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Ben

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Interrogatoire d'Andrew Guest - Chernoff


Il a rencontré CM quand il a été recommandé par son généraliste pour des douleurs à la poitrine et d'autres problèmes.

IL voit CM qui l'examine; CM ne veut pas lui faire d'examens stressants à l'extérieur d'un hôpital pour éviter les accidents; à l'hôpital on doit lui faire une opération, mais il n'est pas endormi.

AG pense que CM est le meilleur médecin qu'il ait jamais vu, il explique tout avant, pendant, après; il appelle au domicile pour savoir comment ça va.


Contre-interrogatoire - Walgren


Il connait GC, il a fait une interview avec, ainsi que 2 autres anciens patients de CM.

Il était important de faire la procédure à l'hôpital car il lui fallait une équipe, des moniteurs.

CM ne lui a jamais donné de propofol dans sa chambre.

Tous les patients méritent ce genre de traitement de la part de leur médecin.


2e interrogatoire

CM de très bons soins dans son cabinet.

AG a fait cette interview car il pense que CM a besoin de soutien; il n'a pas été payé.


2e contre-interrogatoire

Rien ne pourrait le faire changer d'avis sur CM.
 

Ben

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Témoignage de Lunette Sampson - Chernoff

Ancienne patiente, a rencontré CM car elle a eu plusieurs crises cardiaques.

CM a lui a fait plusieurs opérations. Elle n'a jamais eu de médecin qui s'occupe mieux d'elle, c'est le seul qui a trouvé ce qui n'allait pas avec elle. Il prend son temps pour faire des examens complets.

Il n'est pas intéressé par l'argent, il paie parfois pour les traitements de ceux qui n'ont pas assez d'argent.


Contre-interrogatoire - Walgren

Elle a été contactée par une personne nommée Miranda, qui travaille en fait pour une compagnie de relations publiques pour l'équipe de la défense.


CM lui a dit qu'il partait pour un an en année sabbatique à Londres.


CM a reçut une lettre de réprimande de la part de l'hôpital Sunrise car un de ses patients avait eu un problème, qu'il a été bipé et que CM a répondu beaucoup plus tard, et qu'il a rechigné à se déplacer : LS n'est pas au courant de cette lettre.

CM a pu consulter les dossiers médicaux du premier médecin qui l'a traitée et que c'est comme cela qu'il a pu faire son diagnostique.



2e interrogatoire

Elle n'a pas à être au courant d'un lettre qui ne la concerne pas
 

Ben

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Témoignage de Dennis Hix - Chernoff


Il rencontre CM quand il a des problèmes cardiaques. Son médecin lui dit que cela ne va pas être possible à soigner. Il lui donne juste des pilules.

Il déménage à Las Vegas et va voir CM, qui lui dit que son problème peut être réglé.

DH dit qu'il n'a jamais eu de médecin qui l'ai mieux soigné.

CM lui a fait ses examens gratuitement car sa sécurité sociale ne le rembourserait pas. Son frère, sans sécurité sociale, est aussi allé CM. Celui-ci l'a traité gratuitement.



Contre-interrogatoire


DH est le voisin des enfants de CM. CM est aussi son généraliste. Il a reçut la lettre l'avertissant du départ de CM. Il a eu une confirmation orale.

CM lui a fait des examens complets dans son cabinet.

CM ne l'a jamais traité pour usage de drogues ou problèmes de sommeil.
 

Ben

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Témoignage de Ruby Mosley - Chernoff


Elle vit à Acres Home Community (Texas), une communauté dont 75% des habitants sont des gens du 3e âge, avec des revenus faibles.

Elle a rencontré CM en 2003, à la mort de son père. Il a ensuite ouvert une clinique en l'honneur de son père.

Elle ne pense pas que CM soit intéressé par l'argent, où il ne serait pas venu travailler à Acres Home.

Elle a été traitée par CM pour des problèmes cardiaques, ainsi que son mari.



Contre-interrogatoire - Walgren

RM n'a jamais vu CM en dehors de sa clinique.

RM a décrit CM comme une encyclopédie, avec une très bonne mémoire des détails, des soins donnés.



2e interrogatoire

CM prend du temps avec les patients, il a de grandes connaissances. Il expliquait les choses.


A l'ouverture de la clinique, beaucoup de patients viennent.




Pour des questions d'emploi du temps, la session est interrompue pour la journée.

Suite du procès demain à 8h45.
 
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Ben

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Jour 19 - Jeudi 27 octobre 2011


Témoignage de Robert Waldman - Chernoff


Médecin spécialisé en médecine interne et en addiction.

Il traite des patients dépendants de drogues ou alcooliques. Il commence par leur poser des questions, pour surtout avoir les raisons de l'addiction. Parfois, ils sont amenés par la famille, alors qu'ils nient avoir un problème. Il met en avant les conséquences légales et sociales.


Une des principales addictions est l'alcoolisme, mais il y a aussi beaucoup de gens dépendants aux médicaments sur ordonnance (oxycontine, opiacées entre autres).
Il y a une différence entre dépendance et addiction : 2e = usage répété malgré les conséquences qui parfois mettent la vie en danger; 1e = besoin physique, par exemple des anti-douleurs après une opération.

Quels sont les signes? changements de comportement, de performance, d'utilisation, surtout avec les anti-douleurs.

Les benzodiazepines sont des sédatifs; le plus ancien est le valium. Il y a aussi la codéine, l'oxycontine, le demerol. Leur but est le traitement de la douleur.

Peu de personnes dépendantes au démérol, car l'oxycontine est plus facile à obtenir et plus puissante. RW ne se souvient pas avoir la dernière fois qu'il a traité un patient dépendant au démérol.



La 1ère chose à faire est d'arrêter le produit, puis de suivre un traitement. Ce n'est pas difficile d'arrêter quand les gens reconnaissent le problème. Il les envoie dans un centre de désintoxication, où ils peuvent avoir l'aide de psychologues.


Dans le cas de déni, les gens affirment à leur entourage qu'ils n'ont pas de problème. Ils cachent leur utilisation, n'en parlent pas.



Dans le cas d'un patient qui veut arrêter, on traite les symptômes de manque avec des médicaments comme la buprenorphine ou la méthadone. L'avantage est que le patient se sent bien, et qu'on n'a pas besoin d'être dans un hôpital.

L'autre moyen est de donner beaucoup de benzodiazépines, de sédatifs.


Les symptômes de manque : transpiration, tachycardie, douleurs osseuses et musculaires, anxiété, problèmes de régulation de la température, agitation, il est possible d'avoir une partie du corps chaude et l'autre froide.


On utilise des benzodiazepines comme le lorazepam, des relaxants musculaires, des sédatifs, des anti convulsifs.
Il faut aussi un support psychologique. C'est possible de faire le traitement à domicile.

Après la période manque, on conseille la thérapie de groupe (AA)

La désintoxication rapide : hautes doses d'anti opioïdes, mais avec anesthésie générale, support respiratoire, dans un hôpital. Ce n'est pas un traitement, c'est une manière risquée d'arrêter de prendre un produit.
C'est stressant pour le corps à cause de l'anesthésie générale.

Pour une désintoxication normale, certains patients peuvent souffrir d'augmentation du rythme cardiaque, d'agitation. Mais on les traite pour cela.



Chernoff a demandé à RW d'examiner des dossiers médicaux de MJ venant de Klein. Ils commencent en janvier 09 jusqu'au 22/06.

Le 12 mars 09, Omar Arnold : botox, restaline. Demerol injecté avec du midazolam. 2e injection de démérol 30 mn plus tard.
RW trouve que ce sont des doses élevées : 100mg chacune; dose "normale" de 50mg.
Le patient est rendu apathique, endormi.

Le 17 mars : mêmes injections de démérol à 1h d'écart. En fonction de la douleur, la dose peut varier.

Les 2 et 6 avril : 200mg de demerol + midazolam

Les 9 et 13 avril : 200mg de demerol + midazolam

Le 20 avril : un total de 300mg de démérol + midazolam

Le 21 avril : 300 mg de demerol en 2 fois + midazolam

L'augmentation des doses montre qu'il se développe une tolérance.

Le 22 avril : 375 mg de démérol en 3 fois + midazolam
C'est une dose importante.

Le 23 avril : 100mg de demerol

Le 27 avril : 300mg

Le 30 avril : 300mg

Le 4 mai : idem


RW pense que MJ était dépendant au demerol, voire addict, car 6 semaines de hautes doses d'opioïdes rendraient n'importe qui dépendant.

Les 5 et 6 mai : 300mg de demerol

Les 19, 20, 21 mai : 200mg

Les 1er , 3, 9, juin : 200mg

Les 16 et 22 juin : 100 mg


Problème du manque quand il y a addiction aux anti douleurs : anxiété, insomnie, hyper activité. L'insomnie peut durer des semaines, voire des mois.
Le moyen le plus facile, le plus rapide de la traiter : les benzodiazepines.

Les symptômes de manque varient en fonction des quantités reçues, et du temps depuis la dernière injection



Contre-interrogatoire - Walgren

RW n'a écrit aucun rapport sur ce cas.

On peut être dépendant aux benzodiazepines, dont le lorazepam. C'est une substance contrôlée, hautement addictive.

RW a lu le rapport d'autopsie, il a vu qu'il n'y avait pas de demerol présent.

Il n'a pas lu la déclaration de CM, pour évaluer le traitement qu'il a donné.

Il ne savait pas quelle quantité CM commandait de lorazepam et midazolam et administrait à MJ.

Les symptômes de manque au lorazepam peuvent être similaires avec ceux du demerol. On peut se méprendre entre les 2.

Son avis que MJ était dépendant au demerol est basé sur les dossiers de Klein.

Il y a des preuves de dépendance mais peu de preuves d'addiction, il n'a pas questionné le patient.

Une addiction au demerol est-elle possible à diagnostiquer en se basant uniquement sur les dossiers de Klein? probablement pas.


Son traitement commencerait par un examen physique, une histoire médicale complète du patient, des analyses de laboratoires (sang et urine), éventuellement des entretiens avec la famille ou les autres praticiens. Il a basé son témoignage sur les dossiers de Klein, mais ne peut pas dire s'ils sont complets.
Il n'est pas reconnu par le Conseil de l'Ordre.


La plupart du temps, RW obtient

RW a un cabinet et travaille dans des endroits dont il ne souhaite pas divulguer le nom, mais Walgren insiste : un longue de cliniques et de centres de désintoxication.

Il ne peut pas dire combien de temps il travaille par semaine sur les dialyses.

L'expérience est indispensable pour traiter les toxicomanes, et doit être faite par des spécialistes.

Il refuse de dénigrer des confrères qui auraient fourni de mauvais traitements à des patients.

Walgren doit demander à la cour plusieurs fois de forcer RW à répondre aux questions.

Il finit par dire qu'il a déjà eu à faire à des patients qui ont reçut des traitements inappropriés.

Il faut un travail d'équipe, avec un bon psychologue, un bon médecin, un soutien de la famille, une éducation de la famille, de la thérapie individuelle et de groupe.

Il ne sait pas ce qu'est la Restaline (utilisée pour combler les cicatrices d'acnée), il a demandé l'aide d'un ami chirurgien plastique.
Certaines des injections de botox ont eu lieu dans le visage : nez, front, contour des yeux.

Il n'a pas utilisé de demerol depuis 20 ans; il y a des drogues bien meilleures et bien plus sures.


La dernière injection de demerol le 22 juin : quand auraient commencé les symptômes de manque? 8 à 10h après; dans la journée qui suit.

RW a fait un graphique, mais ne reconnait as celui que Walgren lui montre.
Il récapitule les injections de demerol au cours du mois de juin, que Walgren lui fait vérifier chaque date et dose avec le dossier médical de Klein.

RW insiste qu'il faut aussi considérer les injections d'avril et mai. Walgren repose la question 3 fois : du 3 au 9 juin, 6 jours sans injection. Ensuite 1 semaine. Ensuite 6 jours.

N'y aurait-il pas de symptômes de manque? RW dit qu'il aurait pu se fournir ailleurs.

Les 1er symptomes de manque : insomnie, anxiété, agitation.


Les lois fédérales demandent que des dossiers médicaux soient établis et gardés pendant 3 ans. Que les substances contrôlées soient gardées dans des endroits fermés et sûrs. Que soient noté un inventaire avec ce qui entre ou sort.



La relation médecin/patient : ce sont les 2 qui décident des soins. Le médecin fait de fortes suggestions, si le patient les refuse, on en cherche d'autres.

Si on est suffisamment persuasif et sincère, on peut convaincre le patient de suivre les conseils.
Il commence par arrêter la drogue addictive, et la remplace par d'autres moins dangereuses, qu'on réduit.
S'il n'y a pas d'autres alternatives que celles refusées, il refuse de les traiter.
Si un patient demandait de recevoir une substance dangereuse, non indiquée médicalement, il refuserait absolument de la donner.
 
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Ben

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2e interrogatoire

Au départ, il ne s'est pas posé de questions sur la légitimité des dossiers de Klein; mais quand il a lu les déclarations de MAW et Faheem, disant que MJ allait presque tous les jours chez Klein, il s'est demandé se qui se passait pendant les longs intervalles où MJ ne recevait pas de demerol.

Il est possible que'MJ se soit fourni ailleurs.

2e contre-interrogatoire

Walgren remontre les graphiques.
Beaucoup de discussions sur la forme de représentations, car à la fois le midazolam et le lorazepam sont représentés : le 1 indique à la fois 1mg (midazolam) et 100mg (lorazepam).

RW explique que pour faire les graphiques, il s'est basé sur les dossiers de Klein, et sur un résumé donné par la défense : il y a des erreurs : injection le 20 avril, inexistante dans les dossiers, idem pour le 2 juin alors que le 3 juin n'est pas noté, pas de visite le 4 juin, alors qu'elle figure sur le graphique.


RW ne sait pas quand CM a commencé en tant que médecin personnel d'MJ, il ne s'y est pas intéressé.
Vous ne vouliez pas savoir qui était le médecin personnel de MJ? pas de réponse, Walgren fait intervenir le juge.

Saviez vous que CM était le médecin personnel d'MJ pendant les mois sur lesquels vous témoignez? Il dit ne pas avoir fait attention aux rumeurs publiques.
Walgren : vous avez pourtant fait attention quand il s'agissait de déterminer si MJ était un toxicomane. RW dit s'être basé sur les années 80 et 90.


3e interrogatoire

Le document donné par la défense n'était pas clair, il avait été copié plusieurs fois et envoyé par email.

Il n'a été engagé que pour examiner l'usage des opiacées et une éventuelle addiction.
 
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Ben

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Témoignage de Paul White - Flanagan

Anesthésiste à la retraite depuis peu mais travaille encore beaucoup comme consultant et participe à des projets de recherche clinique notament à l'hôpital Cedar Sinai de L.A.

Flanagan lui pose ensuite des questions sur mes récompenses qu'il a reçues, et les conférences auxquelles il participe : anesthésie, traitement de la douleur intense.

Les 1ères drogues anesthésies avaient beaucoup d'effets secondaires : effet groggy, nausées, vertiges.
PW a donc travaillé sur de nouveaux produits, dont le propofol qui lui a été montré par le professeur Dundee. A ce moment, le propofol est à l'étude en europe, mais a encore des défauts.


Il commence les études en 83. Il a du fournir un exposé détaillé de la manière dont il voulait conduire son étude, au fabricant qui lui a ensuite envoyé le produit. Le but était de comparer le propofol à l'autre anesthésique utilisé à ce moment là en IV.

Il a montré que le propofol permettait aux patients d'être plus alertes, d'avoir un meilleur réveil, et donc de pouvoir rentrer chez eux plus vite.

Il a été contacté par la défense en janvier 2011. PW n'était pas sûr de vouloir être mêlé à un cas aussi public, c'est quelqu'un de discret. Mais il a accepté d'examiner les documents, et de décider après s'il voulait participer à la défense.

Il était perplexe quant au fait que CM donnait du propofol par IV, car selon les indications que CM a donné à la police sur les médicaments, il n'est pas possible que cela ait tué MJ. Il voulait rencontrer CM d'abord.

Il a rencontré les avocats et a accepté de participer à la défense.

Au départ, il pense que l'ingestion de propofol est possible. Il n'y avait à ce moment aucune étude faite sur l'effet du propofol ingéré.

Shafer et leur collègue ont conduit une étude au Chili sur l'ingestion du propofol. PW dit qu'il était au courant et qu'il a examiné cette étude. Shafer et Sepulveda ont aussi avalé le propofol. Il pense qu'il y a des problèmes avec cette étude à cause de la manière dont elle a été menée : pas de groupe placébo, les volontaires savaient qu'ils avaient avalé du propofol.

Il est d'accord avec Shafer que le produit ne dépasse pas l'estomac, amis il peut être absorbé par les muqueuses de la bouche, l'oesophage.
Malgré ça, en effet, il reconnait qu'il n'y a pas d'effet. L'étude sur les chines était simplement pour le prouver, en versant directement le propofol dans l'estomac des chiens avec un tube.

Les études publiées par PW sur la pharmacodynamique/kynésie montrent que le niveau de propofol dans le sang varient en fonction des patients; il est impossible de le prédire. Il enregistre la pression sanguine, la transpiration, le rythme cardiaque.
On peut faire des simulations, comme l'a fait Shafer, et faire des prévisions pour un groupe de personnes. C'est encore un défi de prédire pour une personne.


Flanagan présente un article sur le lorazepam montrant la concentration prévue, et celle en fait obtenue. Il montre qu'elles ne correspondent pas.


Le propofol endort de plus en plus profondément jusqu'à ce que le patient ne répond plus aux stimuli de la douleur.

On appelle White le père du monitoring de l'anesthésie.

Lors de la 2e étude sur le propofol, Shafer est amené pour faire les analyses mathématiques à partir des données de PW.

L'utilisation du propofol pour dormir ne fait pas partie des indications. Flanagan lui parle de l'étude sur le sommeil : il manque des informations, comme la rapidité d'injection, mais PW pense que c'est une étude intéressante, même si c'est une étude qui doit être approfondie.



Le fait de combiner des médicaments différents, à condition d'utiliser les bons dosages et les bonnes drogues, n'est pas du tout une erreur médicale.

Flanagan reprend les graphiques de SS, que SS a envoyé à PW. Il ne retrouve pas celui qu'il veut montrer à PW.

Vu l'heure, Pastor décide d'arrêter pour aujourd'hui.




Suite demain à 8h45.
 

Ben

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Jour 20 - Vendredi 28 octobre 2011


Suite de l'interrogatoire de Paul White - Flanagan.


Flanagan montre plusieurs études faites sur le Lorazépam et le midazolam, puis le Propofol : PW explique que si on peut faire des simulation, les concentrations trouvées dans le sang, et les réactions des patients (réactivité, niveau d’endormissement) sont extrêmement variables d’un sujet à l’autre. On ne peut pas faire d'étude sur la concentration dans le cerveau sur des sujets vivants, donc en général ils utilisent des électroencéphalogrammes.

Le modèle concernant le Lorazépam présenté par SS est une spéculation et surtout ne prend pas en compte la fait qu’MJ avait pris du Lorazépam le jour précédent : il y avait donc une concentration préalable dans son sang, même si on ne peut pas dire à combien elle s’élevait, car CM n’a pas indiqué de dose.

PW répète qu’il s’est basé sur les déclarations de CM à la police pour établir son opinion.
En ce qui concerne le midazolam, il agit plus vite, mais disparaît aussi plus vite du corps. PW est d’accord avec SS pour dire que les déclarations de CM correspondent aux résultats de l’autopsie.
CM a dit qu’il avait donné du Lorazépam à 2 et 5h du matin, et qu’à 10h40, il a donné une injection lente de Propofol. Flanagan montre le graphique que SS a réalisé à la demande de White, montrant la concentration.

25 mg de Propofol est ce qu’on appelle une sédation minimale ; avec cette dose, MJ n’aurait eu aucun problème respiratoire, et ne serait pas décédé. Il aurait été juste légèrement endormi.


Les personnes qui utilisent du Propofol sont des anesthésistes confirmés, mais certains praticiens, qui ont besoin de légèrement endormir leurs patients peuvent recevoir une formation et être certifié par leur hôpital : c’est le cas pour CM, qui a été certifié par le Sunrise de Las Vegas ; il est donc formé à évaluer l’état d’un patient avant sédation, à choisir et doser les produits, à monitorer le patient, et à faire face à des problèmes/effets secondaires éventuels.


On revient sur le graphique de SS sur les doses de Lorazépam, il l’a refait en supprimant les heures où MJ était encore au Staples. On a donc 9 injections de 4mg : le patient serait tombé dans le coma depuis longtemps ou serait déjà mort. Cela correspondrait à la concentration de l’autopsie. Cependant, PW imagine mal le besoin de continuer à injecter un patient déjà endormi vu l’accumulation de produit dans son sang.
Les résultats sur le midazolam correspondent aux déclarations de CM. Mais une fois de plus, pourquoi donner plus de Lorazépam à un patient déjà endormi par entre autre le midazolam.

Si le lorazepam avait été donné uniquement par IV il n'y aurait aucun résidu, même très faible, dans l'estomac.

Pour PW, du Lorazépam a été avalé en cachet. Il montre une autre simulation avec une prise vers 7h ; il est aussi possible que les cachets aient été pris en plusieurs fois aux alentours de cette heure-là. Cela lui parait plus crédible que la simulation de Shafer selon laquelle CM a fait plusieurs injections.



Il est possible pour une personne ayant une perfusion au mollet de se faire une autre injection.

Si une injection de 25 mg est donnée et une autre faite rapidement aux alentours de midi, ce serait très dangereux. Entre autres à cause de la concentration de benzodiazepines.

PW fait la démonstration de perfusion : il dit que SS n'avait pas les tubes appropriés, et que contrairement à ce qu'il a dit, les produits restent dans les tubes. Il a 50mg de propofol et 50mg de lidocaine dans une seringue, une poche de sérum phy. Il injecte les produits dans le connecteur en Y, et montre qu'en effet, il y a du propofol qui colle au plastique.

PW explique que sur la bouteille de propofol trouvée dans maison, la poignée prévue pour l'accrocher à la perf n'était pas utilisée. Il ne voit pas comment cette bouteille a pu rester stable si elle n'a pas été suspendue. Elle serait tombée si MJ avait bougé pendant son sommeil.

De plus, si la bouteille était suspendue à la même hauteur que la poche de sérum, comme sur la démonstration de SS, la gravité ne pouvait pas faire son effet et faire couler le propofol. Cela lui semble plus compliqué que simplement l'accrocher par la poignée, et il ne voit pas pourquoi quelqu'un utiliserait ce type de dispositif.


Une des possibilités est de vider le propofol d'abord dans la poche de sérum, et faire la perfusion.

Il est facile de voir si une poche de sérum a contenu du propofol car de par sa nature, il colle au plastique; et il n'y avait pas de propofol dans la poche de sérum trouvée à Carrolwood, ni dans les tubes au-dessus du connecteur.


Simulation de 100ml en perfusion : si le décès a eu lieu avant la fin de la bouteille, la perfusion a pu continuer à couler, mais peu de temps car le sang ne circule plus; d'autre part, comme la perfusion était dans le mollet, la concentration serait plus importante dans la jambe et c'est justement le sang fémoral qui a été analysé à l'autopsie; il est vrai qu'on ne sait pas dans quelle jambe.
Il ne comprend pas comment on a pu arriver à la conclusion d’une perfusion de 3h (simulation de Shafer), alors que le matériel trouvé ne correspond pas, ni la concentration dans les urines, ni avec ce que CM a dit à la police ; il pense qu’il s’agit d’une auto injection à midi.

Une auto injection correspond avec ce que CM a dit, l’équipement trouvé sur place, et la concentration dans les urines et le sang à l’autopsie.



Session arrêtée à midi.
Contre-interrogatoire de White lundi 9h
 
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Ben

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Jour 21 - Lundi 31 octobre 2011



Contre-interrogatoire de Paul White - Walgren


PW est retraité depuis sept. 2010. Il a travaillé pendant 30 ans : soin aux patients, recherche, enseignement. Il n'est pas un expert en pharmacokinésie, il travaille pour cela avec des experts comme SS.

Est-il d'accord pour dire que CM n'a pas respecté les standards de soins le 25 juin : oui
Quantité de propofol au cours des mois précédents la mort d'MJ selon sa déclaration à la police? presque tous le soirs depuis environ 2 mois. Il donnait apparemment 25 à 50mg par soir mélangé à de la lidocaine, suivi par une perfusion. Il ne sait pas comment CM a administré la perfusion en se basant sur sa déclaration.L'hypothèse de SS avec les 2 poches sur la perfusion est une possibilité.

Vu le contexte, il reconnait que cela peut être très dangereux, sans aucun monitoring, si la perfusion est ouverte trop largement.
PW n’aurait jamais donné de propofol sans avoir au moins un masque et un ballonnet de ventilation.
Il n'a jamais entendu parlé de quelqu'un administrant du propofol dans une chambre.

De même il est préférable d'avoir du matériel de succion, en cas de régurgitation.
Un oxymètre est essentiel, de même qu'un tensiomètre. A quelle régularité on vérifie la tension? pour des petites injections, toutes les 15mn. Mais il s'agit toujours d'un environnement de type hospitalier.
Un capnographe, pas une obligation.

Est-il d'accord avec l'opinion de SS que le fait de ne pas avoir fait de dossier médical est une faute lourde? C'est préférable pour plusieurs raisons, c'est un non respect des standards de soin, mais ce n'est pas une faute lourde à son avis. Ce n'est pas ce qui est à l'origine du décès. Lui en a toujours établi. (Walgren doit insister pour obtenir une réponse, PW est évasif)


Combien a-t-il été payé par la défense? 11 000 $Combien pense-t-il recevoir en tout? PW élude la question, il dit espérer être remboursé pour ses billets d'avion; Walgren insiste : PW demande en général 3500 $ par jour. Walgren rappelle tous les jours où PW est venu en observateur (11 en tout). PW dit qu'il leur demandera moins, il ne pense pas que la défense ait autant de moyens.


Il est déjà arrivé à PW d'avoir un patient qui cesse de respirer : il l'intube.Il est donc capable de réagir dans ce genre de cas.La relation patient/médecin : de la compassion, une bonne compréhension du problème du patient; serment de ne pas faire de mal au patient.
L'administration de propofol est-il un non respect de ce serment de ne pas faire de mal? CM a fournit un service. Jusqu'au 25 juin, il n'y a pas eu de problème.
Walgren : c'est ainsi que vous évaluez la situation : si le patient est toujours en vie, tout va bien?

CM était payé pour donner du propofol tous les soirs à MJ? oui

Qui prend la décision finale entre le patient et le médecin? le médecin a toujours la possibilité de refuser de s'occuper du patient. PW dit qu'il refuserait de donner quoi que ce soit de dangereux à un patient.

Pourquoi faut-il surveiller continuellement un patient endormi? parce qu'il est très facile de passer d'un endormissement léger à une anesthésie plus profonde.
Donner 25mg de propofol est une dose très minime, qui aurait peu d'effet; il ne voit pas le problème de s'en aller après 30mn d'observation.
Walgren rappelle les études montrant que les effets des anesthésiques très variables selon les sujets.
PW dit que s'il a observé le patient pendant environ 30mn, il pourrait quitter la pièce. Mais dans un contexte hospitalier.

Walgren lui demande s'il ferait la même chose en dehors d'un hôpital : si on a observé le patient, on sait qu'une telle dose de propofol n'aurait pas un effet très long. Walgren arrive à lui faire dire qu'un oxymètre sans alarme n'a aucune utilité si on est pas dans la pièce.

Si un patient a déjà eu du loraz et du midaz, il pense qu'il est toujours possible de sortir de la pièce. Walgren insiste sur la présence de benzos en plus : cela dépend sur le temps écoulé depuis les injections de benzos.

Cela respecte -il les standards de soin, sans aucun monitoring et aucun personnel qualifié, vous sentiriez-vous confortable de sortir? PW élude la question en parlant de ce qui se passe habituellement dans un hôpital.
Si vous pensiez que le patient aime injecter le propofol? non je ne quitterais pas la pièce.

Pouviez-vous justifier le fait que CM n'ait pas appelé le 911 tout de suite? non

S'est-il comporté comme quelqu'un de qualifié? PW ne sait pas, il n'était pas là. C'est une situation très stressante, même pour quelqu'un de qualifié.
Walgren répète la question : PW se serait comporté autrement. Il aurait appelé à l'aide. Il aurait commencé la réanimation cardio-respiratoire.
PW dit que c'était une situation inhabituelle, dans un endroit retiré et sans ligne téléphonique. Walgren lui rappelle que CM avait un portable, et qu'il a appelé MAW. Qu'aurait fait PW? il faudrait connaitre l'adresse, et qu'on puisse accéder à la maison.
Walgren lui demande si le fait qu'il y ait un portail autour de la maison est un obstacle aux secours? PW dit que c'est pour cela qu'il a appelé MAW. Walgren lui rappelle que CM n'a pas demandé à MAW d'appeler le 911.
Combien de temps lui faudrait-il avant d'appeler le 911 : il dit qu'il commencerait par la réanimation, et au bout de 3 à 5mn, il appellerait les secours.
N'est-il pas indispensable de donner la liste des médicaments aux secours? PW dit que dans ces situations, il est possible d'oublier des choses.
Walgren lui demande s'il s'agit d'un détail oublié? PW pense que c'est quelque chose auquel CM n'a pas pensé.
L'a-t-il oublié aussi dans l'ambulance, aux urgences? c'est possible.
Est-il aussi possible que ce soit un mensonge? oui

Walgren ressort un rapport donné par PW indiquant que la prise de sédatifs et analgésiques cause une baisse respiratoire. La prise de lorazepam et midazolam est dangereuse mais cela dépend de l'intervalle entre les prises.
Qui est responsable de la présence de propofol dans la maison? CM l'a acheté, mais PW croit savoir que MJ avait ses propres sources d'approvisionnement. Vraiment? répond Walgren. Où cela est-il noté dans la déclaration à la police?

Pastor interrompt la séance et fait sortir le jury quelques instants.

NOTE : White est condamné à verser une amende de 1 000 $ à la Cour car il n'a pas respecté les consignes de Pastor lui interdisant d'utiliser ses conversations avec Murray pour répondre. Il ne doit parler que de ce qu'il sait et pas ce qu'on lui a dit.

Walgren montre les tubes de perfusion que PW a utilisé pour sa démonstration. PW dit que ce n'est pas ce qu'il a donné à la défense, qu'ils ont été modifiés; le capuchon du tube ventilé a été cassé.

Il lui montre les tubes et lui demande s'il serait possible de les cacher facilement : oui

Le fait que MJ ait bu le propofol était une spéculation de sa part? oui
Rejette-il cette spéculation? les preuves montrent qu'il n'en n'a pas bu.
Mais au départ, PW avait pensé que la mort de MJ était causé par lui même? oui en se basant sur un témoignage des audiences préliminaires. En janvier, il avait un rapport peu fourni car il n'avait pas beaucoup de temps. Au bout de plusieurs mois, le rapport est toujours le même. PW dit qu'on ne lui a pas demandé de rapport. Que Flanagan lui a juste demandé de mettre son opinion par écrit.
C'était l'opinion de PW en mars que MJ avait causé son propre décès par injection ou ingestion, à partir des informations qu'il avait. Walgren lui demande quelle sorte de recherche il a faite avant de se faire une opinion : une recherche internet et le rapport d'autopsie. Il n'a pu trouver aucune information scientifique, il a voulu laisser toutes les possibilités ouvertes.
C'est Flanagan qui lui a demandé d'évaluer cette possibilité.

Si CM a donné uniquement 25mg de propofol, PW a pensé que MJ avait du en prendre plus. Walgren lui demande si ce sont là les 2 seules théories auxquelles il a pensé, rendre MJ responsable de sa mort. PW dit qu'il a cru ce que CM avait dit dans sa déclaration.

Avez vous trouvé aucune autre théorie, que de rendre MJ responsable de sa propre mort? je ne crois pas.
Le fait que CM n'ait pas dit certaines choses aux urgences parce qu'il a menti est une possibilité. Mais PW pense que CM a dit la vérité sur les drogues administrées.

Walgren lui pose des questions sur mademoiselle Ornelis, qui a créé les graphiques des simulations; PW l'a rencontré la semaine dernière et lui a demandé si elle pouvait calculer la quantité de propofol métabolisé dans les urines après 3h de perfusion. PW dit qu'il ne se rappelle pas lui avoir demandé de créer des simulations.Walgren : vous l'avez rencontrée la semaine dernière, nous avons les simulations ici et vous ne vous rappelez pas lui avoir demandé d'en faire?



Pause du matin.
 
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Suite du contre-interrogatoire


C'est quelqu'un de la défense qui lui a conseillé de parler au Dr Ornelis, experte en pharmacokynésie.
PW n'avait jamais entendu parler d'Ornelis avant.


Au départ, a-t-il eu l'idée que MJ avait avalé les cachets à 10h? c'est une idée commune au cours d'une discussion; ils se sont dit que MJ avait du avaler des cachets vers cette heure là.

Walgren rappelle que PW était là quand SS a dit que le loraz avait du être avalé plus tôt. PW ne s'en souvient pas.
Le Dr Ornelis a regardé le procès ce jour là et apparemment c'est elle qui a eu l'idée d'avancer la prise de cachets à 7h.

Si MJ était venu vous voir pour avoir du propofol pour dormir? PW ne l'aurait jamais accepté. C'est quelque chose qu'une somme d'argent n'aurait pu le convaincre de faire.


La simulation selon laquelle MJ se serait administré du propofol propose une injection vers 11h40 - 11h50.

La déclaration de CM est elle crédible?

Quand a été demandé la recherche sur les animaux? avril 2011. PW n'a pas participé à cette étude. C'est Flanagan qui l'a demandé à un vétérinaire en Indiana, après avoir entendu parlé de l'étude de SS.

Ian Glen est considéré comme le père du propofol? oui.
Il vous a dit que le propofol n'avait aucun effet ingéré? il n'avait pas vraiment fait d'études, mais selon ce qui avait été vu sur des rats, cela n'avait pas d'effet.

Donc malgré les résultats de Glen, vous l'avez quand même envisagé comme possibilité? je n'étais pas au courant d'étude faite.
Quand PW a eu les résultats de Flanagan, ça lui a suffit, il n'a pas demandé de chiffres.


Si MJ a avalé les cachets de loraz, cela veut dit que CM était absent de la pièce? Il pense que CM était éloigné ou dans une autre pièce.

Dans sa déclaration il dit qu'il est sorti une fois, et que quand il est revenu, MJ était en arrêt respiratoire.

Selon le scénario du propofol, CM a rempli une seringue avec de la lidocaine et du propofol, l'a laissée et est sorti de la pièce.

CM dit avoir laissé MJ 2mn max? oui
Combien de temps aurait-il fallut à MJ pour s'injecter le propofol? il est dur de le dire car on ne sait pas où se trouvait la seringue. En se basant sur les relevés téléphoniques, il y aurait une une quarantaine de minutes.

Pendant tout ce temps, CM ne regarde pas MJ, et a laissé une seringue de propofol quelque part dans la pièce. Il se réveille, se lève, va chercher la seringue et s'injecte la seringue de propofol.

Walgren rappelle que MJ avait un cathéter urinaire, et une perfusion dans le mollet.

PW pense que MJ ne connaissait pas la dangerosité des produits. Il voulait juste dormir.

Walgren lui demande si MJ voulait une sédation légère où il pouvait répondre à des questions ou d'autres stimuli (déf. sédation légère) : non, il cherchait un sommeil réparateur.

PW reconnait qu'il ne pense pas que CM avait mis de perfusion de prop. le 25/06.

Si MJ recevait des perfusions presque tous les soirs, quel était son niveau de sédation? probablement minimum à modérée; plus que 25mg à son avis.


Walgren présente un article écrit par PW, listant tous les éléments nécessaires à une anesthésie : la présence permanente d'un membre de l'équipe d'anesthésie, y compris celle d'un anesthésiste, et l'équipement complet (oxygénation, cardio-respiratoire, ventilation).


Walgren lui parle de la réduction de l'anxiété : peut inclure une légère anesthésie.
Selon l'article de PW, un traitement avec du midazolam nécessiterait les mêmes précautions.

L'utilisation de propofol pour un usage classique ou inapproprié demanderait les mêmes précautions.

Walgren présente une citations tirée d'un livre de PW : les mêmes précautions doivent être appliquées aux patients inconscients non sous anesthésie.

De même pour les anesthésies pratiquées dans des cabinets médicaux (dentistes, gastro-entérologues) : équipement de monitoring, personnel qualifié, dossiers médicaux, matériel de réanimation.

Ces conditions s'appliqueraient-elles à une administration de propofol dans une chambre? PW élude la question. Walgren doit la reposer 4 fois : d'autres facteurs entrent en compte, ces conditions concernent les cabinets médicaux.



Pause déjeuner.
 

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Suite du contre-interrogatoire

Walgren donne un extrait d'un livre scientifique sur les perfusions de propofol, écrit par PW : il décrit les avantages du propofol. Aujourd'hui, dans un contexte sûr, il peut être administré par des non anesthésistes.

Autre extrait : on peut ne pas prédire la réaction d'un patient à un anesthésique ou un sédatif, il faut être prêt à réagir à un possible passage du patient à une anesthésie plus profonde. Même dans un cas de sédation modérée, il faut prendre les mêmes précautions qu'avec une anesthésie profonde.

Autre extrait : les précautions à prendre avant sédation : entretien avec le patient, examen physique, test sanguins

Autre extrait : nécessité d'avoir une personne uniquement occupée par monitoring. PW insiste que ces recommandations concernent l'utilisation du propofol pour une opération chirurgicale; il ne peut pas faire de recommandation pour une chambre, il ne donnerait jamais de propofol dans une chambre.

Autre extrait : nécessité de formation en pharmacologie

Walgren présente les simulations faites par Ornelis : 2 scénarios faits pour expliquer la teneur en propofol des urines/sang à l'autopsie > 2x25mg ou 100mg. Il se sont rencontré mercredi ou jeudi dernier.
PW dit qu'il n'a pas lu en détail l'article sur lequel s'est basée Ornelis pour faire ses simulations : Walgren lui rappelle qu'il a basé son témoignage sur ces simulations.

Estimation 1 (2x25mg) : Injection CM vers 10h40, puis 2e (par MJ) vers 11h40.
Sang : avant 2e injection, concentration très basse, proche de 0
Urine : concentration avant 2e injection juste inférieure à celle de l'autopsie.

Le pic de concentration dans le sang = 4 microgrammes
Concentration autopsie = 2 microgrammes

Il y a donc un problème de timing; PW dit qu'il pense que l'auto injection a eu lieu après 11h40. Il ne s'est pas occupé de l'heure de la mort.
Cette simulation correspondait avec le manque de tubes avec du propofol, la déclaration de CM et la concentration dans les urines.

Il pense que la circulation s'est arrêtée juste après l'injection, quand le pic de concentration est atteinte.
PW a relu le rapport d'autopsie : le coeur ne présentait aucun problème.
CM dit que MJ avait un rythme cardiaque de 122 selon l'oxymètre. Walgren remontre la déclaration de CM au LAPD. De plus, CM dit avoir senti un pouls fémoral.

PW dit que dans une situation stressante, on peut avoir l'impression de sentir un pouls, alors qu'on sent en fait le sien propre.

Walgren : car cela ne correspond pas à votre simulation de mort instantanée de MJ.

PW dit ne pas penser que la respiration se soit arrêtée.

Mais dans la lettre envoyée à la défense exposant ses idées, il parle d'arrêt cardio-respiratoire, et aussi d'ingestion de propofol.

Sur le graphique suivant au sujet du loraz : la concentration dans l'estomac ne correspond pas à ce qui a été trouvé. PW ne sait d'où vient ce chiffre. Ce n'est pas lui qui a fait le graphique.
Walgren lui rappelle qu'il a pourtant basé son témoignage dessus.

Sur un des graphiques, CM est censé avoir injecté 25mg vers 10h40; or, il a passé plus de 8mn au téléphone avec S. Ruggles après 10h34.




Pause de l'après midi
 

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Suite du contre-interrogatoire

PW répète qu'il était surtout intéressé par le niveau de propofol dans l'urine.
Walgren lui demande s'il a fait ses propres recherches pour vérifier si les nombres étaient corrects, avant de venir faire son témoignage.
Walgren lui montre un article scientifique : c'est celui sur le quel s'est basée Ornelis pour faire son graphique : moins de 0,3% ressortent du corps inchangé. PW ne sait pas combien de moins.
PW refuse de dire qu'il pourrait y avoir 0% de pur propofol qui ressortent du corps.

Walgren montre un article disant que cette quantité de 0,3% est une exagération. PW répète qu'il n'a pas eu le temps de lire cet article en détail par manque de temps.

Autre publication montrant que la concentration est indétectable. PW argumente qu'il s'agit d'une article sur les animaux, non sur les humains.

Walgren : PW n'a pas fait de recherche personnelle, il a simplement demandé au Dr Ornalis de répondre à sa question concernant la concentration de propofol.
 
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Contre - interrogatoire - Flanagan

La première chose à faire est de commencer la réanimation.
Un cardiologue devrait savoir effectuer la réanimation.
Pourrait-on faire un diagnostique à partir de ce qu'on voit? les symptômes sont plutôt ceux de quelqu'un décédé.

Si un patient est décédé à 12h, PW pense qu'on ne peut plus faire grand chose 20 mn plus tard.

Si un bolus lent de propofol est donné, on pourrait voir les effets au bout de 3 à 5mn, même avant d'avoir terminé l'injection.

1h après cette injection, il n'y aurait plus d'effet du propofol. On peut donc penser que l'injection de 10h40 n'a pas été la cause de la mort.
Le fait de parler du propofol aux secouriste n'aurait rien changé.

Dans le cas d'une overdose de propofol, elle arrive tout de suite, au moment du pic de concentration. Il n'y a rien à faire, à part attendre que le corps l'élimine en traitant les effets secondaires.


Si une personne n'a pas de problème juste après l'injection, il n'y a pas de raison de penser qu'il y en aura plus tard.



Flanagan remontre les tubes montrés par Walgren, avec le capuchon enlevé ou coupé. PW a un autre exemplaire neuf dans sa poche. Flanagan les compare. PW ne comprend pas comment cela a pu arriver, ni qui aurait pu le faire ou pourquoi.
Cela ne change pas le fonctionnement du tube ventilé.

Si les tubes avaient été mis dans une poche, ils l'auraient mouillée car ils sont encore plein de liquide.

PW dit que Flanagan a juste posé des questions sur la possibilité d'ingestion du propofol.
Il a été contacté par Walgren pour discuter du cas; il a indiqué à Walgren qu'il travaillait déjà pour la défense. Walgren lui a demandé s'il pensait que la défense avait les moyens de le rétribuer. PW dit qu'il ne travaille plus et que les consultations sont sa seule source de revenus.


Fin de la session pour aujourd'hui. Suite Mardi 1er novembre à 9h30.
 

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Jour 22 - Mardi 1 novembre 2011

Suite du 2e interrogatoire du Dr White - Flanagan

F. revient sur les simulations : beaucoup de variables entrent en jeu. Ce n'est pas une science exacte.
La présence de loraz dans l'estomac a été expliquée par SS par un reflux du duodénum. Sur la simulation, il n'est pas envisagé de présence de loraz avant la première injection de CM. La simulation montre une quantité légèrement inférieure à ce qui a été trouvé, mais en fonction de l'heure de la prise, cela peut s'expliquer. Si MJ a pris du loraz à 8h au lieu de 7h, on obtiendrait quasi exactement la dose trouvée à l'autopsie.
PW pense qu'il est peu probable qu'il n'y ait eu aucun loraz dans l'estomac, vu que MJ en prenait les jours précédents. Il y a une infinité de possibilités, car il est possible que MJ ait pris les cachets en plusieurs fois.
On ne peut pas déterminer combien de cachets MJ aurait pris.

Simulation d'Ornalis sur le propofol dans les urines : il y a une variabilité de 50% entre les résultats possibles

Normalement, la lidocaine disparaît très vite du corps et on aurait du en trouver aucune trace au moment de l'autopsie : on en a trouvé 0,84 microgrammes

PW ne mélange jamais de lidocaine avec le propofol. La douleur est causée par la 1ere injection, après, pour une perfusion, il n'y a plus de problème.


Les standards de soin sont un idéal, ce qu'on souhaite pour chaque patient, mais ce n'est pas toujours possible d'atteindre cette qualité de soins, en fonction des cas. En dehors d'une salle de chirurgie, c'est difficile à respecter.

Sans le cas d'un bolus lent de propofol, le patient serait dans un état de très légère sédation, voire même pas endormi. La respiration serait spontanée, il n'y auarit pas d'effet sur le système cardio vasculaire, et l'effet disparaitrait très vite.

PW déclare que son opinion est toujours celle d'un bolus aux alentours de midi, mais il n'a pas fait les simulations lui-même.



CM annonce au juge qu'il ne témoignera pas. La défense a terminé.
 
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Steven Shafer est rappelé à la barre.


Le loraz en IV va dans tous les tissus, le cerveau, et l'estomac. Cela n'a rien aà voir avec la redistribution post mortem.
Que CM ait donné du loraz ou que MJ l'ai pris lui même donnerait les mêmes résultats.


Pas de moment précis où MJ aurait arrêté de respirer dans les simulation; il peut juste dire que MJ ait mort avec une haute concentration de propofol dans le sang.

A part quand on utilise une pompe, l'utilisation de 2 poches pour une perf. est normale. On contrôle le débit avec les clamps à roulette. Mais en général, on utilise une pompe pour les produits dangereux.

Les niveaux de lidocaine trouvés sont cohérents avec ses simulations; il suffit de remplacer une partie du propofol avec de la lidocaine.

Le risque principal avec le propofol est l'arrêt respiratoire, parce que le cerveau ne réagit plus, ou parce que les voies respiratoires se bloquent. C'est selon lui ce qui est arrivé à MJ.

SS a étudié les simulation de la défense, basées sur un article de 88 : les mesures dans cet article ont pris en compte le propofol et son métabolisé.

SS a trouvé un article de 2002 : réno élimination du propofol > prouve que dans les résultats de 88, il y avait du métabolisé et du propofol. Ils ont cette fois mesuré le propofol lui même, en quantité bien moindre : 0,004% au lieu de 0,3%.

Quantité dans les urines : 82,5 microgrammes.

Walgren présente les résultats d'une étude sur plusieurs patients sous perf. de propofol : un des patients a reçut 2000mg de propofol en IV et a une concentration d'environ de 70 microgrammes environ. MJ a donc reçut une dose supérieure : env. 2003mg.


Les standards de soin devraient être encore plus sévères dans une chambre, car il n'y a pas de possibilité de faire face à une erreur.



Contre-interrogatoire - Flanagan

F. lui montre son rapport sur la proportion lidocaine/prop, mais SS le contredit, disant que F. a mal compris : CM aurait mélangé 5ml de lidocaine et 5ml de prop. ce qui aurait donné la concentration de lidocaine trouvée.

F. ressort l'article de 88 : -3% du propofol sont excrétés sous forme pure dans les urines après une anesthésie.

25mg pour 61,8 kg serait une dose faible.


2e interrogatoire

Article de 2002 : plus la dose augmente, plus les résultats sont précis.






La présentation des pièces à conviction est terminée.

Prochaine étape : discours de clôture des 2 parties jeudi 3 novembre à 9h.
 
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Jour 23 - Jeudi 3 novembre 2011


Instructions du juge Pastor

Les jurés ne doivent se baser que sur ce qui leur a été présenté au tribunal. Ils se doivent utiliser ni internet, ni livre religieux, ni dictionnaire. Ils ne doivent effectuer aucune recherche, ni visiter les lieux. Ils peuvent se baser sur leurs notes, mais ce sont les minutes du procès qui ont le plus d'importance.

L'accusé est toujours innocent tant que l'accusation n'a pas prouvé sa culpabilité sans l'ombre d'un doute.

Les questions des avocats ne sont pas des preuves, seules les réponses en sont.

Les témoignages doivent tous être considérés de manière objective.

Ils doivent décider si CM est coupable d'homicide involontaire, c'est-à-dire CM avait un devoir légal envers son patient; il a commis un act légal mais avec une négligence criminelle qui a causée la mort de Michael Joseph Jackson.

Ils doivent décider si les actions de CM ont contribué au décès; dans ce cas, CM est coupable.

L'unanimité des jurés est requise.
 
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Discours de clôture de l’accusation - David Walgren


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Walgren commence par remercier les jurés de leur présence et leur ponctualité au cours du procès, qui aura duré plus longtemps que prévu.






Il n’est pas nécessaire que CM soit la seule cause de la mort d’MJ ; il suffit qu’il en soit un facteur important.
CM a causé la mort de MJ et a laissé Prince, Paris et Blanket sans père : « Pour eux, ce procès ne se terminera pas aujourd’hui, il sera sans fin, car ils ont perdu leur père ».

Il y a une relation particulière entre docteur/patient, et un serment de ne pas faire de mal au patient. C’est le médecin qui décide du traitement à apporter au patient. Tous les médecins qui ont témoigné ont dit qu’ils ne donneraient jamais de Propofol dans une chambre. CM a violé ce serment entre médecin et patient chaque jour.


CM s’est comporté comme un simple employé travaillant pour un salaire. « MJ faisait confiance à CM. Il lui avait confié sa vie. Il lui avait confié sa vie et le futur de ses enfants. CM devait prendre soin de lui pendant qu’il dormait, pour que le lendemain, il puisse partager un repas avec ses enfants. MJ a payé cette confiance de sa vie ».

Le 24 juin 2009, MJ a fait une répétition fantastique au Staples Center. Il était optimiste et faisait des plans pour l’avenir. A peine 12 heures plus tard, il gisait mort dans son lit, les paumes tournées vers le ciel, la tête penchée – mort – chez lui.


MJ était un homme de 50, anxieux de la tournée à venir. Il voulait satisfaire ses fans qui lui avaient été fidèles depuis si longtemps, sa famille et ses enfants. C’était un génie créatif qui recherchait la perfection. Il avait des projets pour l’avenir, des projets à long terme pour lui et ses enfants, auxquels il se consacrait tellement.


Il voulait partager son message avec le monde. Il voulait faire plaisir à ses fans. Il voulait que ses enfants le voient sur scène.


Ses enfants étaient tout pour lui. Il voulait une maison en Angleterre pour qu’ils ne soient pas coincés dans un hôtel. Il voulait faire un film basé sur la vidéo de Thriller, il voulait faire de la mise en scène. Il voulait ouvrir un hôpital pour enfants. Il voulait offirir tout cela au monde. Il avait des projets, des espoirs et des rêves.
La tournée devait faire le tour du monde. MJ était excité à l’idée que ses enfants puissent le voir sur scène. Mais rien de tout cela n’est arrivé, parce que le 25 juin 2009, à 50 ans, MJ a été déclaré décédé. Paris a crié en voyant son père gisant sur son lit, tandis que Prince traumatisé était en larmes. Voilà ce que CM a fait à MJ et à ses enfants.


Walgren rappelle que des questions resteront certainement sans réponse ; les jurés n’en n’ont que 3 à se poser.
La loi reconnait une relation privilégiée entre un médecin et son patient. Les médecins ont un devoir légal envers leurs patients et tout manquement à ce devoir est un homicide involontaire.

Walgren rappelle que la théorie de la défense est que MJ s’est injecté du Propofol et est lui-même à l’origine de sa mort.
Il rappelle que CM a fait preuve de négligence criminelle s’il était possible de prévoir ce qui pouvait arriver. Selon ses propres mots, CM savait que MJ aimait appuyer sur la seringue de Propofol. Il n’aurait jamais dû le laisser seul dans une pièce pleine de médicaments. Walgren dit que si tout cela est vrai, c’était prévisible.


Les déclarations trompeuses montrent une culpabilité. CM a trompé les secouristes et les urgentistes quand il ne leur a pas parlé du Propofol. C’est la conscience de la culpabilité. « C’est faire passer CM d’abord ». Les déclarations trompeuses de CM étaient intentionelles.
CM avait signé un contrat. Il devait recevoir 150 000 dollars par mois plus un logement à Londres, plus les frais de déplacement en 1ere classe. Il a envoyé des lettres à ses patients, annonçant une année sabbatique et une cessation d’exercice de la médecine pour une durée « indéterminée ».

Walgren refait la liste des commandes de Propofol et Lorazépam : CM avait acheté au total plus de 15 litres de Propofol et les avait faits envoyer chez sa petite amie à L.A, en faisant croire à Tim Lopez qu’il s’agissait d’un cabinet médical.
CM dit qu’il a réalisé que MJ avait un problème, mais le 10 mai, il enregistre MJ sous l’influence de médicaments. Il n’a pas pris la peine d’établir de dossier médical…mais n’a pas eu de scrupule à enregistrer MJ sous l’influence de médicaments, et pour une raison inconnue, à garder cet enregistrement.

Même dans cet état vulnérable, MJ parle du futur, et de ses rêves. Il parle d’un hospital pour enfants. Il n’a aucune raison de penser que quelqu’un va l’entendre un jour, il exprime ses vrais sentiments et ses vrais désirs.
2 jours après cet enregistrement, CM passe sa plus grosse commande de médicaments. Aucune de ces bouteilles de Propofol n’a été retrouvée, malgré les recherches de la police.


A la réunion de début juin, CM a assuré à tout le monde que MJ va très bien. Le 19 juin, K. Ortega est tellement inquiet de la santé de Michael qu’il le renvoie chez lui. Ortega envoie un email urgent à R. Phillips lui disant que Michael va mal. Il essaie de contacter CM mais sans succès.
Le 20 juin, à la réunion suivante, CM est contrarié que MJ ait été renvoyé chez lui. Il insiste que MJ va bien, et s’en prend à Ortega. Il dit sèchement à Ortega de se mêler de ses affaires. « Malheureusement, c’est ce qui est arrivé »
Le 21 juin, MJ se plaint d’avoir un côté du corps chaud et l’autre froid. Faheem appelle l’infirmière Lee, qui lui dit que MJ doit aller à l’hôpital.

Le 23 juin, MJ répète au Staples Center. De l’avis de tout le monde, c’est une répétition magnifique. C’est la lumière au bout du tunnel. La dernière répétition d’MJ, le 24 juin, est une fois de plus, un vrai succès. Tout le monde est excité à l’idée de la tournée. MJ l’est particulièrement au sujet de la nouvelle « illusion » qu’ils doivent tester le jour suivant.

CM a changé sa version des évènements. Le 25 juin, il dit qu’il a assisté à l’arrêt cardiaque. Après la mort d’MJ, un rendez-vous est pris avec ses avocats et les détectives. A ce moment, les détectives savent encore peu de choses. La cause de la mort n’a pas encore été établie. Ils écoutent simplement ce que CM a à dire. Ils n’ont pas de connaissances médicales. CM leur dit qu’il donnait du Propofol à MJ. Quand on lui demande à quelle fréquence, CM leur répond tous les jours. CM reconnait avoir donné une injection de 50mg de Propofol, suivie d’un goutte à goutte toutes les nuits pendant 2 mois.
Pendant cette entretien, CM dit aux détectives que cela l’inquiétait de donner du Propofol à 10h parce que MJ devait se lever à midi, soit 2h plus tard. Il a finalement accepté car MJ lui a dit que finalement il n’avait plus besoin de se lever parce qu’il allait annuler sa répétition. Cela suggère que CM avait l’intention de mettre en place une perfusion, car une injection de 25mg n’aurait fait dormir MJ que 5mn. CM avait l’intention de le sonner.
CM n’a pas appelé le 911 car il voulait se protéger. Il dit qu’appeler le 911 aurait été négliger son patient. Que fait-il à la place ? Il appelle MAW et lui laisse un message. Tout ce qu’il avait à dire c’était « appelez le 911 », mais il ne le fait pas. CM savait ce qu’il faisait et ses actions ont tué MJ. C’est intentionnellement qu’il n’appelle pas les secours.

Si on se base sur les relevés des appels téléphoniques, est-il possible qu’MJ ait été en train de se plaindre de ne pas arriver à dormir, à l’heure à laquelle on sait que CM était au téléphone ? Cela voudrait dire que CM n’était pas dans la pièce, ou qu’il ignorait MJ ? CM a pu passer tout ce temps au téléphone parce que Michael était endormi, sous perfusion.

Lors de l’appel à Sade Anding, elle entend des bruits dans le fond. MJ appelait-il à l’aide ? Perdait-il son souffle? S’étouffait-il ? On ne le sait pas… et on ne le saura jamais.


Alberto Alvarez arrive. CM attrape des fioles et lui demande de les mettre dans un sac. C’est seulement après qu’il demande à Alvarez d’appeler le 911. Il a fallu plus de 20 mn pour appeler les secours, qui sont arrivés en 4mn. Cm s’est fait passé d’abord, et MJ ensuite. Blount a pu ventiler MJ rapidement, mais c’était trop tard.


Alors que les secouristes transportent MJ dans l’ambulance, Senneff trouve CM en train de ramasser des objets sur le sol. Pourquoi ? Il fallait emmener MJ à l’hôpital en urgence, mais CM est dans la chambre en train de ramasser des objets.
Nous avons tous vu le type de pantalon à larges poches que portait CM ce jour-là.

A l’hôpital, les médecins demandent à CM quelles médicaments il a administrés… Une fois de plus CM ne parle pas de Propofol. Une fois le décès prononcé, la préoccupation de CM est de récupérer une « crème », dont il dit qu’MJ ne voudrait pas qu’on connaisse l’existence. CM sait que ses sacs, drogues, seringues, sont dans la maison. Ce n’est pas une crème qui inquiète CM, mais sa personne.
C’est parce que CM en a parlé que les détectives ont trouvé les sacs. Mais lors de son entretien, CM pense qu’ils ont déjà été trouvés. Il sait que les rapports de toxicologie sont presque complets. Malheureusement, sa version ne correspond pas aux preuves.

“Chacun des médecins qui sont venus témoigner ont dit qu’ils n’auraient jamais fait ce que CM a fait ».

Le Propofol ne doit être utilisé qu’avec un monitoring complet. Personne n’a jamais entendu parler d’administration de Propofol dans une chambre avant CM. Il n’y a aucune aide en cas de problème. C’est une violation flagrante des standards de soin. C’est une négligence criminelle grave. Le contexte est une cause directe de la mort d’MJ.
Le Propofol n’est pas utilisé contre l’insomnie. L’article utilisé par la défense a été publié après la mort d’MJ.

Le Propofol demande un équipement particulier, et de savoir s’en servir. Rien de l’équipement nécessaire n’était présent. Encore une fois, une négligence criminelle.

Comme l’on dit les deux experts, les réactions des patients à l’anesthésie sont rapides, très variables et imprévisibles. Le fait que CM ait été préoccupé par ses emails, ses SMS et ses appels constitue un abandon de son patient.



CM a établi des dossiers médicaux au cours des années precedents, mais il n’a pas jugé bon de le faire pour les 2 derniers mois ? Il a choisi de ne pas le faire pour qu’il ne reste aucune trace de son traitement.


Comme il n’y a pas de dossier médical, les scenarios ne peuvent être que des spéculations. Selon le docteur Shafer, le plus probable est que CM ait donné une perfusion à MJ. Il s’est basé sur les pièces à conviction, comme les commandes de Propofol, une poche de sérum physiologique coupée, une bouteille de Propofol avec les empreintes de CM, et ne déchirure faite par un spike. Ce scénario n’est pas difficile à imaginer, CM a admis avoir fait, tous les soirs, une injection de 50mg suivie d’une perfusion.
La perfusion explique les niveaux de médicaments dans le sang et les appels téléphoniques.

Les théories du docteur White sur l’auto injection et les cachets de lorazepam n’ont pas pu arriver pendant un laps de temps de 2mn, mais pendant d’autres moments où CM aurait abandonné son patient.

Les anciens patients de CM disent qu’il était un bon médecin. Ils ont tous été traités dans un hôpital, pour des problèmes cardiaques, qui sont la spécialité de CM. Il n’y a pas eu de témoignage de patients récents, de leur sentiment d’abandon à la réception de la lettre de CM,

Lee a déclaré que MJ lui a dit que le propofol était un produit sûr à la simple condition d’être monitoré par un médecin.


MJ n’était pas imprudent. Il avait sa vie devant lui. Il avait 3 enfants qu’il adorait. Il voulait du Propofol pour dormir mais il voulait aussi être surveillé par un médecin en permanence pour être en sécurité.

Ce que White a présenté est de la science de bas étage. C’est triste pour la science et pour la recherche de la vérité. White a constament cherché à blamer MJ. Lorsque sa théorie a été démantelée par Shafer, il en a cherché une autre.



Interrogé par Flanagan, White dit que l’expérience sur les chiens était son idée; Durant le contre interrogatoire, il dit ne pas y avoir pris part et ne pas l’avoir l’étudiée.
White a témoigné que jamais il n’aurait administré de Propofol dans une maison, qu’un oxymètre sans alarme n’a aucun intérêt, qu’il n’aurait jamais laissé un patient seul et qu’il aurait appelé le 911 plus tôt.

White n’a pas travaillé sur les simulations, il n’a fourni aucune information, n’a pas lu l’article scientifique à l’origine des graphiques, et que ce n’est pas un expert en pharmacokynésie. Il n’a fait aucune recherche et aucune étude. Ses théories ont constament changé
Les tubes de la perfusion étaient faciles à cacher. Lorsque Flanagan demande à White s’il a un autre tube pour sa démonstration, White en a sorti un neuf de la poche de sa veste.


L’article de 2002 confirme la théorie de Shafer sur la présence d’une perfusion, et détruit celle de la défense sur l’auto administration.


MJ faisait confiance à CM. Il lui avait confié sa vie. Il l’a payé de sa vie. CM a menti, a trompé, a dissimulé. CM a agit avec négligence, et surtout dans son propre intérêt. Ce n’est pas le comportement d’un médecin. Ses actions ont directement causé la mort d’MJ.
Mais tout ce que l’accusation a besoin de prouver est que CM est un factor important dans la mort d’MJ. Même en acceptant les théories de la défense, CM est toujours responsable.


CM doit être declare coupable d’homicide involontaire, parce qu’il a abandonné son patient.

«La justice demande un verdict de culpabilité”
 
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Ben

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Discours de clôture de la défense - Chernoff


Le discours de Walgren est exactement la raison pour laquelle nous avons des jurés aux Etats Unis. Il a seulement fourni des extraits des témoignages, sans en donner le contexte.
Nous n’avons jamais dit que CM n’avait fait aucune erreur. Mais il ne s’agit pas d’une audience de l’ordre des médecins, ou un procès civil. Pour qu’il y ait crime, l’accusation doit prouver que CM a effectivement tué MJ. L’accusation doit prouver une négligence criminelle, mais aussi qu’un acte particulier a été à l’origine du décès, autrement il n’y a pas de crime.


Nous pensons que CM a trouvé MJ en détresse à midi. La première chose qu’il ait faite a été d’essayer de le réanimer. A 11h51, Sade Anding a reçu un appel de CM. De son témoignage, on sait qu’elle a écouté pendant au moins 2 mn avant de raccrocher. De 11h18 à midi, CM était au téléphone. Si pendant cette période, il avait trouvé MJ, la même chose se serait produite : il aurait lâché le téléphone et aurait tâché de le réanimer. Mais voilà, il ne l’a jamais trouvé à ce moment-là.

Le Propofol est une drogue qui ne fait effet que 10mn. La seule façon d’avoir un effet à long terme est une perfusion.
L’accusation a passé 6 semaines à essayer de prouver une théorie de la perfusion, parce que les preuves indiquent que CM a injecté du propofol en IV avant de quitter la pièce. L’accusation veut que vous condamniez CM pour les actions de MJ.


Alvarez a déclaré avoir du mal à retrouver un emploi fixe depuis la mort d’MJ, et qu’on lui a offert 500 000 $ pour son histoire. Quand il a parlé pour la première fois à la police, la seule chose qu’il a dit avoir fait est appeler le 911. Mais quand il leur reparle en août 2009, il dit qu’il a réconforté les enfants, dissimulé des preuves à la demande de CM. Son histoire devient alors beaucoup plus convaincante et prend de la valeur. Pensez vous réellement qu’Alvarez ne va pas vendre cette histoire dès que le procès sera terminé?

Alvarez dit qu’il a saisi les jambes d’MJ, tandis que CM prenait les épaules; ils l’ont soulevé et mis sur le sol. Alvarez dit que CM lui a dit de prendre la poche de sérum et qu’il y avait une substance laiteuse dans la poche ; mais quand elle a été testée, aucune substance n’y a été trouvée. De plus, les secouristes disent avoir trouvé MJ sur le lit, et non sur le sol.

E. Fleak n’a jamais mentionné avoir trouvé de bouteille de Propofol dans la poche. Cela ne figure pas dans les notes qu’elle n’a pas détruite, et il n’y en a pas de photo non plus. Elle n’en parle que dans son témoignage 18 mois plus tard.

Le détective Smith, dont on sait qu’il est méthodique, a pris des notes sur une petite bouteille de lorazepam avec une poche de perfusion dans un sac trouvé dans la chambre, mais ne souvient pas de poche coupée contenant une bouteille de Propofol. C’est parce que cela n’a jamais existé.


En avril 2011, Alvarez est interrogé par le LAPD, et fait un schéma de la poche de perfusion, ressemblant à celle qui est présente à ce moment. Et c’est là que se solidifie la théorie de l’accusation.


L’accusation a transformé le docteur Shafer en détective; il a exprimé son opinion personnelle sur les évènements comme si c’était la vérité. Shafer n’a jamais eu l’honnêté de dire quand ses compétences ne lui permettaient pas répondre, contrairement au dr White. Le dr White en connait plus sur le Propofol que le dr Shafer en saura jamais. Le dr White a dit la vérité au jury, pour 11 000 $.


Le dr Shafer a présenté des simulations, les unes après les autres, et aucune n’avait de rapport avec le cas, sauf une, et c’est celle que nous lui avons demandé de faire. Il a travaillé à l’envers, de la concentration vers la dose, et il y a un million de solutions possibles.

MJ n’a pas pu mourir de ce que CM dit lui avoir injecté : 25mg en injection, et cela, Shafer l’a reconnu. Est-il un scientifique ou un avocat de l’accusation ?


L’accusation ne peut pas prouver un crime. Nous savons que malgré ce que dit Shafer, MJ a ingéré du Lorazépam. Ce que dit Shafer n’est pas une preuve.

Il existe 2 scénarii possibles : MJ est allé dans la sale de bain et a avalé des cachets; CM n’était pas au courant. S’il s’agisait de n’importe qui d’autre qu’MJ, CM ne serait pas jugé.


Les patients de CM ont voulu venir témoigner devant les caméras pour lui. Des gens qui savent que CM ne pourrait pas négliger une vie, comme l’accusation voudrait vous le faire croire.
Si CM est un tel menteur, pourquoi a-t-il reconnu deavnt le LAPD avoir donné du Propofol à MJ pendant 60 jours?



Il est facile de dire que CM est un mauvais médecin, mais les témoins de l’accusation n’ont jamais été dans sa situation. C’est facile de porter des jugements quand on a peu de compassion et qu’on ne se pose pas de questions sur ses motivations. CM pensait qu’il pouvait aider MJ, il pensait qu’il pouvait l’aider à dormir. CM avait tort, il était un petit poisson dans une grande mare d’eau sale.


CM n’a pas compris pour quelle raison MJ avait l’air mort quand il est revenue dans la chambre. Il a fait ce qu’il devait faire, il s’est occupé de son patient d’abord. On ne peut pas le blamer de ne pas avoir appelé le 911 d’abord.

Il a injecté du Flumazenil, est descend prévenir Kai Chase. C’est Kai qui a demandé à Prince de venir, pas CM.

CM n’a pas fait de massage cardiaque sur le lit, il a placé sa main sous le thorax et fait des compressions avec l’autre. Ce n’est pas une violation des standards de soin. Il y avait un ballonnet de ventilation, on l’a trouvé sur le sol. Chaque chose que CM a faite a été qualifiée de violation des standards de soin par l’accusation.

L’accusation a parlé des enfants de MJ pour provoquer la sympathie; la présence de Nicole Alvarez était inutile. Ils essaient de dépeindre un crime parfait et un méchant parfait, mais cela n’existe pas.


Il est compréhensible que CM ait voulu retourner à Carrolwood puisque sa voiture y était toujours. Il est compréhensible qu’il ait voulu manger. Ce qui n’est pas compréhensible est que CM ait voulu retourner chercher une crème et que MAW ait trouvé cela tellement étrange qu’il ait interdit l’accès à la maison, mais n’en n’ait pas parlé à la police.


MJ subissait un stress énorme, anormal, impossible de la part d’AEG. Donner du Propofol à domicile n’était pas une chose à faire. Mais CM a donné une substance contrôlée, non du démérol, à MJ.


Contrairement à la conmparaison insultante de Steinberg, MJ n’était pas un bébé, qui ne pouvait pas prendre de décision par lui-même, qui ne pouvait pas élever ses enfants. CM devait-il surveiller MJ contament pour le sauver de lui-même ?

Oubliez de qui il s’agit. Si vous devez condamner CM, ne le faites pas parce qu’il s’agit d’MJ. Ce n’est pas de la télé réalité, c’est la réalité, et votre décision affectera une vraie personne et ceux qui l’aiment.
 
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Ben

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Discours de réfutation de l'accusation - Walgren



Ce procès n’a pas lieu parce que MJ est la victime.

La négligence criminelle évidente est d’avoir donné du Propofol, connu pour causer un ralentissement de la respiration, seul, sans aide, sans aucune mesure de précaution ou de sécurité. C’est une comportement bizarre, non éthique, inconscient, jamais vu auparavant, et c’est pour cela que CM est jugé aujourd’hui.

Les patients de CM qui ont témoigné ont bénéficié d’un environnement hospitalier, avec une équipe, des moniteurs et ils ont été soignés pour des problèmes cardiaques. MJ n’a pas eu droit à tout cela. Il a été traité pour de l’insomnie, au sujet de laquelle CM n’a aucune connaissance.
Les patients que nous avons vus ont été traités il y a une dizaine d’années. Mais où sont les patients récents de CM ?


Pauvre CM. Tout le monde est contre lui. La defense a blamé Elissa Fleak, Alberto Alvarez, Shafer, AEG, Randy Phillips, MAW, Kai Chase. Pauvre CM. M. Ruben a dit que CM était triste, mais c’était sur le sort de CM et de personne d’autre

La défense dit que Fleak et Alvarez mentent, que Shafer se prend pour un policier, que Chase n’a pas appelé la sécurité, et s’ils en avait eu le temps, ils auraient blâmé Prince. Tout le monde est en cause, sauf CM.
Si Alvarez voulait mentir, il aurait pu trouver une meilleure histoire qu’une poche de serum avec une bouteille de Propofol à l’intérieur. Ce serait donc une conspiration entre la police, les gardes du corps, et d’autre pour faire de CM un bouc émissaire. Pauvre CM.
Tout dans le traitement de est bizarre. Administrer du Propofol à domicile pendant 60 jours, bizarre. Attendre 20 mn avant d’appeler les secours, bizarre. Mentir aux secouristes et aux urgentistes, bizarre. Rien de tout cela ne correspond avec le comportement d’un médecin compétent, censé faire passer son patient en premier.

La défense blame MJ, que CM a laissé seul. MJ voulait du Propofol pour dormir, mais un seul médecin a accepté de lui en donner. Pauvre CM. MJ est mort. Pauvre CM. Personne ne se met à sa place. Evidemment, car tous les médecins que nous avons entendu ont affirmé qu’ils ne feraient jamais ce qu’a fait CM. Jamais, même les experts de la defense.

Le discours de clôture de la défense ne parle pas du Dr White, car c’est de la science de pacotille. Shafer est venu témoigner gratuitement, et a démontré de manière scientifique comment MJ a pu mourir.

CM avait un devoir légal envers MJ, de lui lui faire bénéficier des standards de soin de base. Si CM n’avait pas quitté la pièce, rien ne serait arrivé. Si CM avait monitoré correctement MJ, rien ne serait arrivé. Si CM avait su comment réanimer correctement un patient, rien ne serait arrivé.
La loi dit que la cause doit être une conséquence naturelle et probable. Si vous administrez du Propofol dans une chambre, une conséquence probable et naturelle peut être la mort. C’est une produit qui ralenti la respiration ; ses effets sont prévisibles comme l’ont dit Shafer et White, en fonction de si le patient est à jeun ou non, des autres médicaments pris, du niveau de déshydratation. Une issue fatale est tout à fait possible et prévisible. Le Dr White a déclaré que s’il avait un patient qui aimait pousser les seringues lui même, il ne le laisserait pas seul.

Si Alvarez avait voulu mentir, il aurait pu inventer de meilleurs mensonges. Il n’avait pas d’animosité envers CM, il le croyait bon médecin jusqu’à la mort d’MJ. Ni lui ni Fleak n’avait de raison de mentir.

Le Dr Shafer a fournir des graphiques et des données à la défense à leur demande. Shafer a dit la vérité.


Il n’y a aucune empreinte d’MJ sur la seringue. Les empreintes d’Alvarez n’étaient pas sur la poche de sérum. Les empreintes de CM snt sur la bouteille de Propofol trouvée dans la poche.


CM a menti à Ortega, Gongaware, Phillips, Jorrie, en leur disant qu’MJ était en bonne santé.
Il a menti dans son email à Bob Taylor au sujet de la santé d’MJ. Il a menti aux secouristes, aux Dr Cooper et Nguyen. Il a menti à Tim Lopez au sujet du Propofol envoyé soit disant à une clinique et non chez Nicole Alvarez. Il a menti quand il a dit avoir insisté pour une autopsie alors qu’il n’y a joué aucun rôle. Il a menti quand il a dit avoir réuni une équipe de travailleurs sociaux pour la famille alors que c’est le protocole à l’hôpital. Il a menti quand il a dit avoir parlé à KJ à l’hôpital. Pauvre CM.

La loi est claire sur le principe de la cause. La théorie de la défense n’y correspond pas. CM dit qu’il savait que MJ était dépendant au Propofol, CM dit qu’MJ aimait appuyer sur les seringues, et CM est celui qui a donné du valium, du midazolam, du Lorazépam, et du Propofol et qui a ensuite abandonné Michael Jackson.

On ne peut pas prouver exactement ce qui s’est passé derrière les portes fermées. Mais le jury sait ce qui se passait chaque nuit, les commandes de Propofol et MJ est mort. C’était une conséquence prévisible et la chose étonnante est que MJ ait survécu aussi longtemps avec ce traitement.


Si CM était si inquiet, pourquoi a-t-il enregistré MJ? C’était censé être une relation basée sur la confiance, et MJ faisait visiblement confiance à CM. CM a acheté le Propofol, l’a administré et a abandonné MJ, il ne l’a pas monitoré, il n’a pas appelé les secours. CM est responsable, non pas parce qu’il s’agit d’MJ, mais parce qu’il a fait preuve de négligence criminelle. CM est un facteur important à l’origine de la mort d’MJ.



Je vous demande de considérer toutes les preuves. Ce qui se passait dans cette chambre n’était rien d’autre qu’une expérimentation pharmaceutique. Il n’y a qu’un verdict possible dans ce cas, et seulement un verdict juste.



Vous devez revenir avec un verdict de culpabilité pour homicide involontaire, basé uniquement sur les actions de CM.
 
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MJsfriend

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Je te remercie pour toutes ces traductions!!! Je suis trop contente et soulagée pour ce verdict: Conrad Murray COUPABLE!!! YEAH!!!
 

Petillantes

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Encore Mille merci pour toutes ces traductions, un travail titanesque pour que nous restions informer en temps réel !!!
BRAVO et ENCORE MERCIIIIII :)
 
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