    lied von dem Album. Die Message und die Musik haben mich beide angesprochen.

    MJJC: Was war Ihre Meinung ueber Michael Jackson vor dem Prozess?

    Dr. Steve Shafer: Ich wusste sehr wenig ueber sein persoenliches Leben, abgesehen von
    gelegentlichen sensationellen Schlagzeilen. Ich habe absichtlich vor dem Prozess nichts
    ueber sein Leben gelesen, weil ich keine Befangenheit in meine Aussage einbringen wollte.
    Ich habe seit dem Prozess viel gelesen.

    MJJC: Hat sich Ihre Meinung ueber Michael Jackson waehrend und nach dem Prozess geaendert?
    Positiv oder negativ, und was ist Ihre derzeitige Meinung ueber Michael Jackson?

    Dr. Steve Shafer: Ja. Waehrend des Prozesses habe ich ihn als Patienten gesehen, genau
    wie die vielen Patienten, um die ich mich gekuemmert habe. Waehrend des Prozesses hatte
    ich kein geistiges Bild von Michael Jackson als eine Ikone oder einem beruehmten Entertainer.
    Er war ein Patient, der durch medizinische Behandlung gestorben ist. Es war wichtig, auf ihn
    als Patenten konzentriert zu bleiben.

    Allerdings war mit bewusst, dass seine Wechselbeziehung mit Conrad Murray zum Teil eine
    tragische Nebenwirkung seines Reichtums war. Ich habe 20 Jahre an der Fakultaet der
    Stanford Universitaet verbracht, und in letzter Zeit an der Columbia Universitaet. Patienten,
    die sehr wohlhabend sind, waehlen oft ein Spital mit grossem Namen. Die meisten wohlhabenden
    Patienten sind sehr freundliche und anstaendige Menschen. Ich begegne jedoch gelegentlich
    einem wohlhabenden Patienten, der glaubt, weil er oder sie reich ist, kann er oder sie
    mir einfach sagen, wie ich Anaesthesie zu verabreichen habe. Das ist es, was sie gewoehnt
    sind: Befehle geben und von den Leuten "ja" gesagt zu bekommen. Ich glaube, dass Michael
    Jackson in diese Falle getappt ist: Zu glauben, dass er Aerzten sagen kann, was sie tun
    sollen und von ihnen zu erwarten, dass sie "ja" sagen. Das entschuldigt nicht seine Aerzte,
    die "ja" gesagt haben. Jedoch koennen Reichtum und Ruhm ein Fluch sein.

    Meine Meinung zu Michael Jackson ist, dass er ein ungemein begabter Musiker, Entertainer
    und eine aufrichtig mitfuehlende Person war. Er wurde jedoch als Junge in (wohlverdiente)
    Beruehmheit gedraengt und hat sein ganzes Leben unter dem pruefenden Blick der Oeffentlich-
    keit verbracht. Das scheint mir kein Segen zu sein. Mir erscheint es wie eine Tragoedie.
    Er hat nie ein normales Leben gefuehrt.

    MJJC: Waehrend des Prozesses haben die Verteidigung und diverse Medien Michael Jackson
    wiederholt als "Drogensuechtigen" bezeichnet. Wuerden Sie basierend auf Ihrem Wissen und
    Ihrer Forschung in diesem Fall sagen, Michael Jackson war ein "Drogensuechtiger" oder nicht?

    Dr. Steve Shafer: "Sucht" ist ein Laienbegriff, kein medizinischer Begriff. Der korrekte
    medizinische Begriff ist Substanzabhaengigkeit. Man findet eine genaue Erklaerung dazu
    in Wikipedia. Ihr koennt eine gute Beschreibung auch hier finden:
    www.csam-asam.org/pdf/misc/DSM_criteria_for_diagnosis.doc

    Ich glaube, Michael Jackson hatte zur Zeit seines Todes wahrscheinlich eine Abhaengigkeit
    von Sedativa, weil er jede Nacht intravenoese Sedativa erhalten hat. Diese Art von regel-
    maessiger Aufnahme verursacht fast mit Sicherheit eine Abhaengigkeit.

    MJJC: Kann Dr. Shafer eine Meinung zu Michael's chronischem Lungenzustand geben (respira-
    torische Bronchiolitis, multifokale chronische interstitielle Lungenentzuendung, chronische
    Entzuendung)? Ein TV-Arzt (Dr. Drew) hat gemutmasst, dass das von wiederholtem/langfristigem
    Gebrauch von Propofol kommen koennte. Es ist jedoch bekannt, dass MJ 1977 eine Rippenfellent-
    zuendung hatte und in spaeteren Jahren wurde berichtet er haette gesagt, "er hat eine Blase
    auf seiner Lunge". Koennte das durch Propofol verursacht worden sein oder koennte es in Be-
    ziehung zu seinem Lupus stehen?

    Dr. Steve Shafer: Propofol wird ueblicherweise fuer Infusionen in Intensivstationen ver-
    wendet. Mir ist kein primaerer Effekt von Propofol auf die Lungen bekannt. Weil jedoch
    Michael Jackson's Luftroehre nicht geschuetzt war, waehrend er Propofol bekommen hat,
    koennte er regelmaessig kleine Mengen Speichel oder erbrochenen Mageninhalt inhaliert
    haben, waehrend er mit Propofol betaeubt war. Das kann die Lunge schaedigen und chronische
    Entzuendung hervorrufen.

    Allgemeine Fragen ueber Dr. Shafer

    MJJC: Da Ihr Vater waehrend des Prozesses verstorben ist, war es schwer, die Aussage zu
    machen? (und bitte nehmen Sie unser aufrichtiges Beileid fuer Ihren Verlust an)

    Dr. Steve Shafer: Ich habe mit einigen Mitglieder von MJJCommunity meine persoenliche Ge-
    schichte ueber den Tod meines Vaters geteilt. Ich erspare Euch die Details, ich sage nur,
    fuer mich brachte der Prozess ein unerwartetes Geschenk: Die Moeglichkeit, bei meinem
    Vater zu sein, als er starb. Waere da nicht der Prozess gewesen, waere ich in New Jersey
    gewesen. Unter den gegebenen Umstaenden war ich an seinem Krankenbett und gab ihm Liebe
    und Morphium. (Ich kann nur hoffen, dass sich eines meiner Kinder fuer eine Karriere in der
    Anaesthesie entscheidet.)

    Waehrend meiner Aussage fuehlte ich, dass mein Vater bei mir war. Es gabe mir Selbstver-
    trauen, besonders waehrend des Kreuzverhoers. Ich wusste, da mein Dad bei mir war, wuerde
    ich OK sein.

    MJJC: Waehrend Ihrer Aussage erfuhren wir, dass Sie Propofol getrunken haben. Haben Sie es
    getrunken, bevor sie die wissenschaftliche Studie durchgefuehrt haben? Was hat Sie veran-
    lasst, es selbst zu trinken?

    Dr. Steve Shafer: Ich wusste, die Verteidigung wuerde Tierstudien als nicht auf den Menschen
    zutreffened ablehnen, so wie Paul White das getan hat als er nach Tierstudien zu Propofol
    im Urin gefragt wurde. Es war unmoeglich, dass ich in den USA eine Studie am Menschen in
    drei Monaten durchfuehren konnte, also dachte ich, der beste Beweis, den ich bekommen
    konnte, war, einfach Propofol zu trinken und ueber die Effekte zu berichten. Ich kannte
    die Pharmakologie gut genug, um absolut sicher zu sein, dass es inaktiv war.

    Etwa eine Woche spaeter sagte mir mein Kollege Pablo Sepulveda in Chile, dass er in der Lage
    waere, eine klinische Studie mit Freiwilligen durchzufuehren. Das machte mein Trinken von
    Propofol voellig irrelevant.

    Bitte bedenkt, dass Propofol einzigartig ist in seinem vollstaendigen "erster Durchgang"-
    Metabolismus. Man sollte das nicht mit anderen Medikamenten versuchen. Tatsaechlich waeren
    viele Medikamente auf dem Anaesthesie-Rollwagen toedlich, wenn man sie so einnimmt. Das
    sollte nicht als Partytrick versucht werden!

    MJJC: Irgendwelche Kommentare zu Mr. Chernoff, der Sie als "Cop" ("Bulle") bezeichnet hat?

    Dr. Steve Shafer: Nein, das ist sein Job. Es hat mich ueberhaupt nicht gestoert.

    MJJC: Waehrend Ihres Kreuzverhoers fragte die Verteidigung "Sind Sie sich dessen bewusst, dass
    alles, was Sie hier gesagt haben, lediglich Ihre Meinung ist?" In Ihrer Antwort kamen Sie
    zu dem Schluss, dass das eine interessante Frage ist - wo endet "persoenliche Meinung" und
    wo beginnt "Dr. Shafer"? Sind Sie, Dr. Shafer, zu einem Schluss in diesem Raetsel gekommen?
    Betrachten Sie es als weise oder gar wuenschenswert, Ihren Geist in die Dr.-Figur und
    Steven Shafer aufzuspalten? Ist es ueberhaupt moeglich, das zu tun? Was waere das wahr-
    scheinlichste Ergebnis? Koennte es eine bedeutende "Staerke" in einer persoenlichen und
    ehrlichen Meinung geben?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe spaeter ziemlich viel ueber die Frage nachgedacht. Ich habe sie
    nicht erwartet, wahrscheinlich weil ich kein erfahrener Gerichtssachverstaendiger bin. Es
    war erst das zweite Mal, dass ich vor Gericht ausgesagt habe.

    Mr. Chernoff hat mit meiner wissenschaftlichen Ausbildung gespielt. Wissenschaftler sind
    zurueckhaltend damit, etwas als sicheren Fakt darzustellen. Es gibt Hinweise und Schluss-
    folgerungen, aber Wissenschaft ist immer fuer neue Hinweise und neue Schlussfolgerungen
    offen. Seine Frage "war Ihre Aussage nicht gaenzlich Ihre Meinung" war eine Einladung "ja"
    zu sagen, basierend darauf, wie ich "Ihre Meinung" in Bezug auf meine wissenschaftliche
    Meinung interpretiere. Haette ich "ja" geantwortet, haette das fuer ihn eine Tuer geoeffnet,
    um in seinem Schlussplaedoyer zu sagen "Dr. Shafer selbst hat zugegeben, dass seine Ansichten
    nur seine Meinungen waren." Das haette auf die allgemeine Verwendung von "Meinung" als eine
    blosse Spekulation nicht unterstuetzt von Daten angespielt.

    Es gab zwei Aspekte in meiner Aussage: den Pflegestandard und Propofol-Pharmakologie. Ich
    muss Fakt gegenueber Meinung fuer diese getrennt eroertern.

    Viele Aspekte des "Pflegestandards" sind von Organisationen kodifiziert. Z. b. hat die
    Amerikanische Gesellschaft für Anaesthesiologie Anwendungsrichtlinien, die sehr klar den
    Pflegestandard waehrend der Gabe von Narkose darlegen. Meine Aussage basierte weitgehend
    auf diesen Richtlinien. Jemand koennte dagegenhalten, dass es lediglich meine "Meinung" war,
    die veroeffentlichten Richtlinien der Amerikanischen Gesellschaft für Anaesthesiologie als
    Fakt zu repraesentieren. Es ist jedoch ein Fakt, dass sie Richtlinien zum Pflegestandard
    veroeffentlicht haben, und diese veroeffentlichten Richtlinien waren die Basis meiner
    "Meinung".

    Es gibt Aspekte beim Pflegestandard, die nicht in veroeffentlichten Richtlinien enthalten
    sind, weil sie selbstverstaendlich sind. Ich glaube, Aerzte sollten nicht luegen. Ich glaube,
    Conrad Murray's falsche Darstellung ueber die Medikamente, die er Michael Jackson gegeben
    hatte, war eine sittenwidrige Verletzung des Pflegestandards. Ist das meine Meinung? Ja.
    Ich denke jedoch, dass jede Person auf diesem Planeten meine Meinung teilt, dass ein Arzt
    nicht luegen sollte. Gleichfalls ist es meine Meinung, dass Aerzte das Interesse ihrer
    Patienten ihrem persoenlichen Interesse voranstellen muessen. Das ist meine "Meinung". Ich
    denke jedoch hier wieder, es ist eine Meinung, die universell geteilt wird. Kann das als
    "blosse Meinung" abgetan werden?

    Den wissenschaftlichen Teil meiner Aussage betreffend ist meine "Meinung" die eines Experten
    in dem Bereich. Die Simulationen, die ich praesentiert habe, waren mathematisch exakte
    Darstellungen der Pharmakokinetik. Abgesehen von einem mathematischen Fehler meinerseits
    zeigen die Simulationen praezise die Propofolkonzentrationen im Blut und am Effektort,
    prognostiziert durch spezifische Pharmakokinetik-Modelle fuer spezifische Dosen. Der
    "Expertenaspekt" ist es, zu entscheiden, welche Dosen simuliert werden sollten und ob
    diese wahrscheinliche Szenarien sind. Ich habe viele Simulationen gemacht und habe sogar
    mit der Verteidigung meine Tabellen geteilt, damit sie auch Simulationen machen konnten.
    Ich habe einige anderen vorgezogen basierend auf den Daten. Das ist eine "Expertenmeinung".
    Es ist jedoch wissenschaftlich praeziser zu sagen "Schlussfolgerung basierend auf Daten"
    als es als "Meinung" zu bezeichnen, weil letzteres uninformierte Spekulation impliziert.

    MJJC: Hat es Sie amuesiert, so wie es viele amuesiert hat, als Dr. White vor Gericht mehrere
    Male "Dr. Shafer" genannt wurde, von der Anklage, der Verteidigung und dem Richter?

    Dr. Steve Shafer:
    Ja. Ich glaube, alle waren amuesiert.

    MJJC: Haben Sie jemanden aus der Jackson-Familie getroffen, waehrend oder nach dem Prozess?
    Wenn ja, haben sie Ihnen jemals medizinische Fragen gestellt?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe mehrere Male kurz mit ihnen gesprochen, als ich zum oder aus dem
    Gerichtssaal kam. Sie waren sehr freundlich und haben mir ihre Kondolenz ausgesprochen zum
    Tod meines Vaters. Ich habe mit ihnen gemeinsam, dass wir beide einen Verlust zu beklagen
    hatten und habe ihnen im Gegebenzug meine Kondolenz ausgesprochen. Ich habe Ihre Freund-
    lichkeit geschaetzt.

    MJJC: Hat sich Ihr Leben nach dem Prozess veraendert? Wenn ja, positiv oder negativ?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe eine grosse Menge von dem Prozess gelernt, wie:
    - Eine Menge ueber die Pharmakologie von Propofol und Lorazepam (ich habe VIEL gelesen,
    um mich ueber diese Themen zu unterrichten und um auf Behauptungen der Verteidigung ant-
    worten zu koennen).
    - Etwas darueber, wie das Strafjustizsystem funktioniert. Ich war beeindruckt von dem, was
    ich gesehen habe. Im Besonderen war das Buero des Bezirksstaatsanwaltes absolut ehrlich und
    transparent. Dies war kein "Spiel". Es war ein Versuch, die Wahrheit zu ermitteln.
    - Verschiedene Herangehensweisen, um die Wahrheit zu festzustellen. In der Wissenschaft
    wird die "Wahrheit" durch das Experiment eruiert, durch Beobachtung, durch Peer-Review
    (Anm.: "Kollegenkontrolle") und die immer-fragende Natur der Wissenschaft. In der Wissen-
    schaft liegt die Buerde des Beweises bei der Person, die die Behauptung aufstellt. Im
    Strafrecht wird die "Wahrheit" von Geschworenen entschieden, die damit ankommen, fast nichts
    zu wissen, das genaue Gegenteil von Peer Reviewern. Im Strafrecht liegt die Buerde des
    Beweises bei der Anklage. Die Verteidigung kann alles Moegliche ohne Beweise behaupten. Ich
    habe gelernt, dass beide Systeme funktionieren.

    Ich habe wunderbares Feedback von meinen professionellen Kollegen erhalten. Es wird mich
    nicht veraendern, aber es war bereichernd.

    Ich habe sehr freundliche Briefe von der Michael Jackson-Gemeinschaft erhalten. Ich habe
    diese nicht erwartet, aber ich habe sie geschaetzt.

    MJJC: Was denken Sie ueber die Liebe und Wertschaetzung, die Ihnen die Michael Jackson-Fans
    entgegenbringen? Wissen Sie, dass viele Fans oeffentlich ihre Liebe und Dankbarkeit Ihnen
    gegenueber ausdruecken und Ihre Bilder und Zitate benuetzen, um sich auszudruecken? Was
    denken Sie darueber?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe das nicht erwartet! Ich verstehe jedoch, dass nicht zu wissen,
    was Michael Jackson passiert ist, eine Ursache fuer erheblichen Schmerz bei seinen Millionen
    Fans war. Wenn meine Aussage hilfreich war und vielleicht einen Abschluss zu seinem Tod ge-
    bracht hat, damit sie sich wieder auf seine Musik und seine Message konzentrieren koennen,
    dann fuehle ich mich geehrt, diese Moeglichkeit gehabt zu haben.

    Ich habe versucht, viele der E-Mails, die ich erhalten habe, zu beantworten. Ich schaetze
    die freundlichen Kommentare, die ich von seinen Fans weltweit erhalten habe.

    MJJC: Jetzt, wo der Prozess vorbei ist, wie geht es weiter mit Dr. Steve Shafer? Zurueck
    zur Praxis? Lehren? Patientenaufklaerung und Interessenvertretung?

    Dr. Steve Shafer: Alles oben genannte.

    Ich habe die ersten zwei Tage von Paul White's Aussage nicht gesehen, weil ich zurueck
    in Operationssaelen an der Columbia Universitaet war, um Narkose zu verabreichen. Ich liebe
    klinische Anaesthesie. Ich liebe es, mich um Patienten zu kuemmern. Wenn ich jemals aufhoere,
    mich um Patienten zu kuemmern, werde ich nicht wissen, wer ich bin. Das ist es, was ich tue.

    Allerdings erfordert meine Arbeit als Chefeditor fuer "Anesthesia & Analgesia" etwa 60
    Stunden pro Woche. Sogar waehrend des Prozesses ging ich nach Hause und las jeden Abend ein
    Dutzend neuer Einreichungen, teilte Editoren und Reviewer ein und bearbeitete ein Dutzend
    Entscheidungsbriefe. Ich werde das jeden Tag tun, bis meine Amtszeit als Chefeditor 2016
    endet.

    Ich fahre fort zu lehren. Ihr werdet lachen ueber die juengste Vorlesung, die ich an
    Columbia gegeben habe: Die Rolle klinischer Pharmakologie (z. B. Pharmakokinetics) im
    Prozess gegen Conrad Murray.

    Anesthesia & Analgesia ist die groesste medizinische Zeitschrift im Bereich der Anaesthesio-
    logie. Ich verwende Anesthesia & Analgesia als Plattform zur Verfechtung von Patientenauf-
    klaerung, Patientenfuersorge und Patientensicherheit (http://www.anesthesia-analgesia.org).
    Nur selten beinhaltet das mein eigenes Schreiben. Die Zeitschrift verbessert Patientenbe-
    handlung durch redaktionelle Grundsaetze, darin verankert, das zu tun, was fuer den Patienten
    das Beste ist.

    Ich fahre damit fort, meiner eigenen Forschung nachzugehen, in erster Linie mit Modellen zum
    Verhalten von Medikamenten, die in der Anaesthesie verwendet werden. Viel davon ist jetzt
    in Zusammenarbeit mit meiner Frau, Pamela Flood, die Chefin der geburtshilflichen Anaesthesie
    an der Universitaet von Kalifornien in San Francisco ist.

    Ich bin aktiv darin involviert, neue Medikamente zu entwickeln, um die Sicherheit der
    Anaesthesie und im Schmerzmanagement zu verbessern. Im Jahr 2003 habe ich eine Biotech-Firma
    mitbegruendet, um bessere Medikamente fuer Anaesthesie und Schmerzmanagement zu entwickeln.
    Ihr koennt sie hier finden: http://www.pharmacofore.com. Unsere Arbeit schreitet gut voran,
    und das braucht auch etwas von meiner Aufmerksamkeit.

    MJJC: Wie hat die medizinische Gemeinschaft seit Ihrer Aussage auf Sie geantwortet/reagiert?

    Dr. Steve Shafer: Die Reaktion war durchgehend positiv. Es gab beachtliche Anerkennung dafuer,
    dass ich ueber die Werte, die Aerzte hochhalten, gesprochen habe, ebenso dafuer, dass ich die
    medizinischen und wissenschaftlichen Aspekte, die damit einhergingen, klar erklaert habe.
    Ich habe nicht ausgesagt, um irgendeine Aufmerksamkeit oder Anerkennung zu gewinnen und
    ich fuehle mich ein wenig unbehaglich. Die Bestaetigung meiner Aussage von meinen medi-
    zinischen Kollegen hat bekraeftigt, dass ich das Richtige getan habe.

    MJJC: Sind Medien wegen Interviews an Sie herangetreten? Wenn ja, warum haben wir Sie nicht
    im Fernsehen gesehen?

    Dr. Steve Shafer: Ja, man ist an mich herangetreten, aber ich glaube nicht, dass die Inter-
    views gesendet worden sind. Ich glaube, der Grund dafuer ist, dass ihnen meine Antworten
    nicht gefallen haben. Ich wurde danach gefragt, was ich denke, dass Conrad Murray's Straf-
    mass sein sollte. Ich habe ehrlich geantwortet, dass ich nicht den Background habe, um das
    zu beurteilen. Ich sagte, dass unsere Gesetzgeber das angemessene Strafmass fuer kriminelles
    Verhalten festlegen und Richter dann das Strafmass verhaengen, basierend darauf, was das
    Gesetz vorschreibt. Ich sagte, dass das eigentlich eine Frage fuer Judge Pastor waere, der
    ein Experte IST. Ich glaube nicht, dass ihnen meine Antwort gefallen hat. Sie haben wahr-
    scheinlich auf etwas viel Rachsuechtigeres von mir gehofft.

    Ich wurde gefragt, was ich in Bezug auf meine Rolle zur Verurteilung von Conrad Murray fuehle.
    Ich habe ehrlich geantwortet, dass ich nicht denke, ich spielte eine grosse Rolle. Conrad
    Murray hat Michael Jackson Propofol in einem Schlafzimmer gegeben, ohne Ausbildung, ohne
    Ueberwachung, ohne Backup, ohne Verantwortung, hat ihn verlassen, um zu telefonieren und
    hat dann ueber seine Handlungsweise gelogen. Seine Schuld war offensichtlich als die Fakten
    2009 zum Vorschein kamen, und es war einfach offensichtlich nach meiner Aussage.

    MJJC: Einer der schockierendsten Teile von Dr. White's Aussage war, als er zugab, die
    juengste wissenschaftliche Literatur ueber Propofol nicht vollstaendig durchgesehen zu haben.
    Im Kreuzvehoer hat er auch zugegeben, dass er die Zeitschriftenartikel nicht vollstaendig
    gelesen hatte, die verwendet wurden, um die Propofol-Simulationen zu erstellen, die er als
    Basis fuer seine Aussage praesentierte. Als Wissenschaftler empfand ich das als extrem
    unverantwortliches professionelles Verhalten. Koennen Sie bitte eroertern, wie Sie sich auf
    Ihre Aussage in diesem Prozess vorbereitet haben?

    Dr. Steve Shafer: Ich haben dutzende, und vielleicht hunderte Stunden zur Vorbereitung auf-
    gewendet. Ich habe gut 100 Papiere gelesen. Ich habe die Daten auf zahlreiche Arten analy-
    siert und habe meine Tabellen sogar der Verteidigung zur Verfuegung gestellt. Ich habe die
    "schwere Arbeit" getan, die von einem Experten erwartet wird. Das ist nicht spezifisch fuer
    diesen Fall - es ist wie ich alles, was ich tue, angehe.

    MJJC: Judge Pastor hat sich Murray's Aufnahme von MJ als das Stueck Beweismittel ausgesucht,
    das ihn im Prozess am meisten betroffen gemacht hat. Gab es eine bestimmte Sache, die Dr.
    Shafer am meisten betroffen gemacht hat von all den Beweismitteln, die er sich angesehen hat?

    Dr. Steve Shafer: Ja, die Durchgaengigkeit von Conrad Murray's Verhalten. Bei der Anhoerung
    zum Strafmass hat Judge Pastor Conrad Murray's Muster des wiederholten Luegens, eigen-
    nuetziger Handlungen und grob fahrlaessiger Missachtung fuer das Wohlbefinden seines Patien-
    ten im Detail erlaeutert. Das ist es, was ich auch gesehen habe.

    MJJC: Wie haben Sie sich fuer Ihren Beruf entschieden? Womit hat es angefangen?

    Dr. Steve Shafer: Viele Aerzte entscheiden sich sehr frueh im Leben fuer eine medizinische
    Karriere. Ich wusste seit ich 9 Jahre alt war, dass ich Arzt werden wollte. Die Inspiration
    war mein Kinderarzt. Er schien absolut alles zu wissen, und ich war verbluefft vom Atem
    seines Wissens. Zustaetzlich hat er jedes Jahr mehrere Monate auf dem "Ship Hope" verbracht
    und Medizin in Dritte-Welt-Laendern praktiziert. Ich habe seinen Sinn fuer den Dienst an an-
    deren zutiefst bewundert. Das war mein Vorbild.

    MJJC: Haben Ihre Eltern einen Bezug zum medizinischen Feld?

    Dr. Steve Shafer: Ich bin der erste Arzt in meiner Familie. Mein Vater war ein Unternehmens-
    berater und meine Mutter war Hausfrau. Beide waren stolz, einen Sohn zu haben, der eine
    medizinische Hochschule besuchte. Ich wurde die Familien-Quelle fuer alle medizinischen
    Fragen.

    MJJC: Wusste Ihr Vater von Ihrer Absicht, im Conrad Murray-Prozess auszusagen? Wenn ja,
    was waren seine Gedanken dazu, wenn er welche hatte?

    Dr. Steve Shafer: Ja. Es gefiel ihm sehr. Er sagte mir, es machte ihn stolz. Er war sich
    auch bewusst, dass ich ihn jeden Tag besuchte, weil ich fuer den Prozess in Los Angeles war.

    Er hat meine Aussage am Dienstag Vormittag angesehen und starb an dem Abend.

    Fragen ueber den Prozess im Allgemeinen

    MJJC: Was denken Sie ueber Bezirksstaatsanwalt Walgren?

    Dr. Steve Shafer: Er ist brilliant, engagiert und absolut ehrlich. Er hat unglaublich hart
    gearbeitet. Ich glaube, er hat ungefaehr 4 Stunden Schlaf jede Nacht des Prozesses bekommen.

    Teil meines Jobs war es, Mr. Walgren in der Wissenschaft zu unterrichten. Zum Zeitpunkt des
    Prozesses hat er gelegentlich meine Berechnungen korrigiert! Er war zum Teil so effektiv im
    Umgang mit der Expertenmeinung, weil er die wissenschaftlichen Prinzipien wirklich verstand.

    Als Steuerzahler ist es verblueffend, dass Anwaelte wie Mr. Walgren fuer den Staat Kalifor-
    nien fuer den Lohn eines oeffentlich Bediensteten arbeiten. Sie sind wirklich ihr Geld wert!

    MJJC: Haben Sie Judge Pastor gesehen, als er sein Statement zum Strafmass abgegeben hat?
    Irgendwelche Kommentare dazu?

    Dr. Steve Shafer: Ja, ich habe es live gesehen. Ich laechelte, wenn Judge Pastor bestimmte
    Woerter und Ideen, die ich in meiner Aussage eingebracht hatte, benuetzt hat. Ebenso war
    es klar fuer mich, weil ich die Dokumente viele Male gelesen hatte, dass Conrad Murray
    wiederholt gelogen hat. Das war jedoch irrelevant fuer meine Aussage, deshalb habe ich
    diese Meinung angemessener Weise fuer mich behalten. Ich habe es geschaetzt, den Richter
    zu hoeren, der besser in der Lage ist, Murray's Aufrichtigkeit zu beurteilen als ich es bin,
    und das Muster von Conrad Murray's eigennuetzigen Luegen auszulegen.

    MJJC: Glauben Sie, Murray hat nur einen "fatalen Fehler" gemacht oder denken Sie, es war
    mehr als das?

    Dr. Steve Shafer: Der fatale Fehler war es, "ja" zu sagen zu Michael Jackson's Bitte fuer
    einen Arzt, Propofol zu verabreichen. Das war gefolgt von unzaehligen anderen fatalen
    Fehlern, aber alles laesst sich zurueckverfolgen zum anfaenglichen Fehlen von Urteilsver-
    moegen.

    MJJC: Glauben Sie, Murray hat die entsprechende Anklage fuer Totschlag bekommen oder denken
    Sie, was er getan hat war sehr viel ernster, sodass es etwas wie Murder 2 haette sein muessen?

    Dr. Steve Shafer: Ich bin nicht qualifiziert, das zu beurteilen, und ich bin sehr froh,
    dass ich in meiner Aussage nicht in Bezug darauf um eine Meinung gebeten wurde. Ich bin
    froh, dass er schuldig gesprochen wurde. Das war wichtig: Aerzte sind verantwortlich fuer
    ihre Handlungen. Wir stehen nicht ueber dem Gesetz.

    Ich gab nur ein Fernseh-Interview nach dem Prozess, weil ich sofort nach dem Prozess eine
    Vorlesung (www.nonmemcourse.com) halten musste. Ich wurde gefragt, was ich ueber die Tat-
    sache denke, dass das schlimmste moegliche Strafmass 4 Jahre Gefaengnis ist. Ich habe ge-
    antwortet, dass ich nicht qualifiziert bin, eine Meinung zu geben. Ich glaube, sie wollten
    eine viel blutruenstigere Antwort, weil sie das Interview nie gezeigt haben.

    MJJC: welche Art von Strafe waere Ihrer Meinung nach angemessen?

    Dr. Steve Shafer: Betonend, dass dies nur meine uninformierte persoenliche Meinung ist, ich
    glaube, dass der seine Lizenz verlieren muss, niemals mehr Medizin praktizieren, und der
    Jackson-Familie gegenueber verantwortlich ist. Lasst mich bitte nochmals betonen, dass
    Kriminalstrafen nicht etwas sind, womit ich mich auskenne.

    MJJC: In seinem Schlussplaedoyer sagte Ed Chernoff nochmals, dass das "Fehlen von Aufzeich-
    nungen Michael Jackson nicht umgebracht hat". Finden Sie, das ist eine besonders verant-
    wortungslose Annahme, besonders im Licht ihrer langen und detailierten Erklaerung von
    Pharmakokinetik und Pharmakodynamik? Ist Ed Chernoff's Schlussplaedoyer besonders ver-
    antwortungslos und empoerend, wenn man bedenkt, dass der betreffende Arzt keine Aufzeich-
    nungen gefuehrt hat?

    Dr. Steve Shafer: Mr. Chernoff's Statement ist falsch. Das Fehlen von Aufzeichnungen HAT
    zu Michael Jackson's Tod beigetragen. Ohne Aufzeichnungen konnte Conrad Murray nicht nach
    Trends suchen, wie zu sehen, ob jeden Tag groessere Dosen gebraucht werden. Ohne Aufzeich-
    nungen konnte sich Conrad Murray vorherige Dosen nicht anschauen, um festzustellen, was eine
    sichere Dosis war und was eine gefaehrliche Dosis.

    Das Fuehren von Aufzeichnungen verstaerkt Wachsamkeit. Wenn man die Vitalwerte alle 5
    Minuten aufschreibt, zwingt es einen, ein Auge auf den Patienten zu haben. Das Fuehren von
    Aufzeichnungen haette Conrad Murray gezwungen, nah bei Michael Jackson zu bleiben und ohne
    Unterbrechung die Vitalwerte aufzuschreiben (im Minimum hatte er das Pulsoximeter am Finger
    und haette physisch die Rate der Atmung und die Herzrate zaehlen koennen). Das Fuehren von
    Aufzeichnungen haette Conrad Murray dazu gezwungen, die intravenoese Infusionsrate zu ueber-
    wachen. Das Fuehren von Aufzeichnungen haette Michael Jackson am Leben erhalten koennen.
    Deshalb ist Mr. Chernoff's Statement falsch.

    MJJC: Es gab viel Uebertreibung in Bezug auf den IV-Schlauch/passend/nicht passend. Koennten
    Sie nochmals im Detail (ohne Unterbrechung durch einen Anwalt der Verteidigung) erklaeren,
    warum das keine Auswirkung auf Ihre Statements hat?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe anfangs geglaubt, dass der IV-Schlauch, den Conrad Murray in
    grossen Mengen von Sea Coast Medical gekauft hatte, nicht belueftet war, weil ich die Be-
    lueftung nicht in den Fotos gesehen habe, die der Gerichtsmediziner gemacht hat, keine
    Belueftung wird in der Produktbeschreibung von Sea Coast Medical beschrieben, und ich war
    nicht erfolgreich mit meinem anfaenglichen Versuch, den Schlauch von Sea Coast Medical zu
    kaufen. Es stellte sich heraus, dass er belueftet war, was ich erst erkannte, als ich den
    Schlauch physisch vor Gericht untersuchte.

    Die Tatsache, dass das kleinere Infusions-Set belueftet war erhoeht jedoch nur die Leichtig-
    keite, mit der Conrad Murray die Infusion aufgebaut hatte, und die Leichtigkeit, das Schlauch-
    Set am Tag von Michael Jackson's Tod zu verbergen.

    Es fuehrt jedoch zum Gesamtbild zurueck: Conrad Murray gab Michael Jackson ein Narkose-
    mittel in seinem Schlafzimmer mit unzureichender Ausbildung, unzureichender Ueberwachung
    und keinem Backup. Das ist es, warum Michael Jackson gestorben ist. Keines dieser Dinge
    aendert das Gesamtbild.
    Last edited by Milka; 26-12-2011 at 04:53 PM.
    Originally Posted by cmstrike
    There's also supposed to be another song called "I Just Took a Shower (And Washed My Hair Thoroughly)".

    http://atomausstieg.at/ Petition in German
    http://www.shutdownnukes.org/ Petition in English is now online - please read and sign

    http://twitter.com/___Milka__

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Exklusives MJJC Q&A mit Dr. Steve Shafer, Teil 2

    Dies ist Teil 2 von 3 von Dr. Steve Shafer's Antworten auf Fragen der MJJCommunity. Im
    zweiten Teil beantwortet Dr. Shafer Fragen ueber Dr. Paul White, Conrad Murray und Michael
    Jackson's Tod.

    Fragen ueber Dr. White




    MJJC: Waehrend des Prozesses schien es als gaebe es eine Feindseligkeit oder ein Zerwuerf-
    nis zwischen Ihnen und Dr. White. Haben wir damit recht? Wenn ja, stammt dieses Zerwuerfnis
    aus den Ereignissen des Prozesses oder gibt es eine Vorgeschichte dazu?

    Dr. Steve Shafer: Paul ist seit fast drei Jahrzehnten mein Freund. Der Paul White, den ihr
    im Fernsehen gesehen habt, ist nicht der Paul White, den ich seit der medizinischen Hoch-
    schule kenne. Er hat viele Beitraege zu unserem Fachgebiet geleistet. Es ist meine Hoffnung,
    dass seine Beitraege sein permanentes Vermaechtnis sind, nicht die Verteidigung von Conrad
    Murray.

    Paul war mein geschaetzter Mentor seit ich Medizinstudent war. Ich war nicht sein "Student",
    wie Chernoff erklaert hat, und ich habe die Implikation, dass Paul mir beigebracht hat, was
    ich ueber Propofol weiss, nicht geschaetzt. Paul hat mich jedoch in allem beraten, von der
    medizinischen Hochschule bis hin zu Liebesangelegenheiten. Ich habe von Chernoff erwartet
    zu fragen "War Dr. White fuer Sie nicht ein Mentor?" Ich war bereit zu sagen "ja".

    MJJC: Was haben Sie ueber Dr. White's Aussage und sein Verhalten gedacht? Hat irgendetwas,
    das er gesagt hat, Ihre Meinung ueber Ihren Kollegen geaendert? Waren Sie ueberrascht von
    den Dingen, die er gesagt hat und von den Dingen, die er getan hat (wie seine Kommen-
    tare zu den Medien) oder nicht getan hat (wie nicht seine eigenen Charts zu machen, das
    Beagle-Experiment nicht zu leiten)?

    Dr. Steve Shafer: Es waren faktische Fehler in Paul's Aussage. Paul ist zu hervorragender
    Wissenschaft faehig. Ich kenne die Dynamik der Beziehung zum Team der Verteidigung nicht,
    die ihn dazu gefuehrt hat, die schwere Arbeit nicht zu tun, die er gewoehnlich tut, wenn
    es um das Pruefen von Literatur geht. Ich wuenschte, er haette mich im Voraus kontaktiert.
    Ich haette ihm gerne geholfen, die Literatur durchzusehen und die Wissenschaft zu erklaeren.

    Paul ist an den unterschiedlichen Ansaetzen der Wissenschaft und des Gesetzes in Bezug auf
    das Feststellen der Wahrheit gescheitert. Wenn das eine Diskussion ueber ein wissenschaft-
    liches Manuskript gewesen waere, haetten Paul und ich direkt gesprochen, ohne Anwaelte, die
    versuchen, jeden von uns zu diskreditieren. Wir haetten Papiere organisiert und Argumente
    und haetten es in E-Mails ausgefochten, oder vielleicht ueber einem verlaengerten Mittag-
    essen in einem unserer mexikanischen Lieblingsrestaurants. Das haette funktioniert und die
    Wissenschaft waere richtig gewesen (zumindest so "richtig", wie wir es hinkriegen koennen).
    Es wuerde keine nachteiligen Konsequenzen fuer einen von uns geben. Als Wissenschaftler,
    die zusammenarbeiten, um es "richtig hinzubekommen", haetten wir es gut gemacht. Das
    Strafjustizsystem ist nicht dafuer gedacht, Wissenschaftlern zu erlauben, gegenteilige
    Seiten zu repraesentieren in einem Versuch, die Wahrheit zu finden.

    MJJC: Sind Sie noch immer mit Dr. White befreundet?

    Dr. Steve Shafer: Es mag einige verletzte Gefuehle geben, aber wir werden darueber hinweg
    kommen. Wir haben viel gemeinsame Geschichte.

    MJJC: Sie haben mit Dr. White gearbeitet und sie sind/waren mit ihm befreundet. Wie ist es
    also moeglich, 2 komplett unterschiedliche Meinungen von 2 Leuten, die sich so nahestehen,
    darueber zu haben, was am 25. Juni 2009 passiert ist?

    Dr. Steve Shafer: Paul White hat im Gericht zugegeben, dass er nur Szenarien mit Selbst-
    injektionen in Betracht gezogen hat. Das hat die Szenarien, die er in Betracht gezogen hat,
    stark limitiert.

    MJJC: Was denken Sie ueber Ihren Kollegen Dr. White von einem medizinischen Standpunkt, der
    keine Muehen gescheut hat, um Conrad Murray's Handlungen zu rechtfertigen.

    Dr. Steve Shafer: Ich verstehe es ueberhaupt nicht.

    Fragen ueber Dr. Murray

    MJJC: Haben Sie Conrad Murray absichtlich nicht als Doktor in Ihrer Aussage bezeichnet?
    Haben Sie von den Nachrichtenmeldungen darueber gehoert, wie wuetend ihn das machte?

    Dr. Steve Shafer: Das war mir nicht bewusst. Es entspricht gar nicht mir, ihn als "Mr. Murray"
    zu bezeichnen, weil es meine Gewohnheit ist, respektvoll zu sein. Ich habe ihn wahrschein-
    lich als "Conrad Murray" bezeichnet. Wenn ich ihn nie "Dr. Conrad Murray" genannt habe, dann
    ist das tatsaechlich ein Freud'scher Versprecher. Ich sehe ihn nicht als Arzt.

    MJJC: Zuschauer zu Hause konnten sehen, wie Murray seine Beherrschung verloren hat, als
    Sie Ihre IV-Demonstration begonnen haben, war das Aufblitzen seiner Zorns fuer Sie zu bemerken
    von dort, wo Sie im Gerichtssaal standen?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe darueber gelesen, aber habe es selbst nicht beobachtet. Ich war
    auf die Geschworenen konzentiert.

    MJJC: Wenn ja, hatten Sie Angst davor, was Murray tun koennte (z. B. dachten Sie, es waere
    moeglich, dass er Sie koerperlich attackiert)?

    Dr. Steve Shafer: Ueberhaupt nicht.

    MJJC: Was sind Ihre Gedanken in Bezug auf Murray als Arzt?

    Dr. Steve Shafer: Ich glaube, er hat das fundamentale Vertrauen zwischen Aertzen und Patienten
    verletzt, und dass er das getan hat nicht in einem isolierten Vorfall unter Zwang, sondern
    absichtlich und wiederholt. Das ist nicht etwas, das ein Arzt tun wuerde.

    MJJC: Haben Sie von der Conrad Murray-Dokumentation gehoert oder sie gesehen?

    Dr. Steve Shafer: Nein, ich habe nur davon gehoert.

    MJJC: Wenn ja, was denken Sie darueber. Denken Sie, dass seine Teilnahme an dieser Dokumen-
    tation zusaetzlich Murray's Fehlen von professioneller Ethik beweist und dass er ein un-
    passender Kandidat fuer den Arztberuf ist?

    Dr. Steve Shafer: Ich kann mir nicht vorstellen, warum er an einer Dokumentation teilnehmen
    wuerde, die vor der Verkuendung des Strafmasses gezeigt wird. Offenbar haben sie die An-
    waelte gefilmt, wie sie sich gegenseitig beschimpft haben, mit Paul White und Conrad Murray
    auf einer Couch in Flanagan's Haus. Es erscheint unbesonnen von allen Involvierten.

    Fragen zur Rolle von Propofol in Michael Jackson's Tod




    MJJC: Basierend auf allem, was Sie wissen, was denken Sie, dass am 25. Juni 2009 passiert
    ist?

    Dr. Steve Shafer: Michael Jackson starb an Atemstillstand (seine Atmung stoppte) waehrend
    er Propofol bekommen hat, genau wie der Leichenbeschauer berichtet hat. Es gab eine Beteili-
    gung von Lorazepam, auch berichtet vom Leichenbeschauer. Der Leichenbeschauer hatte recht.

    MJJC: Wie ueberzeugt sind Sie davon, dass Michael Jackson in der Nacht an einem Drip hing?

    Dr. Steve Shafer: Ich bin vollkommen ueberzeugt. Murray hat zugegeben, jede Nacht einen
    Drip verwendet zu haben. Er hat gesagt, er versuchte, Michael Jackson zu entwoehnen. Ich
    glaube ihm nicht. Das Propofol-Level im Urin deutet massive Dosen an, mehr als 2000 mg,
    wie ich in meiner Rebuttal-Aussage erklaert habe. Das Blut-Level zeigt anaesthetische
    Konzentrationen an Propofol. Das passt alles zu einer Infusion (Drip).

    MJJC: Wenn wir Murray's Polizei-Interview nicht beruecksichtigen, in Ihrer professionellen Meinung,
    wie lange war MJ tot before Murray ihn schliesslich fand? Einige Experten haben den Eindruck,
    dass die Verzoegerung im Rufen von 911 nur dadurch erklaert werden kann, dass er wusste,
    dass MJ bereits tot war.

    Dr. Steve Shafer: Ich denke, er war schon tot, aber das ist wirklich spekulativ. Ich glaube
    nichts, was Conrad Murray sagt, und es gibt keine Aufzeichnungen. Meine Vermutung, dass er
    tot war, basiert auf dem limitieren Fenster zwischen dem Aufhoeren der Atmung und dem Tod
    (10 - 20 Minuten). Murray haette ihn in dem Fenster beobachten muessen, um eine Chance zu
    haben, ihn wiederzubeleben.

    MJJC: Es gibt Geruechte, dass Michael in der Tat eine Mahlzeit gegessen hat in der Nacht als
    er in Murray's sogenannter "Betreuung" gestorben ist. Denken Sie, Michael hat die erforder-
    liche Zeit lang gefastet? Oder ist das noch eine weitere Abweichung vom Pflegestandard von
    Murray? Was sind Ihre Gedanken dazu?

    Dr. Steve Shafer: Ich bin mir keiner Daten gewahr, die andeuten, dass Michael Jackson jemals
    gefastet hat. Das kommt nirgends in den Akten vor. Meine Vermutung ist, dass er gegessen hat,
    weil er wahrscheinlich hungrig war nach einer kraftvollen Probe.

    MJJC: Was denken Sie ueber den 19. Juni (Kenny Ortega's E-Mail, in der er Michael's Schuettel-
    frost beschreibt und dass er verloren wirkte) und ueber den 21. Juni (Syptome von heiss und
    kalt wie von Cherylin Lee beschrieben). Woher koennten diese Symptome kommen?

    Dr. Steve Shafer: Es ist schwer, das zu wissen. Die Verteidigung erklaerte, dass es Entzug
    von Demerol sein koennte, und das ist richtig. Es koennte auch Entzug von Lorazepam ge-
    wesen sein. Propofol-Entzug ist nie beschrieben worden, weil niemand ausser Michael Jackson
    jemals Nacht fuer Nacht Propofol gegen Schlafstoerungen bekommen hat. Es koennte jedoch
    zumindest in der Theorie Propofol-Entzug gewesen sein.

    Es koennte jedoch auch die gewoehnliche Art von Krankheit gewesen sein: Die "Darmgrippe"
    oder eine schlimme Verkuehlung. Es ist unmoeglich zu wissen.

    MJJC: Haben Sie eine Meinung ueber den 23. und 24. Juni, als Michael sich scheinbar gross-
    artig fuehlte? Woher koennte diese Verbesserung kommen?

    Dr. Steve Shafer: Ich weiss es nicht. Nach dem Prozess habe ich mir "This Is It" angeschaut.
    Es gab offensichtliche Aufregung und Überschwaenglichkeit, da die Proben zum Ende kamen und
    die Tour herannahte. Es koennte einfach Aufregung und Ueberschwaenglichkeit in Erwartung der
    Tour gewesen sein.

    MJJC: Ueberrascht es Sie, dass MJ nicht vor dem 25. Juni gestorben ist, nachdem Sie heraus-
    gefunden hatten, dass Murray MJ Propofol ohne entsprechendes Equipment fuer 2 Monate
    (Murray zufolge) vor seinem Tod gegeben hatte?

    Dr. Steve Shafer: Ja. Ich denke, das ist ziemlich ueberraschend. Wir wissen nicht, ob es
    vorhergehende Beinaheunfaelle gegeben hat, weil es keine Aufzeichnungen gibt.

    MJJC: Die Audio-Aufnahme vom Mai 2009 von Michael, in der er seine Worte gelallt hatte,
    hat viel Aufmerksamkeit bekommen. In einem Interview sagte Dr. Murray, Michael stand
    waehrend dieser Aufnahme unter dem Einfluss von Propofol. Einige Leute sagen jedoch, Propofol
    verursacht keine gelallte Sprache. Was denken Sie ueber diese Aufnahme? Haben Sie eine Ahnung,
    welche Medikamente so eine Sprache verursachen koennen?

    Dr. Steve Shafer: Sedativa verursachen lallende Sprache. Das koennte von Midazolam, Lora-
    zepam oder Propofol verursacht worden sein.

    MJJC: Denken Sie, es gab eine Chance, dass Michael bei guter Gesundheit haette sein koennen
    und ein normales Leben haette haben koennen nach so einem langen Atemstillstand, selbst wenn
    die Sanitaeter ihn wiederbeleben haetten koennen?

    Dr. Steve Shafer: Definitv, waeren sie rechtzeitig gekommen.

    MJJC: Das ist eine schwere Frage, aber wir muessen fragen. Bei einer Ueberdosis an Propofol,
    die den Tod verursacht, wie es Michael passiert ist, leidet die Person? Fuehlen sie Schmerz?
    Oder ist es wie im Schlaf zu sterben und man spuert nichts?

    Dr. Steve Shafer: Die Frage ist einfach zu beantworten: Es gibt kein Leiden bei einer
    Propofol-Ueberdosis. Die Person schlaeft schnell und behaglich ein. Das Gehirn ist tief
    unterdrueckt und das Gehirn erlangt das Bewusstsein nicht mehr.

    MJJC: Waere Michael Ihr Patient gewesen und haette Sie um Propofol gebeten, um ihm mit dem
    Schlafen zu helfen, wie haetten Sie reagiert? Was haetten Sie ihm vorgeschlagen? Haetten Sie
    empfohlen, dass er einen Schlafspezialisten aufsucht?

    Dr. Steve Shafer: Absolut die richtige Frage! Ich haette ihn zu einem Schlafspezialisten
    geschickt. Er hatte eine sehr ernste Schlafstoerung, die seine Tour bedroht hat, seine
    Faehigkeit zu performen, seine Faehigkeit, Musik zu schaffen und potentiell sein Leben. Es
    haette dringende Betreuung von jemandem gebraucht, der oder die weiss, was er oder sie tut.

    MJJC: Wissen Sie, was die Langzeiteffekte von Propofol-Gebrauch sind? Murray hat angegeben,
    dass MJ Propofol seit 6 Wochen benuetzt hat, anscheinend, um 8 Stunden oder so pro Nacht zu
    schlafen. Haben Sie jemals Fallstudien von Patienten gelesen, die das getan haben, oder, wie
    es im Prozess vorgebracht wurde, war MJ ein Experiment?

    Dr. Steve Shafer: Das war ein Experiment. Ich glaube nicht, dass irgendein anderer Patient
    auf der Welt das je bekommen hat. Es koennte Langzeiteffekte geben, das ist eine Frage, die
    nicht ohne klinischer Forschung beantwortet werden kann. Ich weiss nicht, welche Effekte man
    erwarten sollte, aber es erscheint wahrscheinlich, dass sich Toleranz und Abhaengigkeit ent-
    wickeln wuerden.

    MJJC: Wie ist es mit laengeren Zeitraeumen wie Monaten oder gar Jahren, wenn man tiefe
    Sedierung mit Propofol bekommt, koennte es die menschliche Gesundheit und Organe beein-
    traechtigen? Ist es moeglich, Propofol fuer eine lange Zeit zu nehmen und keine damit
    assoziierten negativen Nebenwirkungen zu haben?

    Dr. Steve Shafer: Wir wissen es nicht - die Studien wurden nicht gemacht.

    MJJC: Es gibt vielleicht nicht genug Information, um ein klares Bild davon zu haben, was
    passiert ist, aber wir wuerden gerne Ihre Meinung darueber wissen, was Murray Michael
    verschrieben hat (ab spaeter im Jahr 2006), die Mengen an Midazolam, Lorazepam und Fluma-
    zenil, die Murray gekauft hat und die moeglichen Konsequenzen einer solchen Behandlung.

    Dr. Steve Shafer: Ich bin mir nicht sicher, auf welche Mengen Ihr Euch bezieht. Ich weiss
    die Medikamente, die Murray 2009 gekauft hat, aber habe seine vorhergehende Behandlung von
    Michael Jackson nicht durchgesehen, weil das nicht in direktem Bezug zu den Fragen stand,
    die ich versucht habe, im Prozess zu beantworten.

    MJJC: Laut seinem Polizei-Interview scheint es, dass Murray wusste, er sollte Lorazepam und
    Propofol nicht mischen, deshalb sind wir verwirrt ueber die gleichzeitige Anwendung. Warum
    wuerde Dr. Murray oder irgendjemand diese zusammenmischen?

    Dr. Steve Shafer:
    Es ist nichts Falsches daran, Lorazepam und Propofol zu mehr oder weniger
    derselben Zeit zu geben. Narkosefachaerzte geben routinemaessig Midazolam am Beginn der
    Narkose und Propofol ein paar Minuten spaeter. Midazolam und Lorazepam sind eng verwandt.
    Man muss nur wissen, dass die Effekte "synergetisch" sind, was bedeutet, man muss die Dosis
    an Propofol reduzieren, wenn man viel Midazolam oder Lorazepam gibt.

    MJJC: Haben Sie eine Ahnung, wieviel Lorazepam gegeben worden ist und wann?

    Dr. Steve Shafer: Ja, er gab eine Menge. Das Lorazepam-Level im Blut war hoch genug, um zur
    Todesursache beizutragen, wie es im Bericht des Leichenbeschauers angegeben ist und wie die
    Verteidigung betont hat. Wie richtig von der Verteidigung dargelegt, war die Lorazepam-Kon-
    zentration in seinem Blut genug, um die meisten von uns einschlafen zu lassen. Es waren
    8,4 Milligram Lorazepam in seinem Autopsy-Urin und weitere 5,8 Milligram Lorazepam im Urin,
    der am Tatort gefunden wurde, der vermutlich aus derselben Nacht stammte. Also hat Michael
    Jackson eine Menge Lorazepam bekommen. Weil es jedoch keine Aufzeichnungen gibt und weil
    ich dem, was Conrad Murray sagt, nicht traue, ist es schwierig, genauer zu sein.

    MJJC: Dr. Kamangar sagte, dass Abhaengigkeit schneller entstehen wuerde, wenn Benzos per
    IV gegeben werden. War das also eine "Behandlung", die ihn in hohem Masse abhaengig von
    Benzodiazepinen gemacht haette? Wenn Michael ueberlebt haette, waere er in der Lage gewesen,
    sich davon zu erholen?

    Dr. Steve Shafer: Ja auf beide Fragen. Verwendung intravenoeser Medikamente resultiert
    typischerweise in schnellerer Abhaengigkeit. Unabhaengig vom Grad der Abhaengigkeit kann
    man sich mit der entsprechenden Behandlung davon erholen. Das grosse Problem fuer Michael
    Jackson waere gewesen, ob er gewillt gewesen waere, von intravenoesen Sedativa fuer den Rest
    seines Lebens wegzubleiben. Ohne Aenderung in den Lebensprioritaeten ist es oft sehr schwer,
    Personen, die von Medikamenten abhaengig sind, davon zu entwoehnen.

    MJJC: Nachdem Sie wahrscheinlich Stunden durch Murray's Polizei-Interview gegangen sind, dann
    durch die Beweissstuecke selbst, fuehlten Sie sich schockiert von den Resultaten, zu denen
    Sie kamen - die Menge an Propofol, die Murray gegeben hatte, um das Blutlevel zu erreichen,
    das bei der Autopsy gefunden wurde, der verpfuschte Versuch von Murray, seinen eigenen
    "Tate Gallery of Modern Art"-Drip herzustellen, etc.?

    Dr. Steve Shafer: Da Conrad Murray gigantische Mengen an Propofol bestellt hat, um sie Michael
    Jackson zu geben und da Michael Jackson eine anaesthetische Konzentration von Propofol in
    seinem Blut hatte, habe ich erwartet, dass die Simulationen bestaetigen wuerden, dass er
    anaesthetische Mengen von Propofol erhalten hat. Das taten sie.

    MJJC: In Ihrer Aussage haben Sie erklaert, dass MJ zuerst einen Atemstillstand hatte und
    dann einen Herzstillstand. Dr. Steinberg hat auch aehnlich ausgesagt zu Murray's eigenen
    Worten (dass es einen Herzschlag/Blutdruck gab, als er Michael gefunden hat). Wir haben
    gesehen, wie die Verteidigung argumentiert hat, dass es zuerst den Herzstillstand gab, statt
    zuerst den Atemstillstand. Sogar in der Murray-Dokumentation zeigten sie eine Szene zwischen
    den Anwaelten der Verteidigung und dass sie planten, Sie zu fragen, ob direkter Herzstill-
    stand moeglich war, aber spaeter entschieden sie, diese Frage nicht zu stellen, weil sie sich
    vor einer moeglichen Antwort gefuerchtet haben. Koennen Sie das etwas naeher ausfuehren?

    Dr. Steve Shafer:
    Ich kann keine Hinweise finden, dass das Szenario dargelegt von der Ver-
    teidigung, sofortiger Herzstillstand in 90 Sekunden, je passiert ist. Ich habe Stunden damit
    verbracht, nach solchen Hinweisen zu suchen, inklusive Durchsuchen der medizinischen Litera-
    tur und dem Kommunizieren mit Firmenangestellten, die Nebenwirkungen von Propofol verfolgen.
    Nach meinem besten Wissen wurde das nie berichtet. Nicht auch nur einmal.

    Ich glaube auch nicht, dass irgendein Narkosefacharzt das je gesehen hat. Es gibt keinen
    Mechanismus, durch welchen Lorazepam und Propofol im Zusammenwirken sofortigen Tod verur-
    sachen wuerden. Haette der Richter es erlaubt, glaube ich, der Prozess haette auf mehrere
    Jahre ausgedehnt werden koennen, in denen jeder Narkosefacharzt in den Vereinigten Staaten
    in den Zeugenstand getreten waere, um auszusagen, dass dieses Szenario kompletter Unsinn ist.

    Man bedenke die Absurditaet der Behauptung, dass 25 Milligram ueber 4 Minuten injiziert so
    sicher war, dass fast keine Ueberwachung erforderlich war, waehrend dieselbe Dosis ueber 1
    Minute so toxisch war, dass sie magischen sofortigen Tod verursacht hat. Das ergibt keinen
    Sinn.


    Von all den Falschdarstellungen der Verteidigung ist die Behauptung von magischem sofortigen
    Tod durch eine kleine Dosis Propofol die Abtraeglichste fuer Patienten. Von der Behauptung
    von sofortigen Herzstillstand durch eine sehr kleine Dosis Propofol kann nur erwartet werden,
    dass diese die Aengste von Patienten verstaerken, die Sedierung und Narkose brauchen.

    MJJC: Soweit wir die Linie der Fragen der Verteidigung und Dr. White's Aussage verstehen,
    ist die Theorie der Verteidigung, was am 25. Juni 2009 passiert ist, folgende: Murray gab
    MJ Valium und dann 2 Dosen Lorazepam und 2 Dosen Midazolam. Weil MJ nicht in der Lage war,
    einzuschlafen, gab ihm Murray eine Bolusinjektion mit 25 mg Propofol. Waehrend der Nacht/
    des Tages (unklar, wann) hat MJ 8 Tabletten Lorazepam ohne das Wissen von Dr. Murray ge-
    schluckt. MJ hat sich im Zimmer bewegt, obwohl er an einem IV hing und einen Kondomkatheter
    trug und all diese Medikamente im Koerper hatte, er hat sich mit einer bereits gefuellten am
    Nachttisch zurueckgelassenen Spritze, in der sich 25 mg Propofol befanden, selbst injiziert.
    Was koennen Sie zu der Version der Verteidigung ueber die Ereignisse sagen?

    Dr. Steve Shafer: Der hauptsaechliche Punkt ist, dass es keine Rolle spielt. Michael Jackson
    waere am Leben, wenn Conrad Murray nicht mehrere ungeheuerliche und sittenwidrige Verletzungen
    des Pflegestandards begangen haette. Er hat Michael Jackson eine Vollnarkose in seinem Schlaf-
    zimmer gegeben, ohne Schulung, Ueberwachung oder Backup. Er hat seinen Patienten im Stich ge-
    lassen. Als er zurueckkam, war sein Patient entweder tot oder beinahe tot. Das spricht fuer
    sich selbst.

    Wir wissen, dass Michael Jackson viel Lorazepam bekommen hat. Vielleicht hat er Tabletten
    geschluckt. Vielleicht hat ihm Conrad Murray mehr intravenoes gegeben als er zugegeben hat.
    Was wir wissen ist, es gab nicht genug unmetabolisiertes Lorazepam in Michael Jackson's
    Magen, um auf kuerzliche Einnahme hinzudeuten. Wir wissen, dass es Beweisstuecke fuer die
    intravenoese Gabe grosser Dosen von Propofol im Zimmer gab. Wir wissen, dass die Menge an
    unveraendertem Propofol im Urin auf die Gabe von gut ueber 1000 mg (100 ml) Propofol hin-
    weist. Somit ist das Szenario der Verteidigung nicht konsistent mit den physischen oder
    den Autopsydaten, weder fuer Lorazepam, noch fuer Propofol.

    MJJC: Dr. Shafer, Sie sagten, dass der Drip zum Zeitpunkt des Todes wahrscheinlich noch lief,
    und das wuerde erklaeren, warum die Propofol-Konzentration im femoralen Blut so hoch war. Aber
    Dr. White sagte, er bezweifelt, dass Propofol noch immer eingefloesst werden konnte, nachdem die
    Blutzirkulation gestoppt hatte. Koennten Sie das ausfuehren, bitte?

    Dr. Steve Shafer:
    Ich habe ausgesagt, dass Michael Jackson waehrend der Infusion gestorben ist,
    darum war die Blutkonzentration so hoch wie sie war. Er musste nicht am Ende der Infusion sterben,
    und es gibt keinen Grund zu denken, dass er das tat. Er ist einfach waehrend der Infusion ge-
    storben. Das 100-ml-Propofol-Flaeschchen war leer, ich vermute, dass er starb, bevor das Flaesch-
    chen leer war, aber zu der Zeit, als Conrad Murray ihn fand, war das Flaeschchen auch ausge-
    laufen.

    Ich war ueberrascht, dass die Verteidigung behauptete, meine Simulationen wuerden erfordern,
    dass Michael Jackson am Ende der Infusion starb. Es gab kein solches Erfordernis. Ich war
    enttaeuscht darueber, dass Paul White dabei mitzog.

    MJJC: Fuer den Fall, dass es anfangs den Herzstillstand gab und nicht folgend auf den Atem-
    stillstand, wie Murray der Polizei gesagt hatte, dieser Herzstillstand koennte von einer
    ploetzlichen/schnellen Dosis vom Drip verursacht worden sein, weil es keine Infusionspumpe gab,
    um die Rate des Drips zu regulieren?

    Dr. Steve Shafer: Nein. Das Herz ist ein ziemlich verlaessliches Organ. Es kann ploetzlich
    stehenbleiben, aber nicht durch irgendetwas, das Propofol tut. Was das Herz ploetzlich zu
    schlagen aufhoeren laesst ist: 1) eine Rhythmusstoerung, typischerweise von einem akuten Herz-
    infarkt, 2) etwas, das die Durchblutung komplett blockiert, wie die Injektion einer grossen
    Dosis von Luft oder einem Blutklumpen aus den Beinen, der ploetzlich den Fluss in die Lunge
    blockiert, 3) Gabe einer grossen Dosis von intravenoesem Kalium, was die elektrische Aktivitaet
    des Herzens stoert. Propofol stoppt die Atmung und es laesst den Blutdruck fallen. Keines von
    beiden verursacht, dass das Herz ploetzlich stehenbleibt. Soweit ich sagen kann, hat niemand
    jemals das Herz eines Patienten durch irgendeine Dosis Propofol stehenbleiben sehen.

    MJJC: Ausgehend von Walgren's Worten im Schlussplaedoyer "wir wissen nicht, ob Michael auf-
    wachte, um Hilfe schrie und erstickte waehrend Conrad Murray nicht in seinem Schlafzimmer war,
    und wir werden das nie wissen" und von Alberto Alvarez' Aussage, dass Michael's Augen und Mund
    weit offen waren, moechte ich Sie fragen: Koennte Michael vor seinem Tod gelitten haben und
    koennte er wirklich um Hilfe geschrien haben und ist erstickt, waehrend er starb? Und wenn nicht,
    warum seine Augen/sein Mund offen waren, wenn er im Schlaf gestorben ist?

    Dr. Steve Shafer: Michael Jackson hat nicht gelitten. Er starb, weil er zu atmen aufgehoert hat.
    Er war zu der Zeit bewusstlos. Waere er bei Bewusstsein gewesen, haette er geatmet.

    Es bedeutet gar nichts, ob die Augen und der Mund eines Patienten nach dem Tod offen oder ge-
    schlossen sind. Ich habe den Tod meines eigenen Vaters waehrend der Zeit, in der ich aussagte,
    miterlebt. Ich war an seinem Krankenbett. Er war immer wieder bei Bewusstsein und verlor es
    wieder fuer etwa 2 Stunden vor seinem Tod. Meine letzte Kommunikation von ihm, ein "OK"-Zeichen
    mit seiner Hand, war etwa eine Stunde vor seinem Tod. Nachdem er gestorben war, bemerkte ich,
    dass seine Augen und sein Mund offen waren. Ich habe sie geschlossen.
    Last edited by Milka; 05-01-2012 at 01:52 AM.
    Originally Posted by cmstrike
    There's also supposed to be another song called "I Just Took a Shower (And Washed My Hair Thoroughly)".

    http://atomausstieg.at/ Petition in German
    http://www.shutdownnukes.org/ Petition in English is now online - please read and sign

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    Default Re: MJJC Exclusive Q&A with Dr. Shafer - Translations

    Exklusives MJJC Q&A mit Dr. Steve Shafer, Teil 3

    Dies ist Teil 3 von 3 von Dr. Steve Shafer's Antworten auf Fragen der MJJCommunity. In diesem
    dritten und letzten Teil beantwortet Dr. Shafer Fragen ueber Propofol, Lorazepam, Flumazenil,
    Schlafstoerungen und verwandte Gebiete.



    Allgemeine Fragen zu Propofol

    MJJC: Denken Sie, dass Ihre Aussage geholfen hat, die Sorgen von Patienten ueber Propofol zu
    verringern oder ist alles mehr oder weniger gleich geblieben?

    Dr. Steve Shafer: Ich mag geholfen haben, aber nur ein bisschen. Am Freitag, an dem Paul White
    ausgesagt hat, habe ich im "Allen Pavillon" gearbeitet, einem regionalen Krankenhaus, das von
    der Columbia Universitaet gefuehrt wird, das einem einkommensschwachen Gebiet in Manhattan
    und der Bronx dient. Ich habe einen aelteren Mann versorgt, der fragte, was fuer ein Medika-
    ment er bekommen wuerde. Ich sagte ihm "Propofol". Wie es gewoehnlich passiert, fragte er, ob
    das das Medikament war, das Michael Jackson umgebracht hat. Ich sagte ihm, dass Propofol Michael
    Jackson nicht umgebracht hat, Conrad Murray hat Michael Jackson umgebracht. Ich sagte auch,
    dass Propofol ein sehr sicheres Medikament ist. Er sagte "Ich habe gehoert, dass ein Arzt das im
    Fernsehen gesagt haben, aber ich glaube ihm nicht."

    Ich sagte ihm, dass ich der Arzt bin, den er im Fernsehen gesehen hat. Er dachte, das war
    urkomisch: der Arzt im blauen Arztkittel, der einen Operationshut traegt, mit einem Stethoskop
    um seinem Hals, der in dieser Klinik fuer arme Patienten arbeitet, koentte der "beruehmte"
    Arzt sein, den er im Fernsehen gesehen hat. "Ja, sicher" war seine Antwort. Er hat mir nicht
    fuer eine Sekunde geglaubt. Er war jedoch beruhigt durch meinen "Witz", dass ich der Arzt bin,
    den er im Fernsehen gesehen hat und alles ging gut.

    MJJC: Kann eine Person von Propofol abhaengig oder suechtig werden? Wenn ja, was fuer eine Art
    von Abhaengigkeit, ist sie koerperlich oder psychisch?

    Dr. Steve Shafer: Es gibt darueber nicht viele Daten, weil Propofol intravenoes gegeben werden
    muss und es wirklich brennt, was vom Missbrauch abschreckt. Es gab jedoch einige Tode unter
    Narkosefachaerzten und anderem medizinischen Personal durch Propofol-Missbrauch. Basierend
    darauf bin ich angemessenerweise ueberzeugt, dass es suchterzeugend ist.

    MJJC: Wie kommt jemand ueberhaupt auf die Idee, Propofol als Schlafmittel zu benuetzen? Wenn
    es nur fuer Operationen benuetzt werden soll, warum wuerde irgendjemand vorschlagen, es je-
    mandem fuer Schlaf zu geben?

    Dr. Steve Shafer: Der Mechanismus der Wirkung von Propofol ist derselbe wie bei Medikamenten
    wie Ambien, die ueblicherweise benuetzt werden, um Schlaf zu induzieren. Das ist eine pausible
    Forschungsfrage. Es sollte jedoch niemals in die Praxis umgesetzt werden, bis es in einem
    ordentlichen Forschungs-Setting studiert worden ist. Nachdem diese Arbeit gemacht worden ist,
    sollte es nur mit angemessener Dokumentation und Vorsichtsmassnahmen verwendet werden.

    MJJC: Untersuchen die Pharmafirmen, die Propofol herstellen, Propofol fuer Schlaf? Glauben Sie, dass
    es mehr Forschung ueber Propofol fuer Schlaf geben wird?

    Dr. Steve Shafer: Ja zu beiden Fragen.

    MJJC: Was sind die bekannten Effekte auf das Nervensystem und das Gehirn bei Langzeitgebrauch
    von Propofol?

    Dr. Steve Shafer: Nicht viele, weil es selten fuer Langzeitgebrauch benuetzt wird. Ich konnte
    einen Bericht ueber eine Patientin finden, die Propofol in der Intensivstation fuer 51 Tage
    bekommen hat. Das ist aus der Schlussfolgerung des Artikels: "Unseres Wissens nach repraesen-
    tiert dieser Bericht die erste Dokumentation von Propofol-Gebrauch fuer Langzeitsedierung
    bei einer kuenstlich beatmeten schwangeren Patienten und die laengste Dauer von ununter-
    brochener Infusion von Propofol publiziert in medizinischer Literatur. Propofol wurde fuer
    51 Tage ohne maternale Nebenwirkungen angewendet." (Tajchman SK, Bruno JJ. Prolonged
    propofol use in a critically ill pregnant patient. Ann Pharmacother. 2010;44:2018-22)

    Diese Patientin wurde ueber mehrere Tage ohne Nebenwirkungen entwoehnt. Also erscheint es,
    dass Anwendung ueber 2 Monate anscheinend keine Langzeit-Konsequenzen hat, zumindest basierend
    auf diesem Beispiel, und die Tatsache, dass Michael Jackson anhaltend bei den Proben funktio-
    niert hat. Das sind jedoch nur zwei Datenpunkte. Mehr Forschung muss gemacht werden, wenn
    jemand die Entwicklung von Propofo fuer Langzeitgebrauch ueberlegt.

    MJJC: Bekommt man von Propofol "erholsamen Schlaf? Wir haben Experten gehoert, die sich dazu
    widersprochen haben.

    Dr. Steve Shafer: Der Widerspruch spiegelt den Status der Wissenschaft wider. Ich habe Propofol
    fuer Narkose vor etwa einem Jahr bekommen, ich habe Propofol Tausenden von Patienten gegeben.
    Es gibt nach dem Erwachen von Propofol oft das Gefuehl, gut geschlafen zu haben.

    Studien deuten jedoch an, dass Propofol-Schlaf von normalem Schlaf ziemlich verschieden ist
    und nicht auf dieselbe Art "erholsam" ist wie normaler Schlaf erholsam ist. Zum Beispiel sind
    Traeume wichtig fuer die Funktion des Gehirns. Patienten traeumen mit Propofol nicht, ausser
    waehrend der Zeit des Aufwachens. Meine Interpretation der Daten ist, dass Propofol dazu OK
    sein koennte, um einen Patienten zum Einschlafen zu bringen, aber einen Patienten mit Propofol
    im Schlaf zu halten (wie wir es manchmal auf der Intensivstation machen) heisst wahrscheinlich,
    den Patienten erholsamen Schlaf vorzuenthalten.

    MJJC: Stimmen Sie zu, dass Propofol als kontrollierte Substanz reklassifiziert werden sollte?

    Dr. Steve Shafer: Nein. Ich denke, das wuerde den Patienten schaden. In Notfaellen brauchen
    wir Propofol sofort und in grossen Dosen. Ich bin dagegen, Aerzten, die Patienten versorgen,
    Huerden in den Weg zu legen, ausser es gibt einen klaren Nutzen. Conrad Murray haette immer
    noch Propofol fuer Michael Jackson bekommen koennen, weil Aerzte kontrollierte Substanzen
    bestellen koennen. Da der meiste Propofol-Missbrauch von Aerzten kommen, wuerde es nicht die
    Faehigkeit von Aerzten einschraenken, es zu missbrauchen, wuerde man es kontrolliert machen.

    Das war Thema in einer Ausgabe von Anesthesia & Analgesia. Hier ist das Cover dieser Ausgabe:
    http://www.aaeditor.org/HWP/Covers/0710.cover.jpg

    MJJC: Glauben Sie, dass die Anaesthesiologie-Gemeinschaft jetzt vorsichtiger damit sein wird,
    wie sie Propofol promoten und den Gebrauch von Propofol lehren?

    Dr. Steve Shafer: Wir nehmen das bereits sehr ernst. Wir sind darin involviert, unseren medi-
    zinischen Kollegen den sicheren Gebrauch von Sedativa zu lehren. Das wir weitergehen. Vielleicht
    werden sie empfaenglicher sein fuer die Wichtigkeit sicherer Sedierung. Nichts, was wir tun,
    wird jedoch einen Arzt erreichen, der die Patienten nicht an erste Stelle setzt.

    MJJC: Denken Sie, die medizinische Gemeinschaft hat aus Michael's Tod gelernt in Bezug darauf,
    einer maechtigen und wohlhabenen Person Medikamente zu verschreiben und dem Fehlverhalten von
    Aerzten?

    Dr. Steve Shafer: Absolut. Ich habe das oben erwaehnt. Ich bin mir dessen gewahr, weil ich es
    gelegentlich in meiner Praxis sehe. Aerzte dienen Patienten, indem sie sich wie Aerzte ver-
    halten. Das ist eine Botschaft fuer Aerzte wie fuer Patienten.

    MJJC: Koennen Sie den "Propofol Lollipop" ein bisschen naeher erklaeren?

    Dr. Steve Shafer: Propofol vom Magen aufgenommen erreicht niemals das Gehirn, weil es ganz
    von der Leber entfernt wird. Die Blutversorgung zum Mund und zur Speiseroehre (ueber dem
    Zwerchfell) geht nicht direkt in die Leber zurueck. Stattdessen geht sie zum Herzen, und geht
    von dort ueberall hin, einschliesslich dem Gehirn. Also wuerde ein Propofol-Lollipop Propofol
    ins venoese Blut abgeben, und von dort zum Gehirn. Paul White und ich haben das in einer Pause
    vor unseren Aussagen besprochen. Es ist eine einleuchtende Idee, vorausgesetzt, die Dosis wird
    adequat kontrolliert.

    Sollte das je nutzbar werden, dann wuerde ich meine Position zum klassifizieren von Propofol
    als kontrollierte Substanz ueberdenken. Mein derzeitiger Standpunkt ist stark von der Tat-
    sache beeinflusst, dass es nur funktioniert, wenn es intravenoes gegeben wird und es brennt
    wirklich!

    MJJC: Wie schmeckt Propofol?

    Dr. Steve Shafer: Es hat die Konsistenz von Magermilch und schmeckt wie ein sehr medizinisches
    Salatdressing.

    MJJC: Das Beagle-Experiment, das von der Verteidigung gemacht wurde, hat PETA und MJ-Fans
    veraergert. Wir erwarten nicht, dass Sie irgendeine direkte Information ueber das Beagle-
    Experiment haben, aber nachdem die Menschen nicht vom Trinken von Propofol beeintraechtigt
    waren, ist es als sicher anzunehmen, dass die Beagle auch unversehrt gewesen sind?

    Dr. Steve Shafer: Ich denke es ist sehr unwahrscheinlich, dass den Beaglen irgendein Schaden
    zugefuegt wurde. Es sollte keinen Effekt vom Trinken von Propofol geben. Ich fuehle mich jedoch
    unbehaglich, dass weder das experimentelle Protokoll, noch das Ergebnis des Experiments im
    Gericht praesentiert wurden. Ich glaube, dass es, wenn Tiere oder Menschen an einem Versuch
    teilnehmen, eine ethische Verpflichtung gibt, den Versuch aufzuschreiben und zu publizieren,
    um zum Wissensfundus beizutragen. Es ist gesteigertes Wissen, das Forschung moralisch recht-
    fertigt. Ich habe unsere menschliche Studie fuer Publikation aufgeschrieben, bat Paul White,
    es zu begutachten, und gab es der Verteidigung. Ich glaube, sie haetten dasselbe mit ihrer
    Beagle-Studie machen sollen.

    MJJC: Wir haben die Theorie gehoert, dass einige der Benzos und/oder Propofol, die MJ von
    Murray gegeben worden sind, fuer Leute mit einer Drogensucht benuetzt werden koennen, um
    ihnen gegen ihre Sucht nach anderen Drogen wie Demerol helfen zu koennen. Ist das richtig?
    Koennen Sie das kommentieren?

    Dr. Steve Shafer: Es gibt eine Technik von schneller Entgiftung, die beinhaltet, Patienten
    fuer laengere Zeit (Stunden oder Tage) unter Vollnarkose zu setzen und Opioide pharmakologisch
    mit "Opioid-Antagonisten" umzukehren, Medikamente, die die Effekte von Demerol und aehnlichen
    Medikamenten chemisch blockieren. Das ist umstritten, aber es funktioniert wahrscheinlich bei
    einigen Patienten.

    Fragen zu Demerol

    MJJC: War die Menge Demerol, die Dr. Klein Michael gegeben hat, normal oder was es eine zu grosse Dosis?

    Dr. Steve Shafer: Ich kann die Frage nicht beantworten, ohne zu wissen, warum Demerol gegeben wurde. Dr.
    Klein hat beim Prozess nicht ausgesagt. Ich fuehle mich unwohl damit, eine Meinung ohne mehr Information
    abzugeben.

    MJJC: Aendert sich Ihren Antwort, wenn Sie MJ's Geschichte mit dem Medikament in Betracht ziehen (Brand-
    verletzter)? Denken Sie, es war exzessiv?

    Dr. Steve Shafer: Nochmals, ich entschuldige mich, aber ich will keine Meinung abgeben, ohne zu wissen,
    warum Dr. Klein Demerol gegeben hat. Das spiegelt wahrscheinlich meine Vorsicht als Chef-Editor einer
    medizinischen Zeitschrift wider. Medizinische Editoren sind zurueckhaltend damit, eine oeffentliche Meinung
    abzugeben, solange sie nicht ueberzeugt sind, dass sie die Fakten verstehen.

    MJJC: Verschlimmert Demerol Ihrer Meinung nach Schlafstoerungen als Nebenwirkung? Hat es irgendeine Rolle
    gespielt in Michael's koerperlicher und seelischer Gesundheit? Was waere die beste Behandlung fuer Michael's
    Schlafstoerungen gewesen?

    Dr. Steve Shafer: Hier gibt es drei Fragen. Ich werde sie der Reihe nach beantworten:

    Demerol's chemischer Name in den Vereinigten Staaten ist "Meperidine". In vielen Laendern ist es als
    "Pethidine" bekannt. Meperidine hat einen Metaboliten, "Normeperidine", das ein Nervensystemstimulant ist.
    Als ein Nervenstimulant wuerde ich erwarten, dass es Schlafstoerungen verschlimmert.

    Der Leichenbeschauer hat beides, Blut und Urin, auf Meperidine (Demerol) und Normeperidine untersucht.
    Keines von beiden konnte festgestellt werden. Folglich spielte Meperidine keine direkte Rolle in Michael
    Jackson's Tod am 25. Juni. Jedoch hast Du eine mehr generelle Frage gestellt darueber, ob es "eine Rolle
    spielte in Michael's koerperlicher und seelischer Gesundheit". Das ist eine gute Frage, und ich muss mich
    wieder dafuer entschuldigen, dass ich sie nicht beantworte. Ich habe Dr. Klein's medizinische Aufzeichnungen
    nicht gelesen oder eine detailierte Erklaerung von Michael Jackson's Pflege gehoert. Ich fuehle mich unwohl,
    ohne diese Information zu spekulieren.

    Schlafstoerungen sind komplex, und sie zu behandeln ist ein Fachgebiet der Medizin. Es ist meine Auffassung,
    dass jedes Medikament, das das Level des Bewusstseins beeinflusst, Schlafstoerungen verschlimmern kann.

    Es gibt eine nette Beschreibung von Schlafstoerungen und die Behandlung von haeufigen Schlafstoerungen hier:

    http://www.sleepfoundation.org/artic...s-and-insomnia

    Fragen zu Lorazepam, Flumazenil und Ephedrin


    MJJC: Koennte das freie Lorazepam, das in der Magenfluessigkeit gefunden wurde, durch die Magenblutung,
    die von der CPR verursacht worden ist, erklaert werden oder gar durch eine unabsichtliche Vermischung
    von benachbartem Blut zur Zeit der Autopsy (wie es vom Leichenbeschauer angedeutet wurde, von Dr. Rogers
    in der Voruntersuchung, jedoch nicht waehrend des Prozesses erwaehnt)?

    Dr. Steve Shafer: Vielleicht. Freies Lorazepem wuerde jedoch erwartet werden, einfach deshalb, weil von
    Molekuelen wie Lorazepam erwartet wuerde, vom Blut in den Magen zu ueberqueren, so, wie sie in alle
    Gewebe uebergehen. Das ist es, wie Lidocain und Propofol in den Magen gekommen sind. Lorazepam wuerde
    sich genau auf dieselbe Art verhalten.

    Zusaetzlich wird das Enzym Beta-Glukoronidase von der Magenwand in die Magenfluessigkeit abgesondert.
    Beta-Glukoronidase ist ein Enzym, das Lorazepam-Glukoronid in Lorazepam zurueckverwandeln wuerde. Somit
    koennte es mit Blut erklaert werden, aber das meiste davon ist wahrscheinlich die einfache Diffusion
    von Lorazepam vom Blut in den Magen.

    MJJC: Gibt es irgendeinen anderen Grund, Flumazenil zu geben, ausser, um die Auswirkungen von Benzo-
    diazepinen umzukehren (in diesem Fall Lorazepam)?

    Dr. Steve Shafer: Nein.

    MJJC: Macht es ueberhaupt Sinn, einer Person Flumazenil zu geben, die laut Dr. Murray nur 4 mg
    Lorazepam bekommen hat?

    Dr. Steve Shafer: Der kritischste Teil jeder Wiederbelebung ist es, Luft in und aus den Lungen des
    Patienten zu bewegen. Das Problem mit der Gabe von Flumazenil ist, dass es Conrad Murray von der
    kritischen Aufgabe, Luft in und aus Michael Jackson's Lungen zu bewegen, abgelenkt hat. Waeren mehrere
    Leute in die Wiederbelebung involviert gewesen, dann haette die Gabe von Flumazenil Sinn gemacht. Da
    Conrad Murray jedoch allein war, war jede Unterbrechung laenger als ein paar Sekunden zu lange.

    MJJC: Koennen Sie Ihre Ueberlegungen zu den Lorazapem-Levels mehr im Detail erklaeren?

    Dr. Steve Shafer: Ich werde antworten, so gut ich kann, ich bin nicht ganz sicher, was Du wissen
    willst. Die Lorazepam-Level waren hoch genug, dass Du oder ich von ihnen sehr schlaefrig gemacht
    worden waeren. Patienten werden jedoch tolerant auf Lorazepam und verwandte Medikamente (die "Benzo-
    diazepine"). Weil Michael Jackson eine ziemlich hohe Konzentration hatte, und das laut Conrad Murray
    nicht genug von dem Medikament war, um Schlaf herbeizufuehren, muss er tolerant gewesen sein.

    Die Verteidigung wollte Michael Jackson's Tod zum Teil oralem Lorazepam zuschreiben. Das Problem mit
    dieser Theorie ist, dass nur eine winzige Menge Lorazepam in Michael Jackson's Magen war. Um diese
    winzige Menge zu erklaeren, hat die Verteidigung behauptet, dass Michael Jackson etwa 5 Stunden vor
    dem Todeszeitpunkt Lorazepam geschluckt hat. Waere das wahr, dann haette die Lorazepam-Konzentration
    ungefaehr zu der Zeit den Hoechststand erreicht, zu dem Conrad Murray behauptete, Michael Jackson
    haette um mehr Medikamente gebeten, um einschlafen zu koennen. Also macht dieses Argument keinen Sinn.

    MJJC: Laut dem Autopsy-Bericht wurde Ephedrin in Michael's Koerper gefunden. Das ist ein Medikament,
    das Schlafstoerungen verschlimmert. Wie funktioniert Ephedrin mit Benzos und Propofol, koennte es den
    Effekt dieser Medikamente unterdruecken?

    Dr. Steve Shafer: Es gab ein Flaeschchen mit Kapseln in dem Zimmer zusammengesetzt aus Ephedrin,
    Koffein und Aspirin. Ephedrin wird manchmal zur Wiederbelebung benuetzt. Da Ephedrin in Michael
    Jackson's Autopsy-Urin war, sowie auch im urin, der am Tatort gefunden wurde, wuerde ich annehmen,
    dass das Ephedrin von oraler Einnahme stammt und nicht von Gabe als Teil der Wiederbelebung.

    Ephedrin kann die Effekte von Propofol und Benzodiazepinen auf Blutdruck und Herzrate reduzieren.
    Chronisches Ephedrin kann Schlafstoerungen verschlimmern.

    Allgemeine Fragen zu medizinischer Forschung

    MJJC: Richter Pastor hat in Bezug auf Murray gesagt, dass er Michael Jackson zu einem "wissenschaft-
    lichen Experiment" gemacht hat. Das koennte leider Patienten von dem Gefuehl abbringen, sich mit
    der Teilnahme an klinischen Versuchen und anderen Arten von nuetzlicher wissenschaftlicher und medi-
    zinischer Forschung wohlzufuehlen. Koennen Sie die wichtige Ueberschneidung zwischen der Forschung
    von Wissenschaftlern und der klinischen Praxis von Aerzten eroertern?

    Dr. Steve Shafer: Ich habe dutzende klinische Versuche durchgefuehrt. Ich glaube nicht, dass dies
    die Anwerbung von Patienten fuer klinische Versuche unguenstig beeinflussen wird, weil dieses "Ex-
    periment" keinem Vergleich mit einer wissenschaftlichen Studie standhaelt. Ich glaube, "Experiment"
    ist ein korrekter Ausdruck, weil er richtig beinhaltet, dass Conrad Murray keine Ahnung hatte, was
    er nach Gabe von Propofol Tag fuer Tag vorfinden wuerde. Also war das ein Experiment, das er jeden Tag
    durchgefueht hat, um zu sehen, wie Michael Jackson reagieren wuerde. Ich denke jedoch, niemand wuerde
    dieses Experiment mit einem sachgemaessen wissenschaftlichen Experiment verwechseln.

    Die groessere Frage, die Du gestellt hast, ist ueber die Ueberschneidung zwischen Forschung und Praxis.
    Das ist eine wichtige Frage und (zum Glueck) eine, die sorgfaeltige Ueberlegung bekommen hat. Die
    Antwort geht zurueck zum Nuernberg-Code, der auf den Prozess gegen Nazi-Aerzte am Ende des 2. Welt-
    kriegs folgte, die an Graeueltaten schuldig waren. Du kannst eine exzellente Darstellung auf Wiki-
    pedia finden. Das wurde mit dem Belmont-Report aktualisiert, der im Jahr 1978 veroeffentlicht wurde.
    Auch dazu gibt es eine exzellente Darstellung auf Wikipedia. Wie im Belmont-Report erklaert wird,
    unterscheidet sich "Forschung" von klinischer Praxis dadurch, dass Forschung eine systematische Unter-
    suchung ist mit der Absicht, generalisierbares Wissen zu schaffen. "Systematisch" heisst, dass der
    Forscher gewollt Daten sammelt, um eine Frage zu beantworten. Generalisiertes Wissen bedeutet, dass
    der Forscher glaubt, die gesammelte Information ist nuetzlich fuer andere und beabsichtigt, das Wissen
    zu "generalisieren", gewoehnlich durch Veroeffentlichung. Wenn Du "Anesthesia & Analgesia policy in
    institutional review board approval and informed consent for research" googelst, wirst Du einen Leit-
    artikel finden, den ich im Maerz zu dem Thema geschrieben habe.

    Fragen zu Schlafstoerungen

    MJJC: Jahrzehnte an Luegen, Verleumdung, Betrug, unmenschliche Behandlung durch die Medien und oeffent-
    liche irrige Vorstellungen haben bei Michael immense Kraenkungen, Schmerz und Qual verursacht, die in
    Schlafstoerungen resultierten. Wir wissen, Propofol war nicht die Antwort, aber was denken Sie haette
    getan werden muessen (medizinisch), um das zu behandeln?

    Dr. Steve Shafer: Er haette bei einem Schlafmediziner in Behandlung sein sollen. Er hatte eine fuerch-
    terliche Krankheit, eine, die Behandlung durch einen Experten erforderte.

    MJJC: Denken Sie, Meditation, ueber die Murray in seinem Polizei-Interview gesprochen hat, konnte
    Michael wirklich helfen zu schlafen?

    Dr. Steve Shafer: Vielleicht. Conrad Murray hat beides, Propofol und Lorazepam, erwaehnt. Das sind
    beides Sedativa, die auf denselben Rezeptor im Koerper wirken, dem "GABA"-Rezeptor. Die meisten
    Schlafmitteln wirken auch auf GABA, die Ausnahme sind Antihistamine (wie Benedryl) und Melatonin.
    Also wuerde ich von diesen Medikamenten erwarten, Schlaf herbeizufuehren. Sie sollten jedoch nicht
    benuetzt werden, um Schlaf aufrechtzuerhalten, weil die Medikamente den Teil der Gehirnfunktion beein-
    traechtigen, die fuer einen "erholsamen" Schlaf benoetigt wird, was heisst, dass es das Gehirn er-
    frischt.

    Abschliessende Bemerkungen


    MJJC: Gibt es irgendetwas, das Sie den Mitgliedern von MJJCommunity und den Michael Jackson-Fans
    generell sagen wollen?

    Dr. Steve Shafer: Wenn Eure Fragen ueber Michael Jackson's tragischen Tod beantwortet sind, ermutige
    ich Euch, es beiseitezulegen. Conrad Murray ist verurteilt. Wir haben ein realistisches Verstaendnis
    darueber, was passiert ist. Es ist Zeit, zu den Verbindungen zurueckzukehren, die die MJJCommunity
    urspruenglich zusammengebracht haben: Eure Zelebrierung von Michael Jackson's Leben, seiner Message
    und seiner Musik.

    Ich weiss die Gelegenheit, Eure Fragen zu behandeln, zu schaetzen und hoffe, dass die Antworten fuer
    die MJJCommunity hilfreich sind.

    Mit freundlichen Gruessen,

    Steve Shafer
    Last edited by Milka; 03-04-2012 at 11:19 PM.
    Originally Posted by cmstrike
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    Эксклюзивно для MJJC: Вопросы и ответы с доктором Стивом Шафером - Часть 1

    Это 1-я из 3-х частей ответов доктора Стива Шафера на вопросы, заданные ему пользователями MJJCommunity. В этой порции вопросов он ответит на вопросы о Майкле Джексоне, о себе (д-ре Шафере) и судебном процессе Конрада Мюррея в общем.




    Общие вопросы о Майкле Джексоне

    MJJC: Слушали ли Вы когда-либо музыку Майкла Джексона, и если да, то какая песня является Вашей любимой?

    Д-р Стив Шафер: Я вырос, слушая музыку Майкла Джексона, точно так же как и все во всём мире. Thriller был единственным альбомом, который я хорошо знал, а “Beat it” – мой любимый трек из него. Меня привлекала как идея песни, так и музыка.


    MJJC: Каково было Ваше мнение о Майкле Джексоне до этого судебного процесса?

    Д-р Стив Шафер: Я очень мало знал о его личной жизни, за исключением случайных сенсационных заголовков. Я намеренно ничего не читал о его жизни до судебного процесса, потому что я не хотел привнести предвзятость в свои свидетельские показания. Я много прочел с начала судебного процесса.


    MJJC: Изменилось ли Ваше мнение о Майкле Джексоне во время и после этого судебного процесса? В положительную или отрицательную сторону, и каково Ваше мнение о Майкле Джексоне в настоящий момент?

    Д-р Стив Шафер: Да. Во время судебного процесса я относился к нему как к пациенту, так же как ко многим пациентам, которых я наблюдал. Во время судебного процесса у меня не было представления о Майкле Джексоне как о кумире или знаменитом исполнителе. Он был пациентом, который умер при оказании ему медицинской помощи. Было важно сосредоточить все внимание на нем именно как на пациенте.

    При этом я осознавал, что его взаимоотношения с Конрадом Мюррем были отчасти трагическим побочным эффектом его благополучия. Я 20 лет проработал на факультете Стэндфордского университета, а в последнее время – в Колумбийском университете. Очень состоятельные пациенты выбирают зачастую медицинский центр с "громким" именем. Большинство состоятельных пациентов – люди очень добрые и порядочные, однако порой мне доводится сталкиваться с состоятельным пациентом, полагающим, что поскольку он или она богаты, то он или она могут просто указывать мне, каким образом проводить анестезию. Это то, к чему они привыкли – отдавать приказы, и чтобы люди говорили “да”. Я думаю, что Майкл Джексон угодил в такую западню: считал, что он мог указывать докторам, что они должны делать, и ожидал, что те будут говорить ему “да”. Это не оправдывает его докторов, которые говорили “да”. Однако богатство и слава могут быть проклятием.

    На мой взгляд, Майкл Джексон был необычайно одаренным музыкантом, артистом и поистине милосердным человеком. Однако его заставили добиться (заслуженной) славы, когда он был еще ребенком, и всю свою жизнь он провел под пристальным вниманием общественности. Для меня это не похоже на благословение – для меня это похоже на трагедию. Он никогда не жил нормальной жизнью.


    MJJC: Во время судебного процесса как сторона защиты, так и различные средства массовой информации неоднократно называли Майкла Джексона "наркозависимым". Основываясь на Ваших знаниях и исследованиях, сделанных в рамках этого процесса, могли ли бы Вы сказать, что у Майкла Джексона была "наркозависимость", или нет?

    Д-р Стив Шафер: “Зависимость” - это термин дилетантский, не медицинский термин. Правильным медицинским термином является «привыкание к наркотическим веществам». Точное объяснение этого вы можете найти в Википедии, хорошее описание можно найти также по ссылке: http://www.csam-asam.org/pdf/misc/DS..._diagnosis.doc.

    Я думаю, у Майкла Джексона могло быть привыкание к седативным препаратам на момент его смерти, поскольку седативные препараты вводились ему внутривенно каждую ночь. Систематическое воздействие такого рода может почти наверняка привести к возникновению привыкания.


    MJJC: Может ли д-р Шафер высказать свое мнение по поводу хронического состояния легких Майкла (респираторный бронхиолит, мультифокальный хронический интерстициальный пневмонит, хроническое воспаление)? Один доктор с телевидения (д-р Дрю) заявил, что это якобы могло быть вызвано постоянным / длительным применением пропофола. Однако, известно, что в 1977 MJ переболел плевритом, а в старшие годы, как сообщалось, говорил, что “у него был волдырь на легких”. Могло ли это быть вызвано действием пропофола, или же это могло быть связано с его заболеванием волчанкой?

    Д-р Стив Шафер: Пропофол, как правило, применяется для инфузионного введения в отделениях интенсивной терапии. Мне не известно о каком-либо первичном эффекте пропофола на легкие. Однако в связи с тем, что трахея (дыхательное горло) Майкла Джексона не была защищена в то время, когда ему вводился пропофол, он мог регулярно заглатывать небольшие количества слюны или отрыгиваемого содержимого желудка, когда находился под анестетическим действием пропофола. Это может повредить легкие и вызвать хроническое воспаление.


    Общие вопросы о д-ре Шафере

    MJJC: В связи с тем, что во время судебного процесса скончался Ваш отец, тяжело ли было давать свидетельские показания? (и просим принять наши самые искренние соболезнования в связи с Вашей утратой)

    Д-р Стив Шафер: Я поделился с некоторыми пользователями MJJCommunity своей личной историей о кончине моего отца. Я избавлю вас от подробностей, скажу только лишь, что для меня судебный процесс преподнес неожиданный подарок: возможность находиться рядом с моим отцом в момент, когда он умер. Если бы не судебный процесс, я бы находился в Нью-Джерси. В сложившихся же обстоятельствах я был у его кровати, давая ему любовь и морфин. (Я могу лишь надеяться, что один из моих детей решит выбрать профессию анестезиолога.)

    Во время моих свидетельских показаний я чувствовал, что мой отец рядом со мной. Это придавало мне уверенности, особенно во время перекрестного допроса. Я знал, что поскольку мой отец со мной, со мной будет все в порядке.


    MJJC: Во время свидетельских показаний мы узнали, что Вы пили пропофол. Пили ли Вы его до проведения научного исследования? Что побудило Вас выпить пропофол самому?

    Д-р Стив Шафер: Я знал, что защита отвергнет исследования на животных как не имеющие отношения к человеку, точно также как сделал это Пол Уайт, когда ему был задан вопрос об исследованиях на животных на содержание пропофола в моче. Мне бы никак не удалось за три месяца провести исследование на людях в США, поэтому я решил, что самым лучшим доказательством, которое я могу получить, будет просто выпить пропофол и составить отчет о том, оказал ли он какое-либо действие. Я достаточно хорошо знал фармакологию, чтобы быть абсолютно уверенным в его (пропофола) инертности.

    Примерно неделей позже мой коллега Пабло Сепульведа из Чили сообщил мне, что он сможет провести клинические испытания на добровольцах. В результате этого то, что я выпил пропофол, потеряло всякое значение.

    Однако прошу помнить о том, что пропофол является уникальным препаратом благодаря его свойству полного пресистемного метаболизма. Не следует пытаться проделать это с другими лекарственными препаратами. Более того, многие лекарственные препараты с тележки анестезиолога в случае подобного употребления приведут к летальному исходу. Не следует пытаться устроить из этого шутку на вечеринке!


    MJJC: Можете прокомментировать ситуацию, когда г-н Чернофф называл Вас "копом"?

    Д-р Стив Шафер: Нет, это его работа. Меня это совершенно не беспокоило.


    MJJC: Во время Вашего перекрестного допроса Защита спросила "Вы осознаете, что все Вами здесь сказанное является всего лишь Вашим мнением?" В своем ответе Вы заключили, что это интересный вопрос - где заканчивается 'личное мнение', и где начинается "д-р Шафер"? Итак, пришли ли Вы, д-р Шафер, к какому-либо заключению в этой дилемме? Считаете ли Вы разумным или даже целесообразным разделять свою точку зрения между фигурой доктора и Стивеном Шафером? Возможно ли такое вообще? Каким будет наиболее вероятный результат? Может ли в личном, честном мнении заключаться значительная "сила"?

    Д-р Стив Шафер: Я потом довольно много думал об этом. Я не ожидал этого - наверное, потому что у меня нет опыта в качестве свидетеля-эксперта. Это было всего во второй раз, когда я свидетельствовал в суде.

    Г-н Чернофф сыграл на моей научной подготовке. Ученые неохотно делают какие-либо заявления о том, что что-то является несомненным фактом. Есть доказательства и выводы, но наука всегда открыта для новых доказательств и новых выводов. Его вопрос “не являются ли Ваши свидетельские показания всецело Вашим мнением” был приглашением для ответа “да”, основываясь на моей интерпретации термина “ваше мнение”, относящейся к моему научному мнению. Если бы я ответил “да,” это открыло бы ему возможность заявить в своей заключительной речи о том, что “д-р Шафер сам признал, что его теории были просто его мнением.” Это сыграло бы в пользу обычного употребления термина “мнение” в смысле простого предположения, неподтвержденного данными.

    В моих свидетельских показаниях затрагивались два аспекта: стандарты лечения и фармакология пропофола. По этим аспектам я должен отдельно рассмотреть факты относительно мнения.

    Многие аспекты “стандартов лечения” систематизированы организациями. Например, Американское Oбщество Aнестезиологов имеет нормативные документы, в которых очень четко регламентированы стандарты лечения при применении анестезии. Мои свидетельские показания в значительной степени основывались на этих нормативных документах. Кто-то может поспорить, что это было всего лишь моим “мнением” представлять опубликованные нормативные документы Американского Oбщества Aнестезиологов как факт. Однако то, что они опубликовали нормативные документы по стандартам лечения, является фактом, и эти опубликованные нормативные документы были основой для моего “мнения.”

    Есть аспекты стандартов лечения, которые не отражены в опубликованных нормативных документах, поскольку они являются тем, что само собой разумеется. Я считаю, что доктора не должны лгать. Я считаю, что неправильное представление Конрада Мюррея о препаратах, которые он давал Майклу Джексону, было вопиющим нарушением стандартов лечения. Является ли это моим мнением? Да. Однако я считаю, что любой человек на планете разделяет мое мнение о том, что доктор не должен лгать. Аналогично этому, мое мнение таково, что доктора должны ставить интересы своих пациентов выше своих личных интересов. Это мое “мнение.” Однако, опять-таки, я думаю, что это мнение, которое является общепризнанным. Можно ли отклонить его как “всего лишь мнение?”

    Что касается научной части свидетельских показаний, мое “мнение” здесь – это мнение эксперта в данной области. Представленные мною моделирования были математически точным отображением фармакокинетики. Не считая одной математической ошибки с моей стороны, эти модели точно отражают значения концентрации пропофола в крови и в месте его действия, спрогнозированные конкретными фармакокинетическими моделями для конкретных доз. Аспект “эксперта” заключается в принятии решения о том, для каких доз должны быть произведены расчеты моделей, а также – будут ли (модели) вероятными сценариями. Я сделал много моделей и даже поделился своими таблицами с расчетами с защитой, чтобы они также могли сделать моделирование. Некоторые из них я предпочел другим, исходя из данных. Это - “экспертное мнение.” Однако с научной точки зрения более точным будет сказать “заключение, основанное на данных”, нежели называть это “мнением”, поскольку последнее подразумевает необоснованное предположение.


    MJJC: Развеселило ли Вас, как многих, когда д-р Уайт в суде был несколько раз назван "д-ро Шафером" - обвинением, защитой и даже судьей?

    Д-р Стив Шафер: Да. Я думаю, развеселились все.


    MJJC: Встречались ли Вы с кем-либо из семьи Джексонов до, в интервалах или после судебного процесса? Если это так, то задавали ли они Вам когда-либо вопросы медицинского характера?

    Д-р Стив Шафер: Я несколько раз коротко говорил с ними, когда входил или выходил из зала суда. Они были очень любезны и выразили соболезнования по поводу смерти моего отца. Я сопереживал, что и они, и я понесли утрату, и выразил свои соболезнования в ответ. Я был признателен им за их любезность.


    MJJC: Изменилась ли Ваша жизнь после этого судебного процесса? Если да, в положительную или в отрицательную сторону?

    Д-р Стив Шафер: Я очень многому научился в ходе судебного процесса, включая:

    • Много о фармакологии пропофола и лоразепама (я читал ОЧЕНЬ много для самообразования по этим вопросам, а также – чтобы отвечать на заявления, сделанные защитой).
    • Кое-что о том, как функционирует система уголовного судопроизводства. То, что я увидел, произвело на меня впечатление. В частности, офис окружного прокурора был абсолютно честным и прозрачным. Это не было “игрой.” Это было попыткой установить истину.
    • Различные подходы для распознавания истины. В науке “истина” определяется путем эксперимента, наблюдения, экспертной оценки и постоянно подвергающей все сомнению природой науки. В науке бремя доказывания лежит на человеке, делающем утверждение. В уголовном праве “истина” определяется жюри присяжных, которые приходят, не зная почти ничего, - прямая противоположность экспертам-рецензентам. В уголовном праве бремя доказывания лежит на стороне обвинения. Защита может заявлять все что угодно без предъявления доказательств. Я узнал, что работают обе системы.


    Я получил замечательный отклик от своих коллег по профессии. Я от этого не изменюсь, но это было вознаграждением.

    Я получил очень любезные письма от сообщества Майкла Джексона. Я не ожидал этого, но я за них очень признателен.


    MJJC: Что Вы думаете о любви и признательности поклонников Майкла Джексона по отношению к Вам? Известно ли Вам, что многие поклонники публично выражают свою любовь и благодарность к Вам и используют Ваши фотографии и цитаты для самовыражения? Что Вы об этом думаете?

    Д-р Стив Шафер: Я не ожидал этого! Однако я понимаю, что незнание того, что произошло с Майклом Джексоном, было причиной огромных страданий для миллионов его поклонников. Если мои свидетельские показания помогли разобраться в этом и, возможно, подвести итог событиям, связанным с его уходом, чтобы они снова могли сосредоточиться на его музыке и идеях, то для меня будет честью, что мне выпал такой шанс.

    Я пытался ответить на все вопросы из писем, полученных по электронной почте. Я признателен за добрые комментарии, которые я получил от его поклонников со всего мира.


    MJJC: Теперь, когда судебный процесс завершился, чем будет заниматься д-р Стив Шафер? Возвращение к практике? Преподавание? Просвещение и защита пациентов?

    Д-р Стив Шафер: Все вышеназванное.

    Я не смотрел первые два дня свидетельских показаний Пола Уайта, так как вернулся в операционные в Колумбийском университете и проводил анестезию. Я люблю клиническую анестезию. Я люблю заботиться о пациентах. Нам всем нужно определиться, кто мы есть. Для меня это простой вопрос: я врач. Я забочусь о пациентах. Если я когда-то перестану заботиться о пациентах, я не буду знать, кто я. Это то, что я делаю.

    При этом моя работа в качестве главного редактора журнала Anesthesia & Analgesia (Анестезия & Обезболивание) требует около 60 часов работы в неделю. Даже во время судебного процесса, возвращаясь домой, я каждый вечер читал с дюжину новых поступивших статей, распределял задания редакторам и рецензентам и подготавливал еще одну дюжину писем с решениями. Я буду заниматься этим каждый день до окончания срока моей работы в должности главного редактора в 2016 г.

    Я продолжаю преподавать. Тема одной из последних лекций, которую я читал в Колумбии, может вызвать у вас смех: роль клинической фармакологии (например, фармакокинетики) в судебном процессе Конрада Мюррея.

    Anesthesia & Analgesia является крупнейшим медицинским журналом в области анестезиологии. Я использую Anesthesia & Analgesia в качестве платформы для пропаганды просвещения пациентов, идей заботы о пациенте и безопасности пациента (http://www.anesthesia-analgesia.org). Лишь изредка журнал содержит мои собственные статьи. Журнал продвигает идеи заботы о пациенте через свою редакционную политику, в которой закреплены принципы первостепенного значения соблюдения интересов пациентов.

    Я продолжаю заниматься своими собственными исследованиями, разрабатывая главным образом модели поведения лекарственных препаратов, применяющихся в анестезии. Многое из этого делается теперь в сотрудничестве с моей женой, Памелой Флуд (Pamela Flood), являющейся руководителем Акушерской анестезиологии Университета Калифорнии в Сан-Франциско.

    Я принимаю активное участие в разработке новых лекарственных препаратов, которые должны улучшить безопасность анестезии и обезболивающего лечения. В 2003 я совместно основал биотехнологическую компанию для разработки лучших лекарственных препаратов для анестезии и обезболивающего лечения. Информацию об этом вы можете найти по ссылке http://www.pharmacofore.com. Наша работа хорошо продвигается, и это также требует от меня некоторого внимания.


    MJJC: Каковы были отклики / реакция медицинского сообщества по отношению к Вам после Ваших свидетельских показаний?

    Д-р Стив Шафер: Реакция была сплошь положительной. Очень высокую оценку получило то, что я говорил о ценностях, которых придерживаются врачи, а также то, что давал четкое объяснение затрагиваемых (на суде) медицинских и научных вопросов. Я свидетельствовал не ради того, чтобы привлечь внимание или получить признание, - из-за этого я испытываю некоторое чувство неловкости. Однако же признание моих свидетельских показаний со стороны моих коллег-медиков является подтверждением тому, что я поступил правильно.


    MJJC: Обращались ли к Вам СМИ по поводу интервью? Если да, то почемы мы не видели Вас по ТВ?

    Д-р Стив Шафер: Да, ко мне обращались, но я не думаю, что эти интервью транслировались. Думаю, что причина здесь в том, что им не понравились мои ответы. Мне задавали вопрос о том, какой, на мой взгляд, должен быть вынесен приговор Конраду Мюррею. Я честно ответил, что я не обладаю должными знаниями, чтобы судить об этом. Я сказал, что наши законодатели определяют соответствующие меры наказания за преступную деятельность, а затем судьи выносят приговоры в соответствии с требованиями закона. Я сказал, что это, по правде говоря, вопрос для судьи Пастора, который ЯВЛЯЕТСЯ экспертом в этой области. Я не думаю, что им понравился такой ответ. Они, вероятно, надеялись услышать от меня нечто более ожесточенное.

    Меня спросили, что я думаю по поводу своей роли в обвинении Конрада Мюррея. Я честно ответил, что я не думаю, что я сыграл такую уж большую роль. Конрад Мюррей вводил Майклу Джексону пропофол в спальне, не имея соответствующего обучения, не имея контрольного оборудования, не имея вспомогательного персонала, не неся никакой ответственности, бросил его, чтобы говорить по телефону, а затем лгал о своих действиях. Его вина была очевидной, когда факты были обнаружены в 2009 г., и она также очевидна после моих свидетельских показаний.


    MJJC: Одной из самых шокирующих деталей в свидетельских показания д-ра Уайта был момент, когда он признал, что он не ознакомлялся со всей актуальной научной литературой о пропофоле. Во время перекрестного допроса он признал также, что он не полностью читал те статьи в журналах, которые использовались при создании моделей ситуаций с пропофолом, представленных им в качестве основы для своих свидетельских показаний в суде. Будучи ученым, я счел это крайне безответственным профессиональным поведением. Не могли бы Вы подробно рассмотреть вопрос о том, как Вы готовились к своим свидетельским показаниям в этом судебном процессе?

    Д-р Стив Шафер: Я потратил десятки, а возможно и сотни часов для подготовки. Я прочел более 100 докладов. Я анализировал данные многочисленными способами и даже предоставил свои таблицы расчетов защите. Я проделал “тяжелую работу”, которую ожидают от эксперта. Это не исключение для этого процесса – это то, как я подхожу ко всему, что я делаю.


    MJJC: Судья Пастор выделил сделанную Мюрреем запись MJ как доказательство, которое больше всего взволновало его во время судебного процесса. Было ли что-то такое, что оказало эмоциональное воздействие на д-ра Шафера, - из всех тех доказательств, которые он видел?

    Д-р Стив Шафер: Да, постоянство в поведении Конрада Мюррея. На слушании вынесения приговора судья Пастор подробно обрисовал характер поведения Конрада Мюррея – неоднократная ложь, действия только ради собственных интересов и халатное отношение к здоровью своего пациента. Это то, что увидел и я.


    MJJC: Как Вы решили выбрать свою профессию? С чего все началось?

    Д-р Стив Шафер: Многие врачи выбирают медицинскую карьеру на очень раннем этапе жизни. Я знал с 9-летнего возраста, что хочу стать врачом. Вдохновителем был мой детский врач. Казалось, что он знал абсолютно все, и я был поражен разнообразием и объемом его знаний. Кроме того, каждый год он несколько месяцев проводил на корабле “Ship Hope”, занимаясь врачебной деятельностью в странах третьего мира. Я глубоко восхищался его пониманием идеи служения другим. Это было моим образцом для подражания.


    MJJC: Имеет ли кто-либо из Ваших родителей отношение к медицинский сфере?

    Д-р Стив Шафер: Я первый врач в моей семье. Мой отец был консультантом по вопросам управления, а моя мать - домохозяйка. Они оба гордились тем, что у них был сын, который учился в медицинском ВУЗе. Я стал семейным источником по всем медицинским вопросам.


    MJJC: Знал ли Ваш отец о Вашем намерении выступить в качестве свидетеля на судебном процессе Конрада Мюррея? Если да, то что он думал по этому поводу (если думал)?

    Д-р Стив Шафер: Да. Ему это очень понравилось. Он сказал мне, что это вызывает у него чувство гордости. Ему было известно также, что я навещал его каждый день потому, что я находился в Лос-Анжелесе в связи с судебным процессом.

    Он смотрел по ТВ мои свидетельские показания утром в четверг, и в тот вечер он умер.


    Общие вопросы о судебном процессе

    MJJC: Что Вы думаете о заместителе окружного прокурора Уолгрене?

    Д-р Стив Шафер: Он великолепен, полностью отдается работе и абсолютно честный. Он невероятно много работал. Я думаю, ему удавалось спать примерно часа по 4 каждую ночь, пока шел судебный процесс.

    Частью моей работы (во время процесса) было просвещение г-на Уолгрена в вопросах науки. К моменту начала судебного процесса он подчас вносил поправки в мои расчеты! Он был таким успешным в вопросах экспертного мнения частично потому, что он действительно понял научные принципы.

    Для меня, как налогоплательщика, поразительно, что такие прокуроры как г-н Уолгрен работают на Штат Калифорния за зарплату государственных служащих. Это действительно стоит наших денег!


    MJJC: Видели ли Вы, как судья Пастор произносил свою речь о вынесении приговора? Можете ли ее прокомментировать?

    Д-р Стив Шафер: Да, я смотрел прямую трансляцию Я улыбался, когда судья Пастор использовал конкретные слова и идеи, которые были представлены мной в моих свидетельских показаниях. Кроме того, поскольку я много раз прочел все документы, для меня было ясно, что Конрад Мюррей неоднократно лгал. Однако это не имело отношения к моим свидетельским показаниям, и поэтому я соответственно держал это мнение при себе. Я был признателен, когда услышал, как судья, который лучше меня может судить о правдивости Мюррея, обрисовал характер поведения Конрада Мюррея - ложь ради собственных интересов.


    MJJC: Считаете ли Вы, что Мюррей просто сделал 'роковую ошибку', или, Вы считаете, за этим кроется нечто большее?

    Д-р Стив Шафер: Роковой ошибкой было ответить “да” на просьбу Майкла Джексона о том, чтобы врач вводил пропофол. После этого последовало бессчетное количество других роковых ошибок, но все они восходят к изначальному необдуманному решению.


    MJJC: Считаете ли Вы, что Мюррею было предъявлено соответствующее (тяжести) обвинение в непредумышленном убийстве, или же Вы считаете, что то, что он сделал, было более серьезным, и что должно быть что-то вроде «убийства второй степени»?

    Д-р Стив Шафер: У меня нет соответствующей квалификации, чтобы судить об этом, и я очень рад, что во время моих свидетельских показаний мне не задали вопрос о моем мнении по этому поводу. Я рад, что он был признан виновным. Это было важно: доктора несут ответственность за свои действия. Мы не выше закона.

    Я дал только одно телевизионное интервью после судебного процесса, потому что сразу же по окончании процесса мне нужно было читать курс лекций (www.nonmemcourse.com). Меня спросили, что я думал по поводу того факта, что самой максимально возможной мерой наказания по приговору был 4-летний срок тюремного заключения. Я ответил, что не имею соответствующей квалификации, чтобы высказать мнение. Я думаю, им нужен был более кровожадный ответ, потому что он никогда не передавали это интервью.


    MJJC: Какого рода наказание было бы, на Ваш взгляд, соответствующим?

    Д-р Стив Шафер: Подчеркивая, что это лишь мое необоснованное личное мнение, я считаю, что он должен быть лишен лицензии, никогда больше не заниматься лечебной деятельностью и должен нести ответственность перед семьей Джексонов. Хотел бы еще раз подчеркнуть, что уголовное наказание – это не та область, о которой я что-то знаю.


    MJJC: В своей заключительной речи Эд Чернофф очередной раз заявил, что "неведение медицинских записей не убило Майкла Джексона". Не считаете ли Вы это крайне безответственным предположением – особенно, учитывая Ваши длительные и подробные объяснения по фармакокинетике и фармакодинамике? Является ли заключительная речь Эда Черноффа особенно безответственной и возмутительной – принимая во внимание, что взявший на себя обязательства врач не вел никаких записей?

    Д-р Стив Шафер: Утверждение г-на Черноффа является ложным. Неведение медицинских записей способствовало смерти Майкла Джексона. Без записей Конрад Мюррей не мог отслеживать тенденции, например, видеть, нужно ли было каждый день увеличивать дозы. Без записей Конрад Мюррей не мог проверить величину предыдущих доз, чтобы определить, какая доза является безопасной, а какая доза - опасной.

    Ведение медицинских записей усиливает вашу бдительность. Если вы записываете жизненные показатели каждые 5 минут, это заставляет вас следить за пациентом. Ведение записей заставило бы Конрада Мюррея оставаться рядом с Майклом Джексоном и непрерывно записывать жизненные показатели (как минимум у него был пульсоксиметр на пальце, и он мог вести физический подсчет частоты дыхательных движений и частоты ударов сердца). Ведение записей заставило бы Конрада Мюррея контролировать скорость внутривенного вливания. Ведение записей могло сохранить жизнь Майклу Джексону. Таким образом, утверждение г-на Черноффа является ложным.


    MJJC: Было много преувеличений относительно трубок для внутривенного вливания / соответствия / несоответствия. Могли бы Вы еще раз подробно объяснить (без перебивания адвокатами защиты), почему это не имело отношения к сделанному Вами заявлению?

    Д-р Стив Шафер: Вначале я считал, что трубки для внутривенного вливания, купленные Конрадом Мюрреем в больших количествах у компании Sea Coast Medical, не имели вентиляционных клапанов, потому что я не видел клапан на фотографии, сделанной судмедэкспертом, вентиляционный клапан не упоминался в описании продукта компании Sea Coast Medical, а мои первоначальные попытки приобрести трубки у Sea Coast Medical были безуспешными. Выяснилось, что трубки были оснащены вентиляционным клапаном, что я осознал только после того как физически проверил эти трубки в суде.

    Однако тот факт, что инфузионная система меньшего размера имела вентиляционный клапан, только увеличивает легкость, с которой Конрад Мюррей ставил инфузию, и легкость для маскировки комплекта трубок в день, когда умер Майкл Джексон.

    Однако это все равно возвращает к общей картине: Конрад Мюррей вводил Майклу Джексону анестетический препарат в его спальне, не имея соответствующего обучения, соответствующего контрольного оборудования и не имея вспомогательного персонала. Вот почему умер Майкл Джексон. Ни один из этих вопросов не изменяет общей картины.
    Last edited by Wenghua; 22-12-2011 at 09:08 PM.

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